actualité

Générations de cul pas éduqués

19 juillet 2020

Proclamons ensemble la dernière semaine…
Comme une pas pire crisse de semaine de cul!
Les grandes dénonciations publiques sur les réseaux sociaux.
Parlons-en.

Nous avons marché sur des œufs tous les jours pour ne pas vexer des connaissances.
Avec raison. Il fallait bien trouver le moyen de respirer et de rester de bonne humeur pareil.
Trouver un gros arbre à quelque part L’entourer avec ses bras.
Rouler sa langue 7 fois. La sortir et lécher toute la zénitude de l’écorce.
Se taire.
Faire ce qu’il faut pour retrouver un peu de paix.
Bien franchement. J’ai eu besoin d’air la semaine dernière.
Pourtant.
J’avais fait l’amour avec mon bois de Saint-Mathieu-du-Parc.
Mais quand je suis revenu. J’ai rouvert mon Instagram et la première chose que je vois, c’est un post de #PenelopeMcQuade. Sur une citation ou c’était écrit:

« Sérieusement les gars, vos pénis nous font vivre beaucoup plus d’indifférence et de mal que le plaisir qu’il nous procure parfois »

Trop gros comme affirmation. Je ne commenterai pas ça.
Je pensais le faire en écrivant à #IsabelleBrais, l’épouse de François Legault. Elle voulait entendre ce que les hommes, les princes comme elle les appelait, avaient à dire sur toutes les dénonciations qui « embarquaient » presque tous les hommes dans le même bateau.

Vous comprendrez que je ne m’étendrai pas non plus sur la vision étroite que nous avons du pénis dans la citation publiée par ma chère Penelope.
Mais si j’avais à écrire à l’épouse du premier ministre, j’aimerais bien savoir elle, ce qu’elle pense de cette citation. Et j’en profiterais aussi pour lui dire de faire penser à son mari premier que…
Que c’est pas avec 5 heures d’éducation sexuelle par année à l’élémentaire et 15 heures au secondaire qu’on va apprendre beaucoup de choses sur le pénis.
Et sur le cerveau des hommes qui commande le pénis.
Et sur celui des femmes qui commande leur vagin.
Sur le sexe solo. En duo. A plus! Sur la porno. Sur la baise. Sur « le faire l’amour. »
Sur le nombre normal et physique d’érections hebdos des hommes.
Sur le consentement. Et sur le NON quand c’est NON.
Sur le mordage. Le grainage. Le « repenti-dégrainage »
Sur le cul, le feu de la chair!

Cinq heures pour les petits. Quinze pour les ados!
Quel excitation pédagogique ai-je! Je bande de réussite!

Avec ces courtes et ridicules périodes d’enseignement sur la sexualité au secondaire,
il ne doit pas rester beaucoup de temps, pour parler je suppose,
du plaisir du cunninlingus et de l’extase d’une fellation. Hon!
Des différences entre les pénis- pornos et les pénis normaux!
Entre une baise consentie et une baise pas consentie. Hon! Hon!

15 heures par année! On peut bien être des innocents!

Les dénonciations. Ok!
Nous avons commencé par la queue.
Maintenant. Commençons par le début! Par la tête.
Et le cœur du problème.
Il serait grand temps que l’éducation sexuelle soit considérée à l’école,
comme une matière première pour parfaire l’humanité.
Après tout. Nous sortons tous d’un vagin. Ou du ventre de la femme.
Y’a matière à réfléchir pour une couple d’heures juste là-dessus!
Le sexe. La matière première qui fait que nous sommes en vie!
Nous apprenons à écrire.
Nous apprenons à compter.
Et nous n’apprenons pas à se toucher. Se concevoir. Baiser et se respecter.
Et nous n’apprenons pas les règles et les valeurs fondamentales des plaisirs sexuels, des jeux sensuelles et érotiques chez l’homme et la femme.

Il est où le problème vous pensez?

Les gars. Les filles. Nous avons manqué d’éducation.
Tous. Pas juste ma génération. Les autres avant. Les suivantes.
Et celle des milléniaux aussi.
Et tous les ceusses… Hon! Qui ont les yeux sur la porno des internets.
Hon! Hon! Hon!

Écoutons-nous ces jours-ci.
Des filles en ont plein le cul. Et avec raison!
Il y a de nombreux arriérés sexuels parmi nous. Et des dangereux aussi.
Oui les gars. Les populaires aussi.
Oui les graineux pas de classe surtout!
Constat.
15 heures par année Isabelle pour construire la sexualité des princes?
15 heures par année Penelope pour décortiquer le pénis des hommes… qui fait plus de mal que de bien!

Si ça ne change pas, nous resterons des attardés.
Pour longtemps à part ça…
Nous demeurerons des générations de cul pas éduquées!

actualité

On est pas des anges personne

11 juillet 2020

Ça c’est l’ange de madame Solange. Une ex! Elle est demeurée avec nous quelques mois. Pas plus. La maladie l’a grugée pour de bon et elle a dû nous quitter madame Solange. En partant, elle nous a demandés de prendre soin de son angelet. Bon! Un spécimen non genré au goût de l’époque! Depuis. Le chérubin quétaine et décapé des cheveux, je le sors à chaque année et je l’assoie sur le bout du tremplin de notre vieille piscine de 50 ans! Une vieille creusée qui fait encore la job! Elle a quelques pertes. Mais en vieillissant , c’est aussi normal ça 😉. Autant chez les hommes que chez les femmes. Des pertes!
Cela dit
Il fait 40o chez-moi. Chaud et humide.
Et je me baigne avec le bébé archange de madame Solange. Et je me trouve chanceux de l’avoir entre mes jambes pour continuer de protéger l’appareil de « mon hommerie ». Les effets de l’appareil qui font virer parfois…des hommes en prédateur. Et qui font tant de mal actuellement à des femmes qui en dévoilent les lourds secrets sur les réseaux sociaux.
C’est dur à lire.
Mais on est pas des anges personne…

Humain Humain

La page 250

14 juin 2020

Il y a des moments dans la vie qui sont plus marquants que d’autres… Comme le lancement d’un premier roman…Et c’est ce qui s’est produit dans ma vie cette semaine. Je vous en parle.
Mercredi le 10 juin 2020.
Je me souviendrai longtemps de cette fois. Quand j’étais dans mon salon sur la rue principale de mon village. Assis sur le vieux banc de piano dans l’histoire du roman. Oui le banc de la demande en mariage d’Oscar à Rita. Là pour annoncer sur ma page FACEBOOK la sortie officielle de mon premier roman avec les éditions Librex.
Le Dernier Je t’aime.

La pandémie historique que nous traversons nous a obligés à recréer les choses. À repenser nos manières de faire. À s’adresser à des gens que nous ne voyons pas mais qui sont au bout de leurs appareils pour nous regarder et nous entendre. C’est ce que j’ai fait ce soir-là. Je parlais tout seul dans mon salon. Ma langue dérapait aussi. Moi qui aime le public. Le public m’alimente et m’allume. Il fallait oublier ça. Alors je me suis imaginé un public. Pour y arriver, j’ai décidé de bricoler des humains en chaînes avec des feuilles de papier blanc. Puis en découpant mes invités en papier, je me suis rendu compte que je bricolais juste en blanc. Toujours en blanc. Je découpais tout ça devant la télévision qui jouait et qui montrait les images des funérailles de George Floyd, tué à Minneapolis par un policier blanc qui l’a étouffé avec son genoux.
Conséquences d’un racisme qui poignarde toujours l’humanité. Notre humanité.

Puis.
Je relisais une ligne de mon roman à la page 250…Ou je parlais de Martin Luther King et de sa mort survenue deux mois avant celle de Rita. En avril 1968. Et je me disais en bricolant…
Crime! Ca fait 52 ans de ça et nous en sommes encore en train de se battre en plein jour et de bafouer notre semblable parce que sa peau est de la couleur du ciel qui fait briller les étoiles. Et je sacre encore. Je suis désolé.
C’est là que j’ai décidé d’arrêter de bricoler en blanc et de découper en noir.
J’ai déposé sur la queue de mon piano des humains en papier noir et des humains en papier blanc. Vous-autres. Je collais des blancs avec des noirs. Et je me suis promis de ne plus jamais bricoler dans ma tête, des humains avec seulement le papier blanc. Il est grand temps de se bricoler un monde en blanc et en noir et d’apprendre à se recréer!

Et je vous imagine encore dans ma tête pour recréer le monde…

Maintenant. Permettez-moi, une toute dernière fois, promis! De vous repartager ma vidéo de lancement pour remercier, cette fois-là, les équipes de FYVE MÉDIA et SHOP STUDIO. Et de tout coeur les artistes et les artisans de cette exceptionnelle production pour recréer un lancement de livre.
Les images. La musique. La voix de Roxanne…Tout!

Vidéo de lancement du roman de Daniel O Brouillette. Le Dernier Je t’aime


Je regarde ça.
C’est tout simplement tendre et admirablement beau…
Merci Yan ,Nathalie, Roxane, Vincent et Yannick.

Je vous aime.
Et ce n’est pas le dernier je t’aime que je vous écris…

actualité Humain

Le Dernier Je t’aime

7 juin 2020

Un premier roman pour Daniel Brouillette

François Houde

FRANÇOIS HOUDE. Le NouvellisteTROIS-RIVIÈRES —

Daniel Brouillette est bien connu pour ses implications dans la région et également son long parcours dans les médias tant en Mauricie qu’à l’extérieur. Le retrouver aujourd’hui comme écrivain pour un premier roman intitulé Le dernier je t’aimepeut être une surprise pour certains mais pour d’autres qui le connaissent bien, une suite logique de son parcours.

L’ouvrage est un roman à forte teneur autobiographique puisque le Narcissois y raconte les dix-huit mois de la maladie puis le décès de sa propre mère en 1969 alors que lui n’avait que 9 ans. Les souvenirs, souvent douloureux mais également lumineux, sont évoqués à travers le regard de l’enfant qu’il était. Derrière l’histoire d’amour familial se dessine également la vie typique d’un village mauricien d’il y a plus d’un demi siècle.

C’est un livre qui a occupé le nouveau-venu en littérature pendant quatre ans avec une dernière année plus intense pour donner au récit sa forme ultime qu’il présentera à partir du 10 juin, date officielle du lancement. 

«J’ai appris à écrire, clame modestement Daniel Brouillette, en travaillant notamment étroitement avec Christiane Asselin chez Libre Expression. Je ne suis pas un connaisseur des mots, bien que je prenne grand plaisir à ciseler les phrases, mais je voulais que mon roman fasse appel aux cinq sens du lecteur. Je voulais que ça sente, que ça goûte, qu’on voit les couleurs.»

Il a entrepris de raconter cette histoire pour son propre plaisir. «Tant de gens m’ont parlé de ma mère à travers les années et comme elle est décédée alors que j’étais bien jeune, mes souvenirs n’étaient pas toujours très nets. Je suis parti d’anecdotes que m’ont raconté de ses proches, de mes propres souvenirs et j’en ai inventé une partie tout en restant conforme à ce que je savais de la réalité. Tout n’est pas vrai mais tout n’est pas faux. J’ai romancé les choses pour offrir un récit intéressant et cohérent. Je me suis habité à neuf ans et j’ai emprunté les yeux et le cœur de ma mère, également.»

D’où vient cette volonté de raconter tout ça aujourd’hui, alors qu’il vient de passer le cap de la soixantaine? «Ma mère est morte jeune, au milieu de la quarantaine et quand j’ai passé cet âge moi-même, j’ai beaucoup pensé à elle; les sept enfants qu’elle a laissés derrière, sa souffrance qui a marqué ma mémoire mais aussi l’amour de mes parents l’un pour l’autre. J’ai eu envie de raconter tout ça parce que j’avais là une histoire riche et que j’ai toujours eu envie d’écrire; j’ai même rédigé un roman que je n’ai jamais publié dans ma vingtaine.»

Il offre dans ce bouquin l’image d’un autre siècle qui apparaît carrément comme un autre monde avec une médecine nettement moins outillée pour affronter le cancer, si terrible déjà que le seul mot était tabou sur la côte du Troisième Rang à Saint-Narcisse. Profondément attaché à son village natal qu’il habite toujours, Daniel Brouillette dessine les contours de la ruralité des années 60 avec bienveillance. 

Le récit des souffrances maternelles que la science d’alors était impuissante à atténuer fait forcément réfléchir à la pertinence de l’aide médicale à mourir désormais accessible. C’est un sujet que Daniel Brouillette a senti le besoin d’affronter dans son livre. «Ma mère disait vouloir mourir dans ses derniers temps tellement la souffrance était grande. Je me suis évidemment posé la question à savoir si elle aurait demandé l’aide médicale à mourir. Pendant la rédaction du roman, mon beau-frère, lui, l’a demandée. Ça a nourri ma réflexion et en écrivant, il est devenu très clair que je voulais aborder cette question.»

«Il n’a jamais été question d’écrire simplement un roman pour divertir. Je voulais qu’il contienne une réflexion sociale, que les gens soient interpellés sur des questions qui nous concernent tous. Est-ce que, moralement, la souffrance terrible qu’a été celle de ma mère était nécessaire?»

Questionné à savoir si tisonner des souvenirs, parfois douloureux, a pu lui permettre de faire la paix avec certains aspects de son enfance, Daniel Brouillette hésite. «Est-ce que ça m’a permis de régler des choses? Je dirais que oui. Quand j’ai écrit sur les derniers moments de ma mère, j’ai vraiment plongé dans des souvenirs douloureux et j’ai pleuré ma vie. L’objectif n’était pas de faire pleurer les gens mais personnellement, en toute honnêteté, je ne pouvais pas ne pas affronter cette peine de front. Je n’ai pas encore mesuré tout ce que ça m’a apporté profondément, mais ça m’a fait du bien.»

Dans Le dernier je t’aime, la peine n’est jamais esseulée. Elle a pour compagne ses contreparties, pas forcément nommées mais indubitablement présentes : l’amour filial, celui d’un couple, la bienveillance de tout un village, les réjouissances traditionnelles, la musique, omniprésente. «J’aime explorer aussi bien l’extrêmement doux que l’extrêmement dur, dit l’auteur. L’un ne va pas sans l’autre, je pense.»

«C’est vrai que je m’aventure à des endroits en sachant que ça pourrait écorcher des gens mais je veux être fidèle à moi-même. Je n’ai pas écrit un roman pour le plaisir éphémère de lire une histoire oubliée une fois le livre fermé. Je me suis mis à la place du lecteur pour offrir un roman que j’aurais aimé lire.» 

Dans les circonstances que nous ne connaissons que trop bien, Le dernier je t’aime connaîtra un lancement hors normes. C’est sur la page Facebook de Daniel Brouillette qu’on pourra y assister le mercredi 10 juin à 19 h alors qu’il présentera en direct des extraits de son bouquin accompagnés de chansons puisque la musique est un élément de la vie de la famille qu’il décrit. 

Le bouquin sera disponible dans toutes les librairies de même qu’en ligne sur leslibraires.ca d’où chacun pourra le commander par l’intermédiaire de la librairie de son choix. 

Certains s’étonneront de voir que le livre est identifié à Daniel O. Brouillette. C’est simplement qu’un autre Daniel Brouillette est un auteur jeunesse bien établi et que le Narcissois voulait éviter la confusion. Pourquoi O? O comme Oscar, le prénom de son père. Les liens du sang sont indélébiles chez les Brouillette.

actualité Humain

Dix milles

27 mai 2020

On cherche 10 000 personnes qui savent aimer tout ça!

Chapitre 1

Nous cherchons 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires! On va changer le titre et redéfinir un peu la tâche. Ca. C’est une bonne nouvelle en maudit.
Salaire annuelle: 47 000$ par année.
Ca aussi c’est une bonne nouvelle! C’est un salaire qui a pas mal plus d’allure et valorisant. Avec tous les avantages de l’Etat.

Chapitre 2

Maintenant pour faire ce métier…
Il faut aimer les gens. Il faut aimer les personnes âgées. Il faut aimer la fragilité et la vulnérabilité. Il faut savoir qu’il faut laver des prothèses dentaires, essuyer des fesses, torcher des culs. Il faut s’attendre à essuyer des bouches qui bavent. Des nez qui morvent. Il faut savoir qu’il faut laver. Sous les plis. Sous le scrotum. Dans la vulve.
Changer des culottes souillés.
Essuyer des cacas de grandes personnes par terre. Du pipi collé sur les jambes. Vomis. Change et rechange encore…
Ensuite.
IL faut savoir aimer. Savoir parler. Savoir écouter. Et savoir patienter…Répéter. Savoir répéter. Savoir aimer encore…
Savoir donner. Savoir se donner…Rire.
Savoir accompagner. Savoir voir la mort. Savoir que c’est la vie.
Et tout ça. Ça n’a pas de prix.
Si vous répondez aux critères du chapitre 2.
Vous pouvez passer au chapitre 1. Appliquez!
C’est un des plus valorisants et plus grands métiers humains du monde!

Il faut savoir aimer et RESPECTER LA VIE HUMAINE jusqu’au dernier chapitre de la vie…

Humain

Le dernier Poinsettia

1 mai 2020

LE DERNIER POINSETTIA DE MADAME ALMA

Madame Alma est décédée hier.
C’est comme ça chez-nous. La vie de nos « beaux vieux » nous surprend. La plus petite de nos résidantes est partie! On ne s’attendait pas à ça. Si vite!
Mais c’est comme ça chez-nous.
Pas de Covid, mais la vie poursuit son œuvre.
Depuis cinq jours, la frêle Alma de 91 ans ne filait pas. L’infirmière lui avait rendu visite dans la journée. Son médecin l’avait appelée. Son moral n’était pas à son meilleur. La mine plus triste aussi depuis le début de la pandémie. Moins d’appétit. Santé fragile. Nous pensons bien qu’une partie de son coeur s’est noyée dans l’ennui. Avant la terrible crise que nous traversons, son frère Welly, venait voir sa grande sœur tous les soirs. Et tous les soirs d’été, comme ça, près de ses géraniums au bout de galerie, ils jasaient, tous les deux, de leur vie dans le temps… Dans le beau temps de la famille Parent au bas de la grande ligne du village.
L’après midi, avant son départ, Claire a demandé à Welly de rendre visite à sa sœur. Pressentiment humanitaire! Lui, loin d’elle sur la galerie. Elle. Loin de lui dans son appartement. Claire a été témoin de leur dernière fois.
Welly est tellement heureux de ça. Au bout du fil, il pleurait. Mais il pleurait heureux d’avoir eu la chance de voir sa sœur adorée, la journée de sa mort. De la chance oui. C’est de la chance de nos jours de voir quelqu’un qu’on aime avant qu’il meurt. Dans ce temps ou c’est rare de mourir en tenant la main de quelqu’un qu’on aime…

C’était juste avant le repas.
Madame Alma s’est affaissée dans les bras de Claire. On m’a appelé pour les aider à relever la petite femme et la porter dans son lit. En attendant que l’ambulance arrive et que Claire termine de servir le repas à nos « beaux vieux », je suis resté près d’elle. J’ai étendu sa doudou sur elle et je lui parlais . Sa bouche s’entrouvrait à peine pour me dire quelques mots inaudibles. Sa respiration devenait de plus en plus difficile. Je lui tenais la main et j’effleurais son poignet pour sentir son pouls. Son coeur battait faiblement. Sur mon gant bleu je sentais la peau froide de sa main. Et la mort qui s’approchait hypocritement…
Je lui parlais. Je la rassurais.
Je lui parlais encore… Lui dire qu’on allait prendre soin d’elle. Je lui disais de se détendre… De prendre le temps qu’il faut pour respirer la paix. Ah oui! Que nous allions s’occuper de sa plante de Noel. Parce que madame Alma, c’est la seule de la maison qui pouvait sauver un Poinsettia de Noel après sa floraison.
Ses yeux et son regard plongeaient dans l’incertain. Le visage épuisé, Madame Alma préparait sa sortie… Depuis quelques jours, elle sentait venir ce départ. Mais on la retenait! La pandémie lui faisait si peur. Elle avait informé son médecin qu’elle ne voulait pas d’acharnement. Nous le savions. Jusqu’à l’arrivée des ambulanciers imposants dans leurs habits de Covid, la douceur d’une fin de vie flottait dans la dernière chambre du fond. Claire réconfortait SA madame Alma.

J’ai défait les boucles de ses souliers blancs.
Je les ai retirés de ses pieds.
Et j’ai placé les souliers de madame Alma
près de son Poinsettia à la fenêtre.
Maintenant, pour nous les Poinsettias ,
ils seront les fleurs de madame Alma.

Tendresse à la famille Parent.
À ses proches du bas de la grande ligne.
À ses amis de la résidence .

Pour toi Claire

actualité Humain

Mon ras-le-bol

15 avril 2020

Ce soir, on dirait que j’en ai ras-le-bol de voir aller tout ça.
De voir qu’il faut encore tirer après les oreilles de uns et des autres pour qu’ils aillent aider des gens qui n’en peuvent plus dans les CHSLD. Et les vieux meurent. Et des vieux ont peur…
Mon bol est plein. Et j’ai peur aussi que le poison entre chez-nous.
Avant que les « calisse et les tabarnak » se promènent trop sur ma langue dans ce temps-là, je cherche un sens à mes mots. À mes maux. Et j’écris.
En premier , j’ai cherché l’expression; « en avoir ras-le -bol! »
Et je suis arrivé ensuite sur le mot « bol ». J’ai atterri sur l’art des bols japonais. Je ne connaissais pas ça. Mes cours d’histoire de l’art sont loin ces jours-ci.
Au XVe siècle, un chef de guerre casse son bol préféré en buvant son thé. Le bol est retourné en Chine pour être réparé, mais le bol est revenu mal rafistolé. Alors le chef japonais demande à ses artisans de réparer le bol de manière plus artistique. C’est un peu là qu’est né l’art des bols japonais qui consiste à recoller les morceaux en soudant les jointures avec de la poudre d’or. On appelle ça l’art du kintsugi. Et la philosophie derrière ça c’est que, le bol devient plus beau. Plus solide. Plus précieux qu’avant le choc. Mettons que la crise sanitaire que nous vivons présentement, ressemble pas mal à un bol. Il vient de vivre un méchant choc.
Nous sommes une société cassée.
Demain ou je ne sais pas quand encore,
on va devoir ramasser les morceaux des pots cassés.
Un par un.
Réparer. Souder. Avec soin.
Après s’être distancés pour les bonnes raisons.
Va bien falloir se recoller avec le coeur.
Et saupoudrer sur nos blessures de la poudre d’or.
Mais le plus merveilleux dans mon ras-le-bol.
En fouillant plus loin, je suis arrivé sur la chanson de Peter Mayer
Japeneeze Bowl.
J’ai regardé ça.
J’ai mis du sens à mon ras le bol.
Et je me suis mis à rêver la beauté de nos fissures.
Écoutez…mon ras-le-bol.

« Je ne suis plus ce que j’étais…
J’ai des fissures que vous pouvez voir. Voyez comme elles brillent d’or »

Humain

Dernière lettre à mon vieux

14 avril 2020

Comme ça mon vieux, t’as décidé d’arrêter.
Assez c’est assez. Je t’entends le dire.
Aujourd’hui lorsqu’on t’a apporté tes médicaments, tu as dit non. C’est terminé. La semaine passée je pensais bien que les racines de la vie s’entortillaient après toi. Tu étais sorti des soins palliatifs. Pis une nuit mon vieux toryeu, tu t’es levé. Mais je le sais pourquoi? T’as jamais été capable de te laisser aller dans ta culotte. Je peux te comprendre. Trop faible comme de raison. T’es tombé et puis tu t’es fait bien mal. C’était le coup fatal! Et là ce soir, t’es alité depuis 3 jours, dans une chambre spéciale. Et tu as décidé de dormir là jusqu’au bout de ta vie. Aux soins palliatifs du CHSLD de mon village. Un bon CHSLD celui-là.
Avec du monde que tu connais en plus. Du monde de ton village natal, Saint-Stanislas qui travaille là.
Ca doit être bon de s’endormir pour tout le temps avec du monde qu’on connaît. Je te dis que c’est pas tout le monde qui a cette chance-la ces jours-ci.
Si tu savais mon beau vieux…

Maintenant. Dans ton dernier lit, tu dors là avec comme seul bonheur pour soulager ton corps, tes doses de morphine. Ca fait que , comme on ne peut pas aller te voir à cause du maudit virus, j’ai décidé ce soir,de t’écrire un mot comme dans
« Au clair de la lune, mon ami Pierrot… ». De t’écrire une dernière lettre pendant que tu peux encore entendre notre amitié que ta fille va lire pour nous.
Imagine mon beau vieux que je te chante, Au clair de la lune. Je le sais que tu vas trouver ça drôle. Je te vois encore rire quand je niaisais au piano! Je suis toujours bien pas pour te chanter Le Rapide Blanc; ma version adulte!:-)

Oui c’est ça. Je me suis dit que j’allais t’écrire avant que tu te renfermes pour de bon dans le corridor du grand départ. Je me suis dit qu’il vaut mieux entendre l’amour quand on a les oreilles qui marchent. Et le coeur encore battant. Je me suis dit que tu serais content de savoir que tu as été pour nous un homme d’exception. Un grand résident qui comprenait notre entreprise dans les temps difficiles que nous vivons. Et qui appréciait ce qu’on faisait pour lui et pour les autres. Et ça mon beau vieux, tu sais pas comment , ça faisait du bien à Claire quand tu lui disais, le soir aux médicaments, combien tu la trouvais patiente pis aimante avec tout le monde dans la maison.
Ca faisait du bien dans notre équipe un homme comme toi.
T’avais peur que le maudit virus se faufile dans notre maison. Et un matin, tu nous as demandé la permission de mourir dans notre résidence si jamais… C’était le matin ou ton médecin t’a appelé pour te demander si on allait te réanimer si le virus t’attaquait. Tu as dit non…Et je me souviens quand tu m’a répété ça, les yeux dans l’eau.
Tu venais d’appeler ta femme pour lui dire aussi.
Depuis ce jour-là, épuisé dans tout ton corps, tu t’es laissé aller mon beau vieux.
On respecte ça. Oui on respecte ça un homme comme toi.

Ce soir, avant de me coucher, j’ai décidé de t’écrire cette dernière lettre mon grand bonhomme.
Pour te dire toute notre amitié avant de fermer les yeux dans ton dernier silence. Et déposer dans le creux de tes oreilles toute la tendresse que nous avons pour toi.
Et te le dire pendant que tu es toujours là.
Ce qui est important mon vieux, c’est pas de savoir quand est-ce que tu vas mourir?
Un jour. Tout le monde meurt mon beau vieux.
Et ces temps-ci, la mort en attrape plusieurs comme toi!

NON
Ce qui est important pour nous dans cette lettre,
c’est que tu entendes notre amour.
Et que tu le saches éternellement, pour
le reste de TES JOURS mon beau vieux.

DORS bien…
Nous t’aimons.

Claire et Daniel.
La villa Saint-Narcisse.

Jacques Veillette est présentement aux soins palliatifs du CHSLD Saint-Narcisse.
Il demeurait avec nous depuis novembre 2019

Humain

Salut mon vieux

9 avril 2020

Quand j’ai pris mon café avec toi ce matin,
je me doutais bien que c’était la dernière fois qu’on se voyait ici dans la maison.
Les derniers jours ont été difficiles pour toi mon vieux.
La dernière nuit chez-nous a été un enfer aussi.
Tes reins te jouaient des tours. Tu cherchais ton souffle.
Et t’avais peur aussi que le virus vienne bouffer le petit peu de bon qui leurs restait.
Mais c’est pas le virus! C’est ton corps bien usé qui suivait plus.
T’étais un peu fatigué ces derniers temps.
Quand j’ai pris mon café avec toi ce matin, je t’ai donné une bouchée de pain. Un peu de force parce que tu n’avais pas faim. Tu m’as demandé de boire un peu de café. Je tenais ta tasse tellement tu étais faible.
T’étais bien silencieux mon vieux, quand j’ai pris mon café avec toi.
Claire m’avait demandé de t’accompagner
parce qu’elle se doutait bien que
tu ne coucherais pas avec nous ce soir…
Et ta famille si aimante, ne pouvait pas venir te voir.
C’était ton dernier matin dans notre résidence. J’étais triste de ça.
Parce que j’aimais ça jasé avec toi. T’étais de notre temps !
Je le sais mon vieux.
La journée n’a pas été facile pour toi. Trop longue.
Les yeux fermés dans les médicaments qui t’engourdissaient.
Je t’ai vu partir avec l’ambulance tantôt. J’étais là quand ils
t’ont soutenu pour te coucher sur la civière.
Hier en discutant avec le petit peu de paroles
qui te restait dans ton souffle court,
tu me disais que tu étais au bout de tes forces.
Je te trouvais triste quand tu me disais ça.
Je sentais que tu n’avais plus le goût de te battre.
Je t’ai dit mon vieux . Si tu pars. Si tu nous quittes.
Je te demande juste une chose…
De partir la tête haute.
Tu mérites pas de partir triste toi. Oh non!
Quand tu t’es couché sur la civière tantôt.
Avant de partir pour occuper une chambre
à l’aile palliative du CHSLD du village,
je t’ai salué. Tu t’es levé la tête mon vieux.
Et tu m’as soufflé un petit salut au bout des lèvres.
Je t’ai dit: « Ça va bien aller »
Et t’es parti en roulant sur la galerie…
C’est tout ce que je voulais mon vieux!
Que tu partes pas la tête en bas.
Mais la tête en haut!
Avec un ciel bleu au-dessus toi.

Ah oui! L’autre jour, tu m’as montré une photo de toi quand tu étais jeune.
C’était le temps ou les gens affichaient leur jeunesse sur Facebook!
Tiens mon vieux des 90 hivers!
Tu seras sur Facebook dans mes amis…pour toujours!

Passe une bonne nuit…
Et pars quand tu veux!
Ou reviens si tu peux.
Si je pleure. Ben oui

Je t’aime
Salut mon vieux!

(Mon vieux, est actuellement aux soins palliatifs)

DES NOUVELLES DE MON VIEUX
Je vous dirai pas tout… Mais pour une raison bien spéciale,
mon vieux s’est réveillé ce matin. Mieux qu’hier…
C’est l’effet de Pâques ou quoi ?
Cette nuit, y’a un ange qui l’a accompagné. Toute la nuit!
Elle avec! Elle lui a parlé dans la face.
Je vous dirai pas tout encore…
Mais je vais lui dire que vous pensez à lui.
Et qu’il y a plein de monde qui l’aime. Mon vieux!
Y vous a peut-être tous ressenti.
Même s’il ne veut pas d’acharnement pour rester en vie!
Ce matin le vieux, y’a mangé une banane. Y’a avalé du gruau et bu son café!
Ca doit l’effet de Pâques qui fait ça!
Christ!
Mon vieux est en train de ressusciter!
Vive les vieux de Pâques!

Son nom: Jacques Veillette, Saint-Stanislas.

actualité Humain

LES OUTARDES 2020

3 avril 2020

 

Les outardes 2020 sont de retour dans le ciel.
y’en reviennent pas de voir le silence d’en bas!
Y comprennent pas non plus que l’air d’en haut soit si pur.
Le monde a déjà changé.
Les outardes sont de retour dans le ciel.
L’autre jour au-dessus des parcs. Et des grandes rues.
Elles ne savaient plus ou donner
de la tête pour ne pas nous chier dessus.
Tellement y’avait de monde qui avait repris le goût de l’air!

Elles n’en revenaient pas les outardes.
De voir des gens qui se promenaient à deux bras des autres.
Comme des soldats qui respectaient les consignes.
Si elles s’en doutaient les outardes?

Peut-être!

Tu imagines. T’es une outarde dans la file.
Tu regardes en bas toi.
Et tu vois ceux-là qui se foutaient du confinement.
Et qui sortaient sans scrupule.
C’est assez pour qu’une outarde fasse un tête à cul dans le ciel!
Et que l’autre en avant fasse pareil.
Têtes à culs.
Un carambolage d’outardes en plein ciel.
De voir les têtes heureuses en bas!

« Allez les outardes!  Filez! Et déféquez en masse  sur eux-autres pour 
qu’ils rentrent à l’maison au plus  maudit, 
les derniers « petits pas fins »

La différence entre nous-autres et les outardes.
C’est que nous-autres, on marche pas toujours pour vivre la solidarité.
Ah ces jours-ci, nous sommes beaux à voir.
On sort. On marche un peu.
Pour pas virer fou tout seul. À deux.
À trois. Ou à quatre!
On marche pour oublier notre peur. Et dans le fond,
pour camoufler notre peur de l’attraper.
Pas pour mourir…
Parce que c’est juste les « vieux vieux » qui meurent!

La différence entre nous-autres et les outardes.
Les outardes elles! Elles supportent les plus âgées.
Quand elles volent ensemble! C’est pour vivre.
Et survivre! Les plus jeunes comme les plus vieilles.
Quand elles fendent le ciel,
C’est pour aller plus loin.
Elles se supportent les unes les autres.
Si nous nous étions inspirés plus vite de la leçon des outardes
dans cette pandémie.
Nous aurions compris qu’il valait mieux rester le plus possible à la maison
au lieu de faire des files inutiles sur les trottoirs et dans les magasins,
quand ce n’était pas nécessaire.
Si nous avions imité la sagesse des outardes,
nous aurions appris qu’il valait mieux,
rester dans le nord de notre maison quand on revenait du sud…
Et attendre que le sud se réchauffe pour sortir!

Imitons les outardes la prochaine fois
et ça bien aller!
À moins que la prochaine fois…
Il ne reste plus rien que des outardes.

actualité

Lettre au PM Francois Legault

1 avril 2020

Monsieur le premier ministre,

Pas besoin de vous rappeler aujourd’hui toute l’admiration
que le peuple québécois vous porte présentement.
Merci à vous.
À votre solide ministre de la santé et à l’extraordinaire docteur
Arruda qui nous rassure à chaque jour avec son indéfectible confiance d’y arriver.
Sans oublier sa fougue aimante pour aplatir cette damnée courbe en se lavant les mains et en suivant ses consignes à la lettre.
Nous sommes propriétaires d’une petite résidence pour personnes âgées.
Aujourd’hui en regardant votre point de presse,
nous apprenons que plus de 500 résidences pour ainés au Québec sont infectées de la Covid19. Le chiffre nous ébranle.
Nous connaissons tous maintenant la vitesse à laquelle ce virus fou voyage.
Parce qu’encore trop de gens ne prennent pas au sérieux le confinement.
L’arme humaine la plus solide que nous possédons présentement pour combattre l’ennemi invisible.
Nous étions heureux aujourd’hui d’apprendre que nous limiterons le nombre du personnel de la santé ou travailleurs
qui entrent avec tant de dévouement dans nos résidences. C’est un souhait que nous avions formulé à la ministre des ainés, il y a deux semaines. Merci. Ça et le port des masques quand obligatoirement pour des soins, le personnel doit s’approcher de la personne âgée.

Maintenant.
Devant l’ampleur de cette tragédie dans nos résidences, serait-il possible de penser à
étendre le test du CoronaVirus à tous les ainés du Québec qui demeurent présentement en résidence?
À eux qui peuvent en mourir. Et à tout le personnel qui gravitent autour de cette clientèle très vulnérable au virus.
Question de tracer une ligne claire actuellement et prendre ensuite, toutes les mesures qu’il faut pendant qu’il est encore temps.

Nous comprenons bien la complexité d’un tel processus.
Mais. Il est plus qu’urgent de trouver un moyen pour stopper l’hémorragie virale qui s’est déjà trop infiltrée
sournoisement dans des résidences pour aînés au Québec .

Merci encore pour tout.
Nous sommes chanceux que vous soyez là.
Et nous sommes AVEC VOUS et votre équipe monsieur le premier ministre.

Bien à vous,

Claire Bédard
Daniel Brouillette
Propriétaires Villa Saint-Narcisse
Résidence pour ainés autonomes et semi-autonomes.

actualité

DEUX LOUPS

28 mars 2020

ELLE, c’est la maman de Sylvie avec qui j’ai été l’école. J’ai du fun avec elle!
Dans l’autre appart, c’est la maman de la plus grande amie de Claire.
Une femme fière et gentille.
Là bas au bout, ce sont mes deux charmantes tantes.
Une chanteuse et une coquette.
La première s’est beaucoup occupée de moi après le décès de ma mère.
Le beau sourire, c’est la maman de Nicole qui était dans ma classe.
La plus courageuse de toutes ici.
Elle, c’est la voisine de Claire depuis qu’elle est toute petite.
La vieille centenaire.
Les amoureux, ce sont des gens qui nous connaissaient bien.
Le charmeur , c’est l’oncle d’un ami et d’une fille
avec qui j’ai fait mon secondaire.
Il voulait qu’on en prenne soin de son oncle,
comme nous avions pris soin de leur maman.
Y’a tué 27 orignaux dans sa vie « le mononcle »
Ah oui! Elle, c’est la montréalaise.
Son fils réside dans le paroisse et il voulait qu’elle soit près de lui.
Aujourd’hui , Claire c’est comme son ange!
Et la petite nouvelle qui est de l’autre côté de notre mur
qui sépare la résidence à notre maison,
c’est la bachelière qui nous a choisit!
Je l’appelle par son prénom la jeune !
Ca sonne comme de l’amitié pour elle.
La plus petite avec ses perruches,
c’est la maman d’un gars qui était dans la même année de Claire.
C’est l’éplucheuse en chef pour les patates!
La douce. C’est la maman d’un tel que je connais bien.
Du bon monde d’ici.
Et lui avec son chapeau, c’est le camionneur.
Son nom de camionneur c’était « carrosse ».
Le petit homme de 95, c’est le sucrier du jardin. Le liseur.
Il est parti de Montréal pour venir vivre avec nous-autres.
Pas loin, la délicate. C’est la tante de notre cuisinière.
Lui dans sa chaise. Un gars smart.
C’était le propriétaire du bar et du club quand j’étais jeune.
Puis avec son bolide sur la galerie,
c’est la courseuse quand elle était jeune.
Son gars nous connaissait bien aussi.
Et les deux dernières dans les chaises berçantes,
leurs familles voulaient que leurs mamans vivent chez-nous.
Voilà.
Nous formons une grande famille. Nous connaissons bien notre monde.
Tous les soirs quand la journée tombe,
Claire salue tous nos résidents. Un par un.
Pour les médicaments ou pour savoir si tout va bien..
Si je vous raconte tout ca ce soir, ce n’est pas pour vous émouvoir.
C’est pour vous dire que ces temps-ci,
nous sommes comme deux « body Gard »
qui veulent protéger comme deux loups, leur famille de vieux.
Nous sommes secondés d’une équipe de 4 employés.
Et des services infirmiers de notre milieu.
Nous sommes choyés .

Mais y’a des fois ou nous avons la chienne.
Oui la chienne!
Que cette maudite bibitte à ventouses nous attrape.
Et qu’elle rentre chez-nous la tueuse.
NOUS VOUS SUPPLIONS de respecter, sans bluffer,
les consignes de confinement pour ne pas
que le virus fatal atteigne les résidences de personnes âgées comme la nôtre.
La semaine sera dur. Ce sera la pire.
Il faudra être sur nos gardes.
Nous regardons les nouvelles comme vous. Eux-aussi.
On essaie de dormir. Du mieux qu’on peut.
On les rassurent. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On se distance. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On les aiment . Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On répète. On explique à nos Roses de mémoire…
Le pourquoi du comment. Du mieux qu’on peut.
Avec patience. Je vous jure. Avec des respirations aussi…

Dans notre maison pour vieux heureux,
nous dormons tous les soirs avec 20 fleurs fragiles
posées sur un arc en ciel.
Nous sommes tous responsables de « nos vieux ».
Des fois la peur nous égratigne le ventre.
Mais si vous nous aidez, en restant chez-vous,
on va la gagner la guerre.
Parce que c’est une guerre qu’on vit.
Et l’ennemi est sournois.
Il peut te sauter dans la face. Et tu le sais pas.

Ne vous inquiétez pas.
Ça va bien.
Aujourd’hui j’ai garoché des balles de neige
aux vieux sur de la musique de Plume!
Je m’en vais me coucher en pensant à ça.
Je vais m’endormir là-dessus…
En espérant que…
Ça va encore… bien aller demain

LES DEUX LOUPS

Humain

Le Dernier Je t’aime

28 mars 2020

Un jour, je vais raconter ça.
C’est l’histoire d’un gars qui n’avait jamais écrit un livre.
Il prévoyait la grande annonce de la sortie de son livre , le jour de sa fête.
Avec sa maison d’édition, LIBREX et son éditrice Nadine Lauzon
Tout était prévu pour que le roman du gars sorte en librairie
deux jours après la Pâques d’un printemps malade.
Pis.
Tout le monde est rentré dans leur maison pour se protéger.
Entre la fin d’un hiver de glace.
Et un printemps tant désiré sur le seuil de la porte.
Un virus sournois et meurtrier a complètement chaviré la vie du monde entier.
Dans ce printemps-là, ou pour s’aimer, il fallait s’éloigner des uns et des autres.
Ne pas se toucher.
Et rester dans les maisons pour ne pas propager
les gouttelettes du monstre qui pouvaient tuer des gens.
Sans pitié.
Et des gens vulnérables comme les « beaux vieux »
qu’ils gardaient , lui et sa femme,
dans leur maison sur la rue principale de leur village.

Quand il a écrit ça. C’était le jour de son anniversaire.
Le virus avec ses gouttelettes vicieuses tournaillait
toujours autour de tout le monde. Ca faisait peur.
Et y’a des grands qui écoutaient pas.
Il fallait se laver les mains 100 fois par jour.
Se distancer. Et crémer notre peau gercée.
La peur et la confiance avaient les couleurs de l’arc-en-ciel.
Et la solidarité faisait battre des cœurs malgré tout.
Oui. Quand il a écrit ça le jour de son 61e printemps,
il présentait pour la première fois
la page couverture de son roman de 275 pages.
Il a raconté que cette aventure littéraire avait été pour lui,
un de ses plus grands accomplissements personnel.
Enfin.
Un jour quand la vie reprendra. La Vie pas comme avant.
Dans un livre, si ça vous tente, vous lirez cette histoire d’un petit garçon de 9 ans
qui raconte avec la plume de l’auteur, les derniers mois de la vie de sa maman malade à 45 ans.
Un récit sensible. Tissé et romancé à partir des souvenirs de ce jeune garçon
et des confidences de sa famille et de gens de son village. Inspiré dans ce premier roman,
d’une des plus histoires histoire d’amour qu’il a connue, avec en filigrane
la dignité d’une fin de vie à une époque ou l’aide médicale à mourir n’existait pas.

Un jour quand la vie reprendra. La vie pas comme avant…
Il vous reparlera de son roman. Et de sa sortie.

Le Dernier Je t’aime

Humain

Rose Patience

22 mars 2020

Mère de toutes les vertus, la patience.
Le virus va mettre à l’épreuve notre patience.
Dans nos maisons avec les enfants, notre patience.
Avec les grands enfants aussi. Les adolescents.
La patience avec nos parents. Nos grands-parents…
Et nous-autres, les parents de nos enfants.
Avec soi-même la patience.
Et la patience d’endurer notre corps habitué à virer en fou.
Il faudra vivre dans la tolérance.
Le virus nous oblige à réapprendre à vivre avec soi.
Le confinement nous invite à l’introspection aussi.
À quelque chose qui ressemble au gros lâcher prise
de son nombril.
Le virus va nous apprendre à user de patience.
La patience avec Rose.
Rose et sa mémoire qui glisse lentement.
Mais elle ignore Rose,
que sa mémoire glisse dans ses pertes cognitives
Elle commence à répéter Rose.
À oublier la dernière conversation sur la pandémie.
Alors il faudra s’armer de patience pour nos Roses…
-Non! On ne peut sortir pour aller à la pharmacie Rose.
Il y a comme un mauvais virus qui peut s’attaquer à nous-autres.
Tu sais. On en parle beaucoup aux nouvelles. Tu regardais ça tantôt dans le journal.
C’est pour ça Rose que nous ne pouvons sortir de la maison.
-Ben voyons! Es-tu certain de ça?
Ca vient d’où ce virus-la?Je le sais pas Rose. De quelque part…
Mais on va prendre soin de toi Rose.
T’en fais pas ma belle Rose…
On va aller l’acheter ta crème pour qu’elles soient belles et douces tes mains!
-Ah ben, je savais pas ça. Sais tu si c’est tout le monde?
-Oui c’est tout le monde comme ça Rose.
-Mon gars es-tu au courant de ça tu penses?
-Ah oui! Il est bien au courant.
Tout le monde reste à la maison ces jours-ci.
-Mais voyons donc toi! Pourquoi? Mais…Ca va être pour longtemps tu penses? Et c’est quoi ce virus-là?
-Je sais pas. C’est comme une grosse grippe . Mais celle-là, elle est plus forte que la grippe ordinaire.
C’est pour ça qu’il faut faire attention Rose. Il faut se laver les mains souvent.
C’est le secret Rose pour ne pas se transmettre le virus.
Se laver les mains très souvent. Ah ben moi, je me lave les mains…J’ai du bon savon.
-Oui Rose, faut pas oublier de se laver les mains avec ton bon savon.
-Mais ça là,est-ce que ca va durer longtemps tu penses?
-Au moins deux ou trois semaines…ou peut-être plus. Je le sais pas trop encore. Mais inquiète toi pas Rose. On est là.
-Mais veux-tu ben me dire pourquoi, on ne peut pas aller à l ‘messe?
-Ben…parce qu’il y a un gros virus qui se promène et qui se propage. Et on ne veut pas que tu l’attrapes Rose…
Toi et les autres ici.
-Je savais pas ça. Depuis quand? Ah bon! Mon gars es-tu au courant de ça? Mais qu’il vienne ce soir,
je vais lui dire de faire attention…
-Même lui Rose, il ne peut pas venir ici. Il fait attention. On veut pas que le virus se propage partout et entre
dans notre maison et qu’il se faufile sur nous-autres. Tu comprends Rose!
-Ah ben, je savais pas ça. T’as bien fait de m’avertir. Mais c’est depuis quand ça?
Je vais aller appeler mon gars pour lui dire de faire attention.
-Oui Rose fais ça. On se revoit tantôt.
La monte de Marguerite ne fonctionne plus. Je vais aller changer sa pile…

Le virus va nous apprendre à tous, le ROSE PATIENCE.

Humain Humain

Le Dernier Je t’aime pour 2020

2 janvier 2020

Ce que je me souviendrai de la prochaine année 2020,
c’est que dans son printemps ,
la maison d’édition Libre Expression va présenter mon premier roman.
Grâce à la précieuse collaboration de mon éditrice Nadine Lauzon et
toute l’équipe de Johanne Guay chez Librex, « Le Dernier Je t’aime « paraitra en 2020.
Ce sera. Et je le pense bien, un des mes plus grands accomplissements!
Je vous remercie de m’avoir dit que c’était possible.
Vous êtes beaucoup à avoir soufflé dans mes ailes! Comme le vent de l’âme de Christiane Asselin ma correctrice et celui qui venait du coeur,
de la très littéraire Patricia Powers
L’histoire.
Le calvaire de la souffrance d’une maman de 44 ans,
entre dans la maison sur le haut d’une côte et n’en sortira jamais.
C’est la survie des 18 derniers mois de Rita que je vais raconter à travers les yeux d’un enfant de 9 ans. Je le fais à travers ses yeux à lui.
Et dans sa tête, à elle, où je me suis faufilé. En silence.
Je vous le dis. Des fois ça brasse. Des fois ça chante.
Des fois ça fait trop mal.
Mais je crois que c’est tragiquement beau et humain aussi!
En attendant de se rencontrer dans mon livre…
Je vous souhaite en 2020, de regarder chaque jour comme une page blanche
sur laquelle vous pouvez écrire quelque chose de bon et de positif.
D’essayer même si parfois c’est difficile.
Je nous souhaite.
D’apprendre à faire rire notre âme.
D’apprendre à nos yeux à voir l’âme du monde.
Le monde en a besoin pour s’ouvrir aux autres.
Pour 2020, je vous souhaite la santé dans chacune des pages de votre année.
La santé! C’est l’affaire la plus importante et la santé c’est DU BONHEUR.
Justement! Je vous souhaite d’arrêter de chercher le bonheur.
C’est fatigant et ça mène nul part!
Enfin…En 2020.
Je vous souhaite de dire « je t’aime « plus souvent;
à vos parents, vos amis, vos amours. À quelqu’un qui en a besoin aussi.
On ne sait jamais quand on le dit pour la dernière fois…
Le Dernier Je t’aime!

Bonne année!

Photo Laurence Labat

actualité Humain

Pleurer les préposés

10 novembre 2019

Que le gouvernement Legault recule sur sa politique de l’immigration bâclée, c’est une bien bonne affaire. On pourrait en revenir un peu, mais on aime ça écorcher les politiciens qui reculent! Et quand ils ne reculent pas, ils sont des « pas de coeur ».Quand ils tiennent tête, ce sont des insensibles. Et quand ils reculent, ce sont des poules pas de tête. Mais quand je vois les députés du parti libéral avec Pierre Arcand baver sa jouissance sur « le reculons »de la CAQ en implorant que le premier ministre dégomme le petit Simon. Je me dis…Eux-autres les Libéraux de mon grand-père Joseph mort en 1952. Quand ils ont usé, pendant trop longtemps, leur fond de culotte sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Avec Gaétan Barette et sa déforme. Quand ils ont massacré le système de santé des québécois avec leurs coupures hypocrites. Quand les préposés aux bénéficiaires pleuraient parce qu’ils étaient au bout de leur rouleau. Qui les a écoutés quand ils étaient à bout de souffle? Silence radio.
Ni les libéraux . Ni personne s’occupent d’eux encore.
Cette semaine, le gouvernement Legault paradait une mise à niveau économique. Un surplus de 4 milliards! Un surplus qui vient des coupures et de l’austérité des libéraux. Faut le faire pareil. Non mais. Il faut être fait fort pour regarder des politiciens se gargariser avec « le reculons »des autres!
Et les autres se pavaner avec le surplus nauséabond de l’autre!
Oui. On a tous eu le coeur gros cette semaine, devant ces jeunes immigrants qui pleuraient à l’assemblée nationale. Gabriel de Solidaire, était triste aussi.
Mais lui, il jouait sa game politique! J’hais ça.
De la peine et le coeur gros.
J’ai bien hâte aussi qu’on aient le coeur aussi gros et qu’on pleurent pour les préposés aux bénéficiaires qui torchent notre monde à 12 et 15$ de l’heure. Qui lavent, quand ils leur restent un peu de temps, des prothèses dentaires bourrées de fromage jaune et d’œufs du matin à des bénéficiaires démunis et en perte cognitive. Encore plus de filles que de gars, qui se désâment dans les hôpitaux, dans les CHSLD, dans les maisons pour âinés ou les endroits pour déficience intellectuelle.
Ces gens-là essuient la merde d’une épidémie de gastro.
Ramassent du vomis à 15$ pendant qu’un commis à la SAQ ou à la SQDC gagne 20 à 25$ de l’heure. Le chroniqueur-comptable Pierre Yves Mc Sween, a dénoncé ça cette semaine à la radio de Patrick Lagacé. Il a raison en ta! Que les commis gagnent 20-25$ l’heure, on a rien contre ça. C’est juste pas juste pour les préposés. Et ça. Ça devrait nous faire brailler à l’assemblée nationale! Mais non… On attend que notre tour arrive et que notre caca sèche dans le fond de notre culotte. Ca fait que… Ceux qui se réjouissent du reculons des autres, vous pourriez peut être vous retenir un peu. Mettre les freins sur vos « habitudes oppositoires » À votre place, j’aurais assez honte. Si je suis rarement d’accord avec la députée Catherine Dorion et ses accoutrements, là-dessus, je suis avec elle quand elle dit que son bout de cuisse ou son ouaté, c’est bien peu au coté de la « putasse »corruption des dernières années sous le règne des libéraux .
Fermez-vous les libéraux et surtout lui, Gaétan Barrette…
Chut! Au lieu de reculer, c’est bien pire, il a écrasé du monde…
Je pleure les préposés.

actualité Humain

Le Saint-Elie-de-Bernadette à Fred

13 octobre 2019

Dans La Presse Plus de samedi dernier, la chroniqueure Isabelle Hachey a signé un excellent papier pour illustrer la bisbille qui se passe à Saint-Elie; le village de Fred Pellerin .
Elle a emprunté un style de parlure à la « Fred Pel »
pour imager l’invraisemblable qui se passe
dans le bled du conteur le plus populaire au pays.
Je poursuis dans sa pensée…


Un Fred ça. C’est comme un lingot d’or trouvé dans une place.
C’est rare comme de la marde de pape!
Quand t’as « ça » dans ton village. Tu y fais gros gros attention.
Ben oui. On le sait ben qu’il y a deux côtés à une médaille.
Mais quand su’ un bord de la médaille , t’as la tite face à lunette à Fred.
Eh ben mon cher monsieur.
Tu fais pas exprès pour chier sur le bord de la face!
Tu fais avec les petits travers de la belle tite-face .
Et avec ses amanchures d’artiste compliquées des fois.
Ben oui des artistes. C’est comme ça. Et c’est beau de même.
Les grands artistes, c’est fait d’émotions, de mystérieux et d’enchantements.
Des fois leur sensibilité égratigne leur humeur.
Mais c’est fait comme ça un artiste.
Et quand ils sont géants comme « le Fred »,
les artistes ça peut tomber dans le silence pour ne pas se faire trop de peine non plus.
Si tu comprends pas ça. Ou si t’acceptes pas ça. Scram de là!
Attache-toi les pattes aux fesses.
Ben serrées avec de la broche à clôt, et scram plus vite encore!
Sinon, tu vas faire péter au frette le beau Saint-Elie de notre Mauricie!
Essaie pas de faire ton fin finaud en tricotant toutes sortes de raisons.
De toute manière, sans le Fred International, tu n’aurais eu rien à nous expliquer.
Parce qu’on en parlerait même pas
comme on parle aujourd’hui, de ton Saint- Elie de Caxton
Sans le Fred original et ses contes purs comme une eau de roches,
les paparmanes bourgeonneraient même pas dans l’arbre de ton village réinventé.


Et tu sais que c’est rare de nos jours
des villages réinventés comme le nouveau Saint-Elie
dans le canton de Maskinongé.
La solidarité ca pousse pas dans les arbres! Je te le dis.
Sans le Fred. Les lutins dormiraient pas mal juste
dans leur boite en carton en attendant que Noël arrive.
Sans le Fred. Saint- Elie s’enorgueillirais pas mal juste de
son beau calvaire sur la butte du village.
Mais là Saint-Elie est pas mal juste « en calvaire »
Parce qu’on vient d’échauder le Petit Prince de la place.
Ça sent le « pas d’allure » à plein nez.
Ça sent la petite politique de village d’esprit de clocher !
Ça sent le caca de politiciens déguisés en petits lutins!
Quand on a un Fred dans un village, on apprend à vivre avec cette rareté là!
Et c’est pas tout le monde qui peut comprendre ça de la rareté humaine de même.
Ca fait que. Il faut y faire ben ben attention.
Et si t’as pas appris le langage de l’âme
avec les mots du cœurs que ça prend pour échanger et jaser avec « un Fred ».
Fais autre chose de plus utile dans la place.
Mais dirige la pas la place! Scram une troisième fois!
Et laisse les sensibles comme lui se rassembler ensemble pour continuer à créer et faire du merveilleux dans la paroisse .
Pis toi! Scram une 4e fois. Sois utile dans ce que t’es bon.
Honore Saint-Elie!

On ne veut plus savoir si tu as raison.
On ne veut plus savoir qui a raison?
Ca va servir à quoi d’avoir raison? À qui hein?
La seule affaire raisonnable là-dedans,
c’est de rendre « le Fred » heureux.
Heureux et libre dans le Saint-Élie de sa «
légendée grand-mère Bernadette »
Et c’est pas un fou « le Fred »!
Comme on dit par chez-nous,
y va s’amancher pour que ça reparte cette affaire-là.
Parce qu’il le sait bien le Fred.
C’est un artiste le Fred à sa grand-mère.
Autrefois la rassembleuse!
C’est un rassembleur lui itou.
Tout ce qui veut,
c’est que le Saint-Elie-de-son -coeur, survivre à lui- même!
Mais pour ça,
il faut lui laisser raconter amoureusement
la suite de l’histoire!
Avec tout son monde. Et son monde imaginaire.
Pas l’écœurer. L’écouter baswell!
Et c’est le meilleur au monde pour inventer
l’après du Saint-Elie-de-Bernadette à Fred.

Et pis toi. Comme ça se chante dans le Rapide Blanc.
« Sacre-donc ton camp ben hardiment… »

actualité Humain

Un petit tour en campagne

3 octobre 2019

Andree Scheer a des bien petites chances d’être élu premier ministre du Canada. Nous savons tous maintenant qu’il est catho-pro-vie-straight-! Quand même, on va saluer l’effort qu’il a fait pour apprendre le français en si peu de temps! Et arrêtons de le ridiculiser avec des mots mal prononcés. Comme « mûrir » en voulant dire « mourir ». Canou pour dire canot. C’est méprisant quand on rit de lui pour ça. Après son « coming out» sur sa position contre l’avortement, on n’entendra plus sa cassette plate. Son charisme? Il est resté dans son cordon ombilical.
Avec lui. Pour visiter les campagnes de l’Alberta, ce serait un bon guide!

Jagmeet Singh avec ses jolis turbans qui illuminent son visage barbu. On sait qu’il ne sera pas premier ministre du pays le 22 octobre prochain. Lui-aussi, il a appris le français. Il se débrouille vraiment bien. Sa sincérité et sa différence ont quelque chose d’attachant. Sauf quand il dit: Dégueulasse!
Quand même, c’est avec lui qu’on voudrait boire un latté dans un petit café de campagne.

Yves-Francois Blanchet! Lui. Il ne sera jamais premier ministre du Canada! S’il est élu le 21 octobre prochain, on dira de lui par exemple, qu’il a ressuscité le bloc québécois! Parce que… Bien franchement, après le passage de « Martine s’en va à l’abattoir », nous pensions bien que le parti de Lucien Bouchard était mort et enterré. Yves-Francois Blanchet étonne quand même! On pourrait peut-être lui trouver un look plus contemporain. Et un style moins prof. Intéressant le gars.Avec lui, on irait voir un show d’Eric Lapointe; première rangée! Et dans la loge après!

Justin Trudeau. On peut affirmer qu’il a l’allure d’un mannequin. Élancé. Élégant. Il est beau le gars! Pro-choix, féministe, l’homme aux deux milliards d’arbres et ex-prof de théâtre aimant les déguisements, risque bien d’arriver le premier. Élu comme premier ministre et former »pas aussi fort » le prochain gouvernement ! On ne peut pas dire qu’il est le plus brillant des chefs, mais son charisme écrase complètement celui de son adversaire conservateur. Son plus proche rival.
Avec Justin, on ferait du théâtre. Du canot , de la boxe!! Du jogging dans un rang de campagne !

Elisabeth May. On ne la connaît pas beaucoup . Mais à Tout le monde en parle l’autre soir, la fille nous paraissait sympathique. Disons que sa présence au débat de TVA aurait été nécessaire; surtout quand les 5 gars ont parlé d’avortement ensemble! Avec elle, une grande marche pour prendre l’air pur dans la forêt mixte d’une campagne canadienne.

Maxime Bernier. Y’a juste sur ses pancartes qu’on peut lire qu’il est « populaire »
Avec Max! Faire un petit tour dans La Beauce; à la recherche de ses amis. On roule en chantant « la P’tite Julie des Colocs » qui joue dans une radio régionale.On se rappelle de Julie Couillard! Wo! Wo! Wo! Dans les campagnes de la Beauce.

Pis on revient tout seul…dans la campagne.

actualité Humain

La fonte de Trump

24 septembre 2019

Donald Trump s’est exprimé cet après-midi à la tribune de l’ONU.
Durant son discours, le président a affirmé que « les États-Unis sont, de loin,
le pays le plus puissant de la Terre ».
Quel gros nombril crotté et narcissique ça prend pour dire ça!
Dans cette période ou nous nous questionnons
tant sur le sort de notre planète.
Ou nous aurions tant besoin d’un puissant inspirant.
Lui. Il n’a rien d’autre à dire qu’il est le plus gros!
Savez -vous ce qui est le plus nuisible pour la planète actuellement?
Plus que les gaz à effet de serre.
Dans l’ordre, c’est le président #Trump.
C’est l’homme qui dirige le pays le plus puissant de la terre!
Un homme froid! Un gros bloc de glace.
Aux émotions bourrées de pesticides.
Il se lave le cul avec les larmes de Gretta!
C’est dommage que Trump ne soit pas un grand glacier…
Ce serait la seule chose positive dans l’inarrêtable grande fonte!
Qu’il fonde…au plus sacrant dans l’environnement politique.
Ça s’appelle la destitution présentement.

actualité

La fille en désespoir

23 septembre 2019

Nous vivons actuellement une forme d’écoanxiété grandissante.
Le sort de la planète nous angoisse. Avec raison je crois.
À des niveaux différents.
Et la jeune fille qui pleure aux nouvelles, c’est assez troublant à regarder.
Est-ce qu’une grande personne dans la salle « du monde entier »
aurait pu se lever pour la consoler et la prendre dans ses bras?
Surtout quand on a peur!
Surtout quand le fond de nos yeux ressemblent à la fin
d’un tremblement de terre de magnitude 9.
Une fin du monde.
Qu’est-ce que vous direz ce soir à vos enfants
qui regarderont la jeune fille en rose qui pleure à la télévision?
Qu’est-ce que vous répondrez à votre jeune ado
quand il vous demandera, pourquoi elle pleure f
De quoi elle a peur Greta?
Je ne connais pas vos réponses.
Mais pour la jeune fille, elles sont catastrophiques les réponses.
La question que je me pose maintenant. Et je fais juste la poser…
Je suis conscient de l’urgence.
Et des changements qu’il faudra s’imposer pour sauver la planète.
Et qu’il faudra marcher vendredi.
Calmement j’espère.

Question

Jusqu’où il faut laisser une personne
avoir peur et trembler comme ça devant le monde entier?
Y’a pas juste la planète qui ne va pas bien, nos enfants aussi!
Nous les laissons pleurer.
Et pire encore. On ne les consolent même pas!
Et nous montrons ce désespoir à toute la jeunesse du monde entier!
La désespérance de la jeunesse.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1313102/changements-climatiques-sommet-climat-onu-thunberg-guterres

Culture Humain

La fleur et les bottines

17 septembre 2019

Gala des prix Gémeaux!
La fleur et les bottines!

Je vais écrire quelque chose qui ne fera pas l’affaire de tout le monde.
Je cordais du bois et je réfléchissais à ça…
À la petite fleur blanche de dimanche.
L’autre soir, on célébrait en grand nos comédiens, nos producteurs et toute la belle famille de notre télévisuelle québécoise au gala des Prix Gémeaux. Les smokings. Les pantalons plus courts et beaux discours. Les beaux souliers . Les belles bottines. ET les grandes robes vaporeuses avec la petite fleur comme une rose, épinglée dessus. Symbole raffiné pour célébrer le meilleur du contenu de chez nous et pour rendre hommage à nos créateurs. C’était beau la fleur. C’était beau les émotions! J’étais bien content d’entendre Fabienne Larouche nous dire qu’il va falloir se battre fort pour garder des productions de qualité au Québec. Elle a parfaitement raison. Maintenant qu’on a arboré la petite fleur Est-ce qu’on pourrait se calmer et arrêter de faire trop souvent la promotion de toutes les productions de NETFLIX? Sujet de conversations « In » dans nos chaumières. Pas juste chez le public et le monde ordinaire. Mais souvent chez les comédiens, les artistes, et animateurs de nos médias qui ne cessent de nous vanter la qualité de ces produits-là. « Si t’es pas abonné à Netflix, t’es vraiment reculé par le tonnerre de nos jours. Aye Dan! »
OK les comédiens et animateurs !
OK encore, vous me direz qu’on peut regarder ce qu’on veut. C’est vrai.
On peut écouter ce qu’on veut aussi. La musique qu’on veut.
Tout ce qu’on veut qui n’est pas d’ici.
Je cordais du bois et je me disais…
Un beau jour, on ne se regardera plus à force de dire que les autres sont meilleurs que nous-autres. On regardera juste les autres. Les plus forts qu’on dit.
À force de ne pas exprimer notre culture parce qu’on a peur que ça fasse trop politique! On finit par paraître petit.
Si le gala des Prix Gémeaux était une paire de babines, il faudrait maintenant que les artistes chaussent les bottines!
Et qu’ils nous fassent porter leur petite fleur de dimanche !
Sur le coeur.
Les artistes ont le DEVOIR de faire refleurir la culture d’ICI.
D’en parler de notre différence. De notre langue .
Et sans gène. Avec la force qu’il faut.
Si ce n’est pas les artistes qui doivent le faire, qui va le faire?
Comme un Cirque du Soleil…
Nous sommes capables du plus grand au monde.
Oui la fleur! Oui les babines de gala.
Maintenant chaussez vos bottines!
Notre culture manque d’amour.
Recommencez à la frencher . Ça presse!
C’est le meilleur de NOUS-AUTRES qu’on laisse aux autres.
Bon…
Je vais retourner corder mon bois!
« Je suis…..de bois d’érable… »
Claude Gauthierhttps://youtu.be/5fteSJsbvgQ

Humain Humain

Mourir de vie

13 septembre 2019

Le jugement de la Cour supérieure du Québec, rendu mercredi, a élargi l’aide médicale à mourir.  La rendant accessible à un plus grand nombre de personnes; plus précisément aux personnes atteintes de maladies  dégénératives comme madameGladu et monsieur Truchon.« Cela va ouvrir les portes du paradis à tous ceux et celles qui souffrent comme moi.» Ce sont les mots de Jean Truchon à la suite du jugement.

Je ne sais pas vous-autres, mais je trouve que la vie est plus belle quand on la traite comme ça.  Et je trouve ces deux humains-là tout simplement merveilleux.Ils ont quelque chose de plus que nous. Plus que moi en tout cas. Et j’espère que les politiciens de la prochaine campagne électorale ne s’embarqueront pas dans un débat de fin de vie avec ce jugement-là. Je n’ose même pas penser qu’on ira en appel avec ce jugement.

MAIS

Aux nouvelles hier, la député libérale, Christine St-Pierre se questionnait. Il ne faudraitpas que ce jugement soit une manière de: « vider les CHSLD et les centres pour personnes âgées »Oh la la! C’est un gros verbe ça. « VIDER. »Mon coeur de propriétaire d’une résidence a fait un grand tour!  C’est correct de se poser des questions.  C’est vrai qu’il faut éviter les dérapes.Mais le verbe « VIDER » dans tout ça, eh ben, il n’était pas nécessaire! Je vais m’arrêter ici pour ne pas trop vider ma pensée. 

Cela dit.

La loi n’oblige personne à demander l’aide médicale à mourir. La loi fait juste dire que tu pourrais te libérer de ton corps ;si ton corps t’empoisonne dans une inconcevable et increvable existence pour le restant de tes jours. Comme madame Gladu et monsieur Truchon.  Et c’est juste toi qui peut demander l’aide médicale à mourir. Y’a personne qui va passer sur un tapis roulant  dans le passage d’un centre d’accueil. Tomber dans un trou au bout. Pour vider la place! 

Est-ce qu’on peut s’entendre sur une chose?

Pour mourir, il faut vivre avant tout. Nous ne sommes pas nés pour attendre la mort. Mais quand ton corps est un cercueil… Et qu’un jour, ta tête est embaumée dans une inconscience totale. Entre mourir de mort ou mourir de vie? Je ne parle pas de mourir EN vie.  

Alors je préfère …« mourir de vie » Que mourir en mort! 

« Mourir  de vie! »*

* Citation du philosophe Grec Héraclite- 480 ans avant JC.

Culture

De la musique à mes yeux

31 août 2019

Touché! 

On m’a appris que je suis en nomination dans la catégorie Directeur des programmes de l’année au prochain rendez-vous des Rencontres de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo. L’ADISQ.  Au cours de ma carrière, j’ai remporté ce prix trois fois. Encore une fois, je ne remercierai jamais assez les artisans, les artistes et les collègues de travail qui m’ont fait grandir dans ce métier palpitant et quelques fois angoissant aussi . Souvenirs tatoués de mes belles années au réseau Rythme FM avec une équipe inoubliable. De mon passage à CKOI qui aura été plus court que je l’aurais voulu, mais il faut croire en notre destin.  

À la suite des choses. Faut se laisser inspirer…

En recevant cette nomination aujourd’hui, j’ai pensé que cela pourrait  être une occasion toute spéciale pour remercier sincèrement les représentants de l’industrie  pour leur complicité à faire grandir ensemble,   la culture musicale francophone.  Cette culture franco-musicale- québécoise que j’ai toujours eue à coeur.  

Dans mon métier de directeur des programmes, j’ai toujours voulu garder et sauvegarder…une place importante aux artiste québécois. À leur musique. À la place que la radio francophone et québécoise devait et doit leurs accorder. 

Même si des fois , je savais que j’étais à contre-courant, je persistais! 

Je ne vous apprends rien en vous disant que la survie de la musique franco-québécoise est fragile dans nos radios comme dans nos télés.   La musique est facile d’accès. On peut  écouter ce qu’on veut.  Ou l’on veut.  Comme on peut lire ce qu’on veut; ou l’on veut, d’où la crise actuelle que traverse les médias!  Notre culture traversera ça également.   Réalistement, notre culture chambranle dans tout ça. Un jour  ou l’autre, nous  serons bien condamnés  à faire des choix si l’on veut que la musique franco et les artistes québécois continuent d’écrire notre langue.  Composer et chanter ce que nous sommes.  Et le choix de la diffuser convenablement. 

En terminant. 

Le nominé que je suis, veut saluer Lilianne Randall la première directrice à me montrer les chemins de la musique.  Une femme d’une force exceptionnelle.  Son successeur, Etienne Grégoire, l’actuel directeur musical de Rythme FM poursuit avec brio l’œuvre. Ensuite! Je veux absolument saluer le génie musical de Guy Brouillard. Lui. Je l’ai côtoyé quelques mois seulement. Bien trop court! Il a été pendant 40 ans directeur musical de CKOI.  Oui! On lui doit beaucoup!  Il a cru en la musique franco-québécoise.  La plus rude et douce parfois. Celle qui nous ressemble aussi.

Sans oublier l’émergente musique qui trace des genres et des voies. Et puis. Son  successeur; Eric Martel avec qui j’ai eu le plus grand bonheur de vivre mes derniers meetings musicaux.  Le gars de coeur pour qui la musique franco n’est pas seconde. Voilà. Je prends cette nomination simplement  pour dire MERCI à la musique.  Merci aux artistes. 

Aux représentants de l’industrie.  À l’ADISQ. 

Mais surtout pour féliciter tous les autres nominés qui connaissent l’importance d’accorder une place essentielle à notre culture musicale francophone pour qu’elle puisse exprimer notre identité. Demain et après demain. Nos auteurs et nos compositeurs ont besoin de vous! Dans le contexte actuel, la diffusion de notre musique est en danger. Notre musique a besoin d’amour! Vous le savez!

Je vous souhaite la meilleure des chances

MERCI! Vous êtes de la musique à mes oreilles! À mes yeux…

actualité

Volcan médiatique

27 août 2019

On dirait qu’un météorite vient de tomber sur le volcan médiatique du Québec. Depuis que Capitales Médias s’est placé sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers, le volcan médiatique crache son magma d’inquiétudes sur « un chieux de temps. Avec raison. En pleine commission parlementaire présentement à Québec, les geysers de lave fusent de partout. Est-ce que c’est moi qui n’était pas sur cette planète ou bien, il y a quelque chose que je ne saisis pas du tout. Depuis les 10 dernières années ou j’ai œuvré dans l’ère de la transformation des médias vers le web, j’ai bien vu que le volcan INTERNET était en feu et que nous étions assis dessus! Me semble qu’on voyait flamber ça de partout hein? Les tisons revolaient! Les budgets publicitaires chutaient. Les salles de nouvelles en région se vidaient. Je le sais. J’étais là. On se faisait brûler d’aplomb! J’ai même entendu des dirigeants d’entreprises dire que ça allait passer. D’autres ont essayé de contourner solidement les réseaux sociaux; pensant qu’ils pouvaient éviter ça « cette folie-là ». Condamnant même son monde qui s’en servait comme moyen de production ou d’attraction pour une nouvelle audience. Au lieu de s’en accaparer quand c’était le temps et prendre le taureau par les cornes, on a cru que nos vieilles méthodes allaient tenir la route. On a « brettés » trop longtemps! Pendant ce temps-là, le monstre en feu a fait des petits. Le papier journal brûlait. Et ce n’est qu’une question de temps pour les autres médias qui regardent flamber le volcan sans réagir pour de bon! Oui il faut se demander comment on va arrêter ça? Mais il faut surtout écouter les jeunes qui peuvent nous aider à répondre à cette question très complexe et très existentielle. La meilleure du jour que j’ai entendue. Toujours selon des gens de mon âge dans les fauteuils de l’Assemblée Nationale à Québec. Écoutez-la bien celle-là: Il faudrait, selon lui ou eux, que le gouvernement cesse d’annoncer sur Internet et qu’il achète de la pub dans les journaux. Ben oui! Les jeunes ont assez hâte de voir une pub du Ministère de l’Education du Québec sur du papier journal! Ils ne se peuvent plus! Ils accourent au Journal de Montréal, au Soleil de Québec pour s’abonner et sauver des emplois! File d’attente comme à la SQDC! Buzz à l’encre cannabis sur le trottoir!
Ils s’arrachent le publisac sur les trottoirs! Voyons!
Le volcan a brûlé le papier! C’est comme ça! Faut penser autrement.
Et la députée-poète Catherine Dorion, hier, qui rajoute son petit grain de ciel…
Oui ciel. C’est plus poétique!


« Moi les grandes entreprises de presse, j’y tiens pas, mais les travailleurs, les artisans, les producteurs de contenus, tous ces gens-là doivent survivre au Québec sinon, on est foutus! «

Moi je veux bien, mais…
Décortiquons. Prenons la phrase de la députée-poète
et essayons de réaliser la deuxième partie de la phrase de Catherine
si la première n’est pas importante pour elle. Ouf!
Mais qui va les payer les créateurs de contenu? Qui?
La fumée du volcan!


Chante Vigneault ! Chante encore Gilles Vigneault!
Les gens de mon pays
Ce sont gens de paroles
Et gens de causerie
Qui parlent pour s’entendre…
« Je vous entends rêver
Douce comme rivière
Je vous entends claquer
Comme voile du large
Je vous entends gronder
Comme chute en montagne
Je vous entends rouler
Comme baril de poudre »

Et moi je vous entends parler
le volcan médiatique !

(Ah oui…nouvelle d’importance dans le volcan: Dès le 12 novembre, Disney arrive chez-nous. 9$ par mois au lieu de 17$ pour Netflix! Est-ce que Justin est au bout de la ligne avec Disney pour faire des affaires?…Ou il regarde le volcan lui-avec!

Photo: Elijah O’Donell

actualité

Pas de pub, pas de moulin

19 août 2019

Le groupe Capital Media est sur le bord de la faillite.
Surpris? Pas tant que ça moi. Triste en maudit par exemple.
Et ce n’est pas juste Internet et tout le tralala, les grands responsables de tout ça.
Comment voulez-vous que nos entreprises privées dans le monde médiatique passent au travers de tout ça? Je n’ai pas mon MBA, mais quand on crache trop sur ceux qui paient, ça nous revient vite dans la face! Depuis 10 ans disons, nous « excommunions » avec intensité, la publicité dans nos journaux, dans nos télés et dans nos radios.
Combien de fois, je l’ai entendu celle-là?
Et des fois avec des grands airs de frais vomis: « Moi la pub, ça me répugne. Je n’aime pas ça. Alors j’enregistre tout et je te saute tout ça! Je n’aime pas la pub; me dit-elle avec son sac à main, Louis Vuitton acheté sur Amazone».
Vrai! On a sanctifié l’arrivée d’un Netflix sans pubs! On se « garoche » sur les spotify, Apple Music de ce monde pour écouter notre musique préférée sans pauses publicitaires. Ah oui! Des fois, même dans nos radios ou dans nos télés populaires, on fait la promotion d’un grand bout de musique ou d’un film sans pub! Il faut le faire pareil
Ben oui la crisse de pub dérangeante!
Même des artisans et des artistes ne se gênent pas à l’occasion pour le faire!
Il faut les voir, lever le nez sur les commandites, qui présentent un gala. Ou encore dénoncer la tasse Tim Horton placée sur la table du studio de Gino! Parenthèse! (Mais faire popper une bouteille de vin un dimanche soir à la télé! Ah ça, c’est bien vu! Le vin! ) Fermer la parenthèse.
Et que dire de nos sociétés d’états médiatiques qui ne se « bâdrent » pas pour dire que leurs contenus sont bien « plusse »meilleurs parce qu’ils ont moins de pub que leurs compétitrices privées!
La pub est devenue la peste sur les ondes! Sur le papier journal!
Combien de fois, je l’ai entendu dans les médias que j’ai dirigés depuis 30 ans?
« Ah mais Daniel, vous avez bien trop du pub vous-autres »
« Ouais mais qui tu penses qui va la payer Véro? »
Ce matin encore! Un grand, grand communicateur du Québec s’amusait sur les réseaux sociaux à ridiculiser les jingles publicitaires des vendeurs de chars?
Je ne dis pas qu’ils sont tous géniaux les jingles. Mais…
Vous pensez réellement qu’après ça, « le vendeur de chars »
va croire en la pub? Et qu’il va avoir le goût d’annoncer dans sa télé.
Et qu’il va annoncer dans les journaux de Capital Media
et des autres qui risquent de subir le même sort?
Vous pensez qu’il a le goût « le vendeur de chars » de se payer une page à 5000$ dans un quotidien régional?
Ou se faire produire un spot télé quand il sait qu’il va passer
dans un bloc de pubs en série qui dure 10 minutes?


Ca fait longtemps que j’ai cette vomissure-là sur le coeur!
Ça parait hein?
Ça sort aujourd’hui .
Parce que là.
J’ai le coeur viré à l’envers à savoir que nos quotidiens régionaux peuvent disparaître!
Des jobs. Notre monde! Mon milieu.
Oui! Nos médias devront s’ajuster encore plus à la réalité des médias sociaux qui sont là pour rester et pour grandir!
Je sais ça.
Ma génération a trop résisté.
Et il y a encore trop de résistance.
Bref. Je ne suis pas comptable. Mais une chose que je sais.
Ça prend de l’argent pour payer des journaliste, des photographes, des caméramans, des réalisateurs, des monteurs, des graphistes, des artistes, des animateurs et des patrons…
Et l’argent. Elle vient des annonceurs ! Elle arrive de nous-autres!
Et ça s’appelle de la pub. Y’a pas d’autres mots que ça.
Ça vient des entrepreneurs. De vendeurs de chars et de meubles .
De savon et de Ketchup!
Et de la madame du 10-10-710 de Caztel.
De la pub. Ben oui! C’est avec ça qu’on peut se payer des belles séries télé! Des grands reportages dans les journaux.
Des beaux galas avec des belles robes commanditées.
De la pub. C’est avec ça qu’on peut se payer des Paul Arcand. Des Patrick Lagacé. Et des Sophie Thibault.
Facebook. Google . Tout ça a bouleversé notre industrie . C’est vrai.
Mais avouons franchement.
Qu’en plus de les voir partir sur les réseaux sociaux.
Nous les avons envoyer promener, nos annonceurs!

Ben oui! C’est la pub qui fait tourner le moulin! Ce ne sont pas les subventions!
Pas de pub! Pas de moulin!

Humain

Deuxième lettre à Johnny

17 août 2019

Mon cher Jean-David,

Avant minuit…
Je me suis demandé si je pouvais
faire ça publiquement.
T’écrire un mot d’amour.
T’écrire parce que je suis inquiet.
Parce que je tiens à toi.
Je voudrais pas que tu flanches mon Johnny!
Rassure-moi. Tu as tout fermé!
Toi qui étais si présent sur le fil social.
Avec tes aventures abracadabrantes.
À partir de ton histoire du « vilain sapin »
au Centre Ville de Montréal!
Jusqu’à ta marche vers Washington.
Ou ce périple avec ton Billibob!
Ton vieux chien qui t’a suivi
jusqu’au bout de sa vie!
Ou nous étions si fidèles à toi.
Et à ton chien!
Et là.
Plus rien depuis quelques jours!
Tu nous avais apprivoisés.
Le petit Prince, c’était un renard.
Et toi, c’était un chien.
Oui mon Johnny.
J’ai bien senti dernièrement dans tes écrits, que tu filais moins bien.
Et que ta déception était vive, du milieu artistique dans lequel tu as évolué.
Ça peut arriver mon Johnny que la vie nous fasse mal des fois.
Ah oui je sais!


Gandhi te dirait: Si tu vis un moment difficile mon Johnny,
il ne faut pas en vouloir à la vie.
T’es juste en train de devenir plus fort.

Plus fort! As-tu compris?
Tiens bon mon ami! Tâche de t’accrocher.
Je le sais que le monde est souvent décevant et troublant.
Mais y’a pas juste des « décevants et des troublants »
Y’a des inspirants comme toi! Espèce de fou!
T’es un artiste mon Johnny.
Le savais-tu?
Eh bien ce soir! Je te l’annonce mon Johnny !
T’es un artiste. Un vrai.
Avec ta voix toute éraillée et ta gueule d’unique.
Avec tes hauts. Tes bas. Ta Vie. Et tes cris!
Avec tes bonheurs. Et toutes tes douleurs…

T’es condamné mon Johnny à être un artiste!
Condamné à créer ta vie.
Condamné à nous revenir!
Nous faire juste un petit signe…
Parce que le monde a besoin d’un Johnny comme toi!
En passant… Billibob t’a jamais lâché lui!
Repose toi si tu veux.
Repose-toi de nous-autres si tu veux…
Mais lâche-nous pas!

Je t’aime.
Bonne nuit!

Écoute ça!

Humain

Miroir sur le lac.

17 août 2019

Jeudi 15 août 2019, 16h00 Près du parc National de la Mauricie, il existe  « un pas très grand lac privé, »qui s’appelle Jackson.   Mon lac! Mon petit coin!  Un kilomètre de lac bien tranquille.  Silencieux comme une ombre. Comme l’ombre dans le plus grand silence du monde.   Son silence est tellement immense, je vous jure… Qu’il faut parler tout bas pour ne pas que les montagnes répètent notre écho.  Mon lac. Sa nature nous baisse le ton.  On l’écoute. On s’écoute. Jackson. Encore pur parce que les moteurs n’ont pas  le droit de gronder dessus.   Interdiction totale de déverser leur crasse  dans le lac de cette ancienne pourvoirie. En fait, depuis son développement, il y a 20 ans,  aucune embarcation à moteur a flotté sur ses eaux.   De l’eau claire. À boire si l’on veut… Cet après-midi pour là, sur notre radeau, le calme s’est emparé de nous.   Entouré d’une petite forêt mixe avec ses grands sapins,   le lac tranquille photographiait son ciel.  Ou son ciel s’imprimait dans ses eaux? Je ne sais pas. Suite à la publication de mon image sur les réseaux sociaux, le calme des uns et des autres s’est propagé pour Jackson. Se faire dire 200 fois que c’est beau la nature. Exprimer notre magnificat !  S’écrire toute la beauté du monde dans un ciel d’eau. Penser. Flotter dans les nuages. Ou comme le dit Alain: « Quand on est calme, on devient le miroir de l’âme de l’autre… »

Humain

Les libellules

26 juillet 2019

Au bout du quai ce matin, elle lisait le livre du Dr Eben Alexander. C’est l’histoire de ce neurochirurgien qui raconte son voyage dans l’après vie. Le docteur témoigne de son expérience de mort imminente. « A l’occasion de ce bouleversement, il a voyagé, semble-t-il, dans une autre dimension et rencontré des êtres de lumière. Il raconte ainsi comment il a acquis la certitude que le paradis existe. «
Le titre de son livre: La preuve du paradis.
Elle me disait que le neurochirurgien décrivait la lumière comme 1000 fois plus belle que l’on peut se l’imaginer. Bref, la suite de son histoire est dans son livre…
On peut y croire ou ne pas y croire.
Mais tout ça est bouleversant, me dit-elle.
Pendant qu’elle lisait , moi au grand vent de mon lac,
je regardais les libellules se poser sur les planches du quai.
Elles partaient. Elles revenaient.
Des grandes libellules avec leurs ailes voilées.
Il y avait des petites libellules bleues aussi.
Mais d’un bleu qui brille au soleil.
Sur le quai ce matin, elle lisait la preuve que le paradis existe.
Sur le quai ce matin, il contemplait des libellules danser au soleil.
Sur le quai ce matin, dans une forêt magnifique près du parc de la Mauricie, nous regardions deux libellules en pensant à un papa et son fils…Retrouvés enfin dans une forêt perdue.
Dans leur hélicoptère en libellule.
Dans le livre du grand neurochirurgien,
il semblerait qu’on peut voir des libellules dans le paradis.
La nature nous parle des fois. Souvent.
Vaut mieux garder espoir quand c’est trop triste.
Et croire aux libellules.

Tendresse à la famille.

actualité

Ligne verte pour la campagne…

7 juillet 2019

Il faisait chaud dans ma campagne hier.
Et la pluie tombait comme des clous!
Tombait comme les piastres ces temps-ci!
Il faut dire que la campagne électorale est proche.
À fond la caisse mon « Juju du O Canada, terre de nos aïeux!
Un beau tunnel sous l’Ile d’Orléan.
Pour traverser de Québec à Lévis! Pour réduire le trafic!
Valérie Plante, la mairesse de Montréal manque de bouche
pour sourire à sa ligne rose qui va voir le jour!
Bonjour Hi! Pour aider la mobilité du trafic de Montréal.
Cette semaine, dans la grande chaleur de l’est de la métropole,
et de ses cheminées qui vomissent du « pas bon pour la santé »
une brochette d’heureux politiciens annonçait enfin! Oh enfin!
La prolongation de la ligne bleue du Métro de Montréal!
Sans oublier la fameuse étude de 71 millions$ annoncée récemment dans ma région,
pour découvrir si un train grande vitesse va traverser de Montréal à Québec et s’arrêter à Trois-Rivières!
Coché! Le pont Samuel de Champlain se mire enfin dans le Saint-Laurent!
Coché! Jacques Cartier clignote des yeux avec ses feux!
Félicitations!

L’argent, c’est comme l’eau de la mer,
il s’évapore tombe en pluie, mais il revient toujours
à la mer l’économie, c’est un cycle.

Christophe Donner.

Il faisait chaud dans ma campagne et la pluie tombait…
Tombait comme des piastres ces temps-ci.
Et moi.
Je sens disparaître la vitalité des campagnes du Québec.
Nommez moi le ministre de l’agriculture du Québec
qui s’est occupé vraiment des campagnes du Québec,
de leur valorisation et du territoire agricole
dans les 50 dernières années?
Son nom c’est Jean Garon.
Un spécimen de politicien assez original à part ça!
X Y Z…vous irez lire son histoire!
Depuis son règne, c’est assez tranquille! Ça ronfle !
À part le mot « campagne » dans campagne électorale…
Disons qu’on se contrecrisse pas mal de nos campagnes!
Et de nos villages qui se vident!
Et de maisons abandonnées.
De planches de granges à vendre!
Et d’Églises à fermer!

C’est pour quand la Grande Campagne des campagnes!
On peut bien se relier sous terre…
S’envoyer en l’air à coups de milliards dans le Métro!
Est-ce qu’on peut filer la fibre optique
partout dans les rangs et les villages du Québec?
Est-ce qu’on peut se parler et se voir tout le monde aussi?

Dans le parc de la Mauricie,
les ondes cellulaires ne fonctionnent même pas!
Il y a des villages québécois, complètement oubliés.
Absence de réseaux haute vitesse!
Est-ce qu’on peut tous se parler? Se voir avant de creuser?
Installer des liens satellites?  Se doter de la fibre optique?
Le télé-travail ça vous dit quelque chose?
Un jour…Dans pas long, on sera pas mal plus nombreux
à se parler et travailler avec la fibre qu’à prendre
des tunnels et des métros pour aller travailler!
Est-ce qu’on ne devrait pas se creuser
les méninges avant de trop creuser dans le roc ?
Est-ce que madame Cécile dans sa résidence,
pourrait espérer avant de mourir;
voir son gars, en lui parlant sur sa tablette?
Avec plus qu’une barre de WIFI!
Il reste dans le 3e rang à Ste-Hélène de Mancebourg en Abitibi!
Est-ce qu’on peut lui « creuser » une ligne optique verte à lui?

Ligne Rose. Ligne bleue!
Qui pense à la ligne verte des campagnes au Québec? Qui?
Combien faudra-t-il en abattent d’arbres en région
pour fabriquer
les 2×4
qui vont soutenir
toutes les pancartes remplies
de promesses électorales à la prochaine élection?

Humain

Dans mon vent…

2 juillet 2019

Dans mon vent
Je pense à quelqu’un de bien en ce moment…
Un soir de fin de printemps.
Il nous a quitté si brusquement…
Dans mon vent
Je pense à ce créateur étonnant.
Avec qui j’ai eu le bonheur, à la fin de ma radio, de partager quelques beaux moments.
La première fois que je l’ai rencontré,
je l’ai aimé tout de suite, lui; ce SI GRAND.
Il savait sculpter des textes pour nous faire rire. Mais vraiment!
Ne me demandez pas son nom. Son nom est doux comme le vent!
Et ses amis savent que je parle de lui en ce moment…
Dans mon vent…
Je pense à lui en ce moment.
À ses proches. À vous, ses amis proches , qui l’aimiez tendrement.
Le vent d’aujourd’hui va me rappeler que j’ai connu ce grand enfant!
Et le vent d’aujourd’hui va me rappeler aussi que la VIE est fragile tout le temps.
Si fragile. Même quand on est…

Comme lui, un si beau géant…

Un ange géant…https://youtu.be/NIryRIXye24

 
Angel de Sarah McLachlan

Pour toi Hugo Pellicinni

Spend all your time waiting
For that second chance
For a break that would make it okayThere’s always some reason
To feel not good enough
And it’s hard, at the end of the dayI need some distraction
Oh, beautiful release
Memories seep from my veinsAnd maybe empty
Oh, and weightless, and maybe
I’ll find some peace tonightIn the arms of the angel
Fly away from here
From this dark, cold hotel room
And the endlessness that you fear
You are pulled from the wreckage
Of your silent reverie
You’re in the arms of the angel
May you find some comfort hereSo tired of the straight line
And everywhere you turn
There’s vultures and thieves at your backThe storm keeps on twisting
Keep on building the lies
That you make up for all that you lack
It don’t make no difference
Escape



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