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juillet 2016

Humain

La mort de Jérémie

31 juillet 2016

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Je suis tanné  d’entendre parler de l’histoire de Jérémie Gabriel et Mike Ward. Je me suis dit. Bon ça va arrêter cette affaire-là. Mais non, ça continue! Encore dimanche midi dernier, il a fallu que les deux seules secondes de mon regard sur le téléviseur, en cette journée ensoleillée, s’arrête sur le « petit Jérémie grand » de passage à l’émission La Victoire de l’Amour.
Quand c’est pas le petit laid qui en remet,
c’est le gros laid qui retrempe sa langue dans son arsenic de palais.
Méchant dites-vous?
Liberté! Liberté! Je peux bien écrire ce que je veux!
Dire ce que je veux.
Comme ils sont laids.
On pourrait aussi les décapiter tous les deux!
Mais la décapitation, je connais moins ça.
Allons-y. Lapidons-les encore! Crucifions-les!
On perd rien à leur défaire la face! A leur faire mal!
Comme l’histoire de Jésus! A grands coups de clous dans le creux des mains.
Comme dans le temps du beau barbu de Nazareth. Avec une couronne d’épines bien enfoncée sur les têtes ensanglantées de chacun d’eux.
Ne m’accusez pas de rire des croyances. Je ne parle pas de religion ici.
Je raconte juste un brin d’histoire qu’on m’a appris à l’école.
Ca se passait pas mal près du mont des Oliviers cette histoire-là.
C’est assez drôle pareil. Les oliviers étaient à la mode dans ce temps-là aussi.
Jésus! Un prophète qu’on aurait crucifié avec deux brigands pas beaux.
Un de chaque côté de lui. Raconte-t-on.
Vous vous rappelez de cette image dans vos fantasmes religieux?
Trois croix! Au centre, il y avait le prophète Jésus.
Il représentait je crois bien, la liberté pour son peuple.
Cette louable et intouchable liberté que nous tripotons ces temps-ci avec une royale et dégueulasse fausse humanité.
Cette image-là, tirée du petit catéchisme, ça me fait penser à l’affaire Jérémie-Ward.
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Humain

Le gros camion et la petite poupée

15 juillet 2016

 

C’est pas vrai que je vais me coucher sans écrire…un mot.
Sans penser profondément au peuple français ce soir.
C’est pas vrai que je vais m’habituer à cette maudite barbarie de fou en délire.
De peur d’accorder trop d’importance aux charognes vivantes qui tuent sans pitié.
C’est pas vrai que mes yeux ne s’arrêteront pas sur l’image de la petite poupée…
C’est pas vrai que ça fait moins mal que la dernière fois.
C’est pas vrai que je vais en revenir. Et qu’il faudra s’y faire.
C’est pas vrai que je vais fuir l’image du gros camion qui tue.
Question d’ endurcir ma sensibilité.
C’est pas vrai que ça me fait moins mal qu’Orlando, le Bataclan, Charlie, le 11 septembre et tous les autres. Ben oui, les autres, comme si je m’habituais aux plus petites horreurs!
Non je ne veux pas m’habituer.
N O N!

Le monstre fêlé dans le gros camion a volontairement écrasé l’enfant de la petite poupée. Avec sa maman ou son papa ou les deux, l’enfant était venu célébrer son pays en regardant des poussières de couleurs s’éclater dans le ciel étoilé de Nice.

Un soir en juillet, sur la planète des hommes, on écrasait des enfants. 84 personnes sont mortes. Plus encore…Des dizaines de blessés.
Maudite folie…