Archives Hebdomadaire

mai 2019

Humain

Quand une musique coule dans mes oreilles…

20 mai 2019

Quand j’écoute cette chanson-là, je vibre comme les cordes du violoncelle.
« How Great Thou Art est une hymne chrétienne. Il provient d’un poème nommé O Store Gudécrit en 1885 par le pasteur suédois Carl Boberg (en), alors âgé de 26 ans. La poème a été mis en musique sur une mélodie traditionnelle suédoise quelques années plus tard[1¨ »

Les chutes d’Iguazu sont réelles!
Cette merveille de la nature se situe à la frontière de l’ Argentine et du Brésil.
Oui cette grande beauté du monde existe!
Le piano et les cordes de l’ensemble The Piano Guys coulent dans mes oreilles.
Quand une merveille du monde tapisse mes yeux.
Je pourrais m’endormir pour longtemps avec ça…

Photo: https://unsplash.com/@szagabesz

Humain

Un étranger à La Tuque-des-petits-bâtons-de-pogo

18 mai 2019

Un étranger à La Tuque-des-petits-bâtons-de-pogo!:-)

Ca me fait toujours bien rire ces journalistes
qui sortent de Montréal; le temps d’une quotidienne,
pour venir voir vivre les gens des régggions.
Pour voir si nous vivons comme eux.
Pour voir si nous sommes des effrayés par les étrangers!
Pour évaluer nos différences!
Et pour conclure que finalement eh ben, y sont pas tous colons!
Ca me fait penser à son ex-collègue,
Nathalie Petrowski qui avait écrit que Les deux Frères,
originaires de Chapais, dans la réggggion du Nord du Québec,
composaient des chansons pour les gens de la compagne.
« Pour les éleveurs de cochons! « écrivait-elle!
Faudrait bien que je vous raconte ce
qu’un gars de la régggion de la Mauricie a vécu après 11 ans de vie à Montréal!
Pas juste une journée! Onze ans!
Ca va venir!
« Ca va venir, découragez-Vous, moi j’ai toujours le coeur gai pis je continue à turlutter! « Madame Bolduc!
Originaire elle…de la réggggion de la Gaspésie!

Humain

Une gouverneure câblée sur la haine des femmes.

16 mai 2019

Jeudi 16 mai.
Je me demande si je suis bien en mai 2019.
Et je me questionne aussi; très sérieusement, à savoir si,
les changements climatiques n’affecteraient pas les neurones
de certains humains? 50% des psy croient que la pensée humaine
est une connexion de neurones dans notre cerveau.
Notre cerveau est rempli de câblage!
De la fibre optique pour les uns.
De la broche électrique pour d’autres!

Selon des humains branchés sur la fibre optique,
notre pensée serait biologique.
Pour un instant, laissons notre dieu prendre son repas
pour ne pas se déchirer sur nos pensées divines et religieuses.
Alors! Admettons que nous sommes des câblés!
Plus câblés que des fourmis.
Est-ce que la couche d’ozone ne serait pas responsable
du dérèglement mental de cette gouverneure de l’Alabama?
Est-ce que la fonte des grands glaciers de l’Arctique
aurait endommagé son coeur et son jugement?

« Le texte prévoit que les médecins pratiquant l’avortement
seront passibles de peines de prison de 10 à 99 ans,
sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d’« anomalie létale » du fœtus. »

Alors ça veut dire que si une femme est victime de viol ou d’inceste,
elle n’a pas le droit à l’avortement.
À disposer de son corps librement sacrement!
On oblige les femmes à donner naissance. Et on pourrait
envoyer le médecin pour le reste de ses jours au cachot!

En ce qui la concerne madame Kay Ivey,
j’ai pensé lui écrire quelque chose de trop méchant.
Vous vous doutez bien.
Mais je ne peux pas dire ça. Je ne peux pas écrire ça.
Je reste câblé.
J’ai fait avorter ma pensée.
Comme quoi des fois…il vaut mieux faire avorter
une pensée que de donner naissance à une idée haineuse comme la sienne.
Cette gouverneure est câblée sur la haine des femmes.
Et des humains.
Rien de moins.

Humain

Aux mamans le coeur dans l’eau

12 mai 2019

 

Hier. Sur l’autoroute 40.
Une filée inhabituelle d’automobilistes roulait en direction de Québec.
Un instant. Je me suis demandé pourquoi
il y avait tant de monde sur l’autoroute Félix Leclerc?
Ben oui! C’est la fête des mères!
Normal! On s’en va voir maman! Grand-maman!
Belle-maman! Mom! Mamy! Ou mémère!
On la nomme comme on l’aime!
C’est la fête des mères aujourd’hui!
Faut y penser! On s’habille « beau ».
Et on s’arrange pour que grand-maman nous reconnaisse.
Surtout. Si la dernière visite date du temps des fêtes.
Et qu’une barbe pas taillée te cache toute la face!
Come on man! Défriche un peu…

 

Hier. Sur l’autoroute Félix Leclerc
Entre les deux mers de l’eau débordée du Lac Saint-Pierre.
Avec les oies blanches d’un bord. Et les bernaches sur l’autre.
Et un grand héron.
Je pensais au loin.
Aux courageux habitants qui espèrent
que le printemps en revienne de vomir son eau.
Je pensais aussi aux autres là-bas , à Ste-Marthe-sur-le lac.
Qui rament dans le gros courage de la vie pour passer au travers de ce calvaire de déluge.
En ce dimanche de la fête des mères.
Je pense aux mamans du printemps des inondations.
Si on avait une pensée pour elles aujourd’hui.
À toutes les mamans, le coeur dans l’eau!
Félix Leclerc leurs dirait:
« Le cadeau d’une pensée est plus précieux que l’or. »

Humain

Le petit toutou aux nouvelles.

9 mai 2019

Sur des images. Aux nouvelles…
Je vous regarde vous-autres.
Sur le parvis de l’église, là-bas à Granby.
Avec vos cellulaires dans les mains,
à filmer la petite dépouille,
dans son cercueil qui entre dans l’église…
Un cercueil en bois et en fleurs.¨Et son petit toutou.
Pendant que des cœurs battent en silence.
Je vous regarde vous-autres.
Vous filmez quoi au juste?
Il est ou votre recueillement quand vous zoomez
la tristesse avec votre cellulaire?
Près des grandes portes de l’Église.
Ou tout ce qu’on veut ressentir dans ce temps-là,
c’est le souffle humain de la plus forte sympathie!
Elle est ou votre décence?
Elle est ou votre compassion humaine?
Misère! 24 heures après qu’un pauvre con
publie sur Facebook, la photo de la petite dans son cercueil.
Des personnages en rose, en bleu, en blanc,
filment la plus triste histoire du jour.
Et quand ce soir, ils regarderont leur film pour revoir des larmes qui coulent…
Et quand ce soir, ils vont s’émouvoir devant leur images chargées de souffrance…
J’espère qu’une petite voix de toutou leur dira:
¨Ça. Ca ne se fait pas!
SVP…Regarde-moi avec les yeux du coeur.
C’est tout dit le petit toutou.¨
_________________
Photo Sandy Millar-

Humain

Nos silences monstrueux.

5 mai 2019

 

Aujourd’hui le soleil nous fait du bien.
Le soleil réchauffe mes doigts.
Suite à mon changement de vie annoncé, j’ai posé mes yeux sur chacun de vos noms.
Suite à tout ça, j’ai apprécié le meilleur des réseaux sociaux mais j’ai constaté la dérape du pire aussi.
Cette semaine, avec la mort d’enfer de la fillette de Granby,
j’ai vu les plus belles lignes de tendresse angélique et de bonnes prises de conscience.
Mais j’ai vu aussi les couteaux de la haine; tranchés les préjugés, un par un, sans nuances, sur tous les travailleurs sociaux du Québec. Sur l’école. Sur les voisins.
La mère. Les grands-parents! À mort la DPJ!
On déposait des toutous et on arrachait le coeur des fous!
À un point tel que notre méchanceté m’a fait peur.
J’ai vu des photos. Hier j’ai vu le frère du père. La mère. La belle-mère…
Une télévision ne fait pas mieux. Elle décrit ça comme le scénario d’un film d’horreur.
Hier. Même mon cordonnier m’a fait peur en posant la fermeture de mon sac.
Trop volubile le jeune cordonnier! Trop.
En prenant ses grosses pinces pour serrer l’agrafe, il m’a dit:
« Laissez-moi le père de la fillette 15 minutes et je vais lui arracher les ongles un par un avec ma paire de pince.
Il m’a dit: C’est un monstre tabarnak!
Le premier ministre Legault nous l’a dit que ¨ca prend un monstre pour faire ça » et il a bien raison! Je l’aime lui! «
Je vais vous exempter la suite. Et ce qu’il m’a dit de la belle-mère et ce qu’il lui ferait.
Mais j’avais juste hâte qu’il finisse de poser mon zip pour que je décrisse.
Et sa maudite machine ne prenait pas Flash Interact. Le payer a été trop long!
Je réfléchissais à tout ça en revenant de là.
Je peux comprendre la rage qui peut nous passer par la tête.
Nous sommes tous meurtris et affligés par cette affaire
qui n’a pas de nom pour décrire l’atrocité.
Mais s’abreuver de la haine n’est pas une solution.
Mercredi dernier. Quand j’ai lu le texto du premier ministre
qui parlait de ces concitoyens comme des monstres.
Je me suis dit: Pour faire des monstres Francois,
il faut un système monstrueux.
À toi Francois, de combattre le monstre maintenant!
Je rejoins le chroniqueur Patrick Lagacé ce matin dans LaPresse.


J’en rajoute.
Ce système monstrueux, c’est nous qui l’avons créé.
On ne l’a pas amélioré le système. Au contraire!
On l’a charcuté d’un gouvernement à l’autre.
Les meurtriers de la petite fille de Granby ne sont pas des monstres.
Ce sont deux humains qui souffrent de maladie mentale grave.
Et nous le savions à part ça.
Et combien il y en a comme eux ce matin?
J’ai une amie qui s’occupe de cette clientèle avec des moyens de crève faim.
Elle est fatiguée en plus. Tannée elle-avec.
À bout de force!

Vous savez bien monsieur le premier ministre que…
Quand il faut couper; parce que les finances de l’Etat ne balancent pas,
eh bien, on tranche dans le silence. Là ou ça fait le moins de bruit.
Dans le silence de la maladie mentale.
Dans le silence de la souffrance parentale.
Dans le silence des maisons pour femmes violentées
Dans le silence des familles d’accueil qui ferment
parce qu’elles avaient plus besoin d’aide que de maudites paperasses à remplir.
Dans le silence des maisons de vieux qui ferment une après l’autre!
Dans le silence de la maladie mentale meurtrière.
Dans nos silences monstrueux…

Humain

Mots pour dire Merci

1 mai 2019

 

La vie m’appelle ailleurs! Je viens de terminer un grand tour de télé
et de radio à CogecoMedia. Ca passe vite 30 ans.
Pour commencer. Le bachelier en adaptation scolaire sans emploi,
s’est métamorphosé dans la presse écrite. Il a œuvré dans les télés
régionales et nationales.Ensuite! Le gars a atterri à Montréal.
Dans un printemps. Je me souviens.
Les outardes musiquaient dans le ciel de Rythme FM à Laval.
Les oiseaux dessinaient un grand V.
V comme dans Victoire. Victoire historique!
Et là…Je quitte ce « pas pire tour » dans un printemps d’outardes.
Mais dans un printemps inondé et tellement affligeant
quand on regarde notre monde se battre avec l’eau!
Ça c’est vraiment triste! La solidarité nous appelle.

Oui la vie veut me porter ailleurs! Et comme les outardes.
Faut bien continuer de migrer aussi.Pour se réinventer. Retracer son ciel.
Je me rapproche des miens aussi. De ma famille.
De « mes bons vieux! » De la sagesse.

Reconnaissant aussi. Oui envers tous ceux et celles qui m’ont
donnés la chance de vivre cette aventure remplie d’émotions et de sensations fortes.
Je pense autant à ceux que j’ai allumés au fil de ces années,
qu’aux autres que j’ai déçus. Je me suis déchiré l’humain bien des fois.
Le métier nous laisse aussi des cicatrices. Bref!
Je tourne une page importante sur ma vie professionnelle.
Je salue le monde de Cogeco Media. Des patrons.
Je serre la main à des collègues de travail.
À d’anciens collègues. À des amis (es) précieux. Précieuses.
Je remercie la musique. Le bonheur. La différence.
Des sons et des mots qui m’ont fait vibrer!
Je donne la main aux artisans du métier qui m’ont tout appris.
Toi pis toi.
Et toi le jeune qui me « shakait »les idées pour aller plus loin!
Je savais tellement peu de choses de ce travail.
Apprendre. Essayer. Gagner.
Rire. Pleurer. Réussir! Espérer. Réseauter.
Créer du leadership! Inspirer.
Faire de mon mieux.

Un grand salut à tous les animateurs et les animatrices que j’ai côtoyés.
Des artistes qui m’ont accepté comme je suis.
Le grand intense! Le gars trop passionné! L’émotif! Pis toute!
Lui! « Pis son grand sapin de Ste-Justine dans le creux de sa main! »
Vous m’avez tellement rendu fier!
Je ne savais pas qu’on pouvait créer tout ça ensemble.
Je remercie les auditeurs. Le public. Les clients.
Vous-autres sur cette page.
Des journalistes. Des chroniqueurs. Des communicateurs !
Des animateurs de haut niveau. Et des femmes d’exception au microphone!
À Rythme Fm. Au 106,9. À CKOI.
À la télé de Radio-Canada. Et la défunte TQS.
Vous vous reconnaissez j’espère!
Vous lirez ça à Josée Boudreault:
Elle a peut-être oublié des mots,
mais pas ceux-là: « Je t’aime »

Enfin! Vous-tous, les gars, les filles, artistes,
que j’ai connus dans le milieu de la radio.
Vous m’avez fait vivre le plus merveilleux « des plus beaux tours! »
Vous avez fait de la musique à ma vie.
Vous dire M E R C I,
ça me fait du bien!

Et…
(L’outarde revient toujours quelque part.)