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août 2019

Culture

De la musique à mes yeux

31 août 2019

Touché! 

On m’a appris que je suis en nomination dans la catégorie Directeur des programmes de l’année au prochain rendez-vous des Rencontres de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo. L’ADISQ.  Au cours de ma carrière, j’ai remporté ce prix trois fois. Encore une fois, je ne remercierai jamais assez les artisans, les artistes et les collègues de travail qui m’ont fait grandir dans ce métier palpitant et quelques fois angoissant aussi . Souvenirs tatoués de mes belles années au réseau Rythme FM avec une équipe inoubliable. De mon passage à CKOI qui aura été plus court que je l’aurais voulu, mais il faut croire en notre destin.  

À la suite des choses. Faut se laisser inspirer…

En recevant cette nomination aujourd’hui, j’ai pensé que cela pourrait  être une occasion toute spéciale pour remercier sincèrement les représentants de l’industrie  pour leur complicité à faire grandir ensemble,   la culture musicale francophone.  Cette culture franco-musicale- québécoise que j’ai toujours eue à coeur.  

Dans mon métier de directeur des programmes, j’ai toujours voulu garder et sauvegarder…une place importante aux artiste québécois. À leur musique. À la place que la radio francophone et québécoise devait et doit leurs accorder. 

Même si des fois , je savais que j’étais à contre-courant, je persistais! 

Je ne vous apprends rien en vous disant que la survie de la musique franco-québécoise est fragile dans nos radios comme dans nos télés.   La musique est facile d’accès. On peut  écouter ce qu’on veut.  Ou l’on veut.  Comme on peut lire ce qu’on veut; ou l’on veut, d’où la crise actuelle que traverse les médias!  Notre culture traversera ça également.   Réalistement, notre culture chambranle dans tout ça. Un jour  ou l’autre, nous  serons bien condamnés  à faire des choix si l’on veut que la musique franco et les artistes québécois continuent d’écrire notre langue.  Composer et chanter ce que nous sommes.  Et le choix de la diffuser convenablement. 

En terminant. 

Le nominé que je suis, veut saluer Lilianne Randall la première directrice à me montrer les chemins de la musique.  Une femme d’une force exceptionnelle.  Son successeur, Etienne Grégoire, l’actuel directeur musical de Rythme FM poursuit avec brio l’œuvre. Ensuite! Je veux absolument saluer le génie musical de Guy Brouillard. Lui. Je l’ai côtoyé quelques mois seulement. Bien trop court! Il a été pendant 40 ans directeur musical de CKOI.  Oui! On lui doit beaucoup!  Il a cru en la musique franco-québécoise.  La plus rude et douce parfois. Celle qui nous ressemble aussi.

Sans oublier l’émergente musique qui trace des genres et des voies. Et puis. Son  successeur; Eric Martel avec qui j’ai eu le plus grand bonheur de vivre mes derniers meetings musicaux.  Le gars de coeur pour qui la musique franco n’est pas seconde. Voilà. Je prends cette nomination simplement  pour dire MERCI à la musique.  Merci aux artistes. 

Aux représentants de l’industrie.  À l’ADISQ. 

Mais surtout pour féliciter tous les autres nominés qui connaissent l’importance d’accorder une place essentielle à notre culture musicale francophone pour qu’elle puisse exprimer notre identité. Demain et après demain. Nos auteurs et nos compositeurs ont besoin de vous! Dans le contexte actuel, la diffusion de notre musique est en danger. Notre musique a besoin d’amour! Vous le savez!

Je vous souhaite la meilleure des chances

MERCI! Vous êtes de la musique à mes oreilles! À mes yeux…

actualité

Volcan médiatique

27 août 2019

On dirait qu’un météorite vient de tomber sur le volcan médiatique du Québec. Depuis que Capitales Médias s’est placé sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers, le volcan médiatique crache son magma d’inquiétudes sur « un chieux de temps. Avec raison. En pleine commission parlementaire présentement à Québec, les geysers de lave fusent de partout. Est-ce que c’est moi qui n’était pas sur cette planète ou bien, il y a quelque chose que je ne saisis pas du tout. Depuis les 10 dernières années ou j’ai œuvré dans l’ère de la transformation des médias vers le web, j’ai bien vu que le volcan INTERNET était en feu et que nous étions assis dessus! Me semble qu’on voyait flamber ça de partout hein? Les tisons revolaient! Les budgets publicitaires chutaient. Les salles de nouvelles en région se vidaient. Je le sais. J’étais là. On se faisait brûler d’aplomb! J’ai même entendu des dirigeants d’entreprises dire que ça allait passer. D’autres ont essayé de contourner solidement les réseaux sociaux; pensant qu’ils pouvaient éviter ça « cette folie-là ». Condamnant même son monde qui s’en servait comme moyen de production ou d’attraction pour une nouvelle audience. Au lieu de s’en accaparer quand c’était le temps et prendre le taureau par les cornes, on a cru que nos vieilles méthodes allaient tenir la route. On a « brettés » trop longtemps! Pendant ce temps-là, le monstre en feu a fait des petits. Le papier journal brûlait. Et ce n’est qu’une question de temps pour les autres médias qui regardent flamber le volcan sans réagir pour de bon! Oui il faut se demander comment on va arrêter ça? Mais il faut surtout écouter les jeunes qui peuvent nous aider à répondre à cette question très complexe et très existentielle. La meilleure du jour que j’ai entendue. Toujours selon des gens de mon âge dans les fauteuils de l’Assemblée Nationale à Québec. Écoutez-la bien celle-là: Il faudrait, selon lui ou eux, que le gouvernement cesse d’annoncer sur Internet et qu’il achète de la pub dans les journaux. Ben oui! Les jeunes ont assez hâte de voir une pub du Ministère de l’Education du Québec sur du papier journal! Ils ne se peuvent plus! Ils accourent au Journal de Montréal, au Soleil de Québec pour s’abonner et sauver des emplois! File d’attente comme à la SQDC! Buzz à l’encre cannabis sur le trottoir!
Ils s’arrachent le publisac sur les trottoirs! Voyons!
Le volcan a brûlé le papier! C’est comme ça! Faut penser autrement.
Et la députée-poète Catherine Dorion, hier, qui rajoute son petit grain de ciel…
Oui ciel. C’est plus poétique!


« Moi les grandes entreprises de presse, j’y tiens pas, mais les travailleurs, les artisans, les producteurs de contenus, tous ces gens-là doivent survivre au Québec sinon, on est foutus! «

Moi je veux bien, mais…
Décortiquons. Prenons la phrase de la députée-poète
et essayons de réaliser la deuxième partie de la phrase de Catherine
si la première n’est pas importante pour elle. Ouf!
Mais qui va les payer les créateurs de contenu? Qui?
La fumée du volcan!


Chante Vigneault ! Chante encore Gilles Vigneault!
Les gens de mon pays
Ce sont gens de paroles
Et gens de causerie
Qui parlent pour s’entendre…
« Je vous entends rêver
Douce comme rivière
Je vous entends claquer
Comme voile du large
Je vous entends gronder
Comme chute en montagne
Je vous entends rouler
Comme baril de poudre »

Et moi je vous entends parler
le volcan médiatique !

(Ah oui…nouvelle d’importance dans le volcan: Dès le 12 novembre, Disney arrive chez-nous. 9$ par mois au lieu de 17$ pour Netflix! Est-ce que Justin est au bout de la ligne avec Disney pour faire des affaires?…Ou il regarde le volcan lui-avec!

Photo: Elijah O’Donell

actualité

Pas de pub, pas de moulin

19 août 2019

Le groupe Capital Media est sur le bord de la faillite.
Surpris? Pas tant que ça moi. Triste en maudit par exemple.
Et ce n’est pas juste Internet et tout le tralala, les grands responsables de tout ça.
Comment voulez-vous que nos entreprises privées dans le monde médiatique passent au travers de tout ça? Je n’ai pas mon MBA, mais quand on crache trop sur ceux qui paient, ça nous revient vite dans la face! Depuis 10 ans disons, nous « excommunions » avec intensité, la publicité dans nos journaux, dans nos télés et dans nos radios.
Combien de fois, je l’ai entendu celle-là?
Et des fois avec des grands airs de frais vomis: « Moi la pub, ça me répugne. Je n’aime pas ça. Alors j’enregistre tout et je te saute tout ça! Je n’aime pas la pub; me dit-elle avec son sac à main, Louis Vuitton acheté sur Amazone».
Vrai! On a sanctifié l’arrivée d’un Netflix sans pubs! On se « garoche » sur les spotify, Apple Music de ce monde pour écouter notre musique préférée sans pauses publicitaires. Ah oui! Des fois, même dans nos radios ou dans nos télés populaires, on fait la promotion d’un grand bout de musique ou d’un film sans pub! Il faut le faire pareil
Ben oui la crisse de pub dérangeante!
Même des artisans et des artistes ne se gênent pas à l’occasion pour le faire!
Il faut les voir, lever le nez sur les commandites, qui présentent un gala. Ou encore dénoncer la tasse Tim Horton placée sur la table du studio de Gino! Parenthèse! (Mais faire popper une bouteille de vin un dimanche soir à la télé! Ah ça, c’est bien vu! Le vin! ) Fermer la parenthèse.
Et que dire de nos sociétés d’états médiatiques qui ne se « bâdrent » pas pour dire que leurs contenus sont bien « plusse »meilleurs parce qu’ils ont moins de pub que leurs compétitrices privées!
La pub est devenue la peste sur les ondes! Sur le papier journal!
Combien de fois, je l’ai entendu dans les médias que j’ai dirigés depuis 30 ans?
« Ah mais Daniel, vous avez bien trop du pub vous-autres »
« Ouais mais qui tu penses qui va la payer Véro? »
Ce matin encore! Un grand, grand communicateur du Québec s’amusait sur les réseaux sociaux à ridiculiser les jingles publicitaires des vendeurs de chars?
Je ne dis pas qu’ils sont tous géniaux les jingles. Mais…
Vous pensez réellement qu’après ça, « le vendeur de chars »
va croire en la pub? Et qu’il va avoir le goût d’annoncer dans sa télé.
Et qu’il va annoncer dans les journaux de Capital Media
et des autres qui risquent de subir le même sort?
Vous pensez qu’il a le goût « le vendeur de chars » de se payer une page à 5000$ dans un quotidien régional?
Ou se faire produire un spot télé quand il sait qu’il va passer
dans un bloc de pubs en série qui dure 10 minutes?


Ca fait longtemps que j’ai cette vomissure-là sur le coeur!
Ça parait hein?
Ça sort aujourd’hui .
Parce que là.
J’ai le coeur viré à l’envers à savoir que nos quotidiens régionaux peuvent disparaître!
Des jobs. Notre monde! Mon milieu.
Oui! Nos médias devront s’ajuster encore plus à la réalité des médias sociaux qui sont là pour rester et pour grandir!
Je sais ça.
Ma génération a trop résisté.
Et il y a encore trop de résistance.
Bref. Je ne suis pas comptable. Mais une chose que je sais.
Ça prend de l’argent pour payer des journaliste, des photographes, des caméramans, des réalisateurs, des monteurs, des graphistes, des artistes, des animateurs et des patrons…
Et l’argent. Elle vient des annonceurs ! Elle arrive de nous-autres!
Et ça s’appelle de la pub. Y’a pas d’autres mots que ça.
Ça vient des entrepreneurs. De vendeurs de chars et de meubles .
De savon et de Ketchup!
Et de la madame du 10-10-710 de Caztel.
De la pub. Ben oui! C’est avec ça qu’on peut se payer des belles séries télé! Des grands reportages dans les journaux.
Des beaux galas avec des belles robes commanditées.
De la pub. C’est avec ça qu’on peut se payer des Paul Arcand. Des Patrick Lagacé. Et des Sophie Thibault.
Facebook. Google . Tout ça a bouleversé notre industrie . C’est vrai.
Mais avouons franchement.
Qu’en plus de les voir partir sur les réseaux sociaux.
Nous les avons envoyer promener, nos annonceurs!

Ben oui! C’est la pub qui fait tourner le moulin! Ce ne sont pas les subventions!
Pas de pub! Pas de moulin!

Humain

Deuxième lettre à Johnny

17 août 2019

Mon cher Jean-David,

Avant minuit…
Je me suis demandé si je pouvais
faire ça publiquement.
T’écrire un mot d’amour.
T’écrire parce que je suis inquiet.
Parce que je tiens à toi.
Je voudrais pas que tu flanches mon Johnny!
Rassure-moi. Tu as tout fermé!
Toi qui étais si présent sur le fil social.
Avec tes aventures abracadabrantes.
À partir de ton histoire du « vilain sapin »
au Centre Ville de Montréal!
Jusqu’à ta marche vers Washington.
Ou ce périple avec ton Billibob!
Ton vieux chien qui t’a suivi
jusqu’au bout de sa vie!
Ou nous étions si fidèles à toi.
Et à ton chien!
Et là.
Plus rien depuis quelques jours!
Tu nous avais apprivoisés.
Le petit Prince, c’était un renard.
Et toi, c’était un chien.
Oui mon Johnny.
J’ai bien senti dernièrement dans tes écrits, que tu filais moins bien.
Et que ta déception était vive, du milieu artistique dans lequel tu as évolué.
Ça peut arriver mon Johnny que la vie nous fasse mal des fois.
Ah oui je sais!


Gandhi te dirait: Si tu vis un moment difficile mon Johnny,
il ne faut pas en vouloir à la vie.
T’es juste en train de devenir plus fort.

Plus fort! As-tu compris?
Tiens bon mon ami! Tâche de t’accrocher.
Je le sais que le monde est souvent décevant et troublant.
Mais y’a pas juste des « décevants et des troublants »
Y’a des inspirants comme toi! Espèce de fou!
T’es un artiste mon Johnny.
Le savais-tu?
Eh bien ce soir! Je te l’annonce mon Johnny !
T’es un artiste. Un vrai.
Avec ta voix toute éraillée et ta gueule d’unique.
Avec tes hauts. Tes bas. Ta Vie. Et tes cris!
Avec tes bonheurs. Et toutes tes douleurs…

T’es condamné mon Johnny à être un artiste!
Condamné à créer ta vie.
Condamné à nous revenir!
Nous faire juste un petit signe…
Parce que le monde a besoin d’un Johnny comme toi!
En passant… Billibob t’a jamais lâché lui!
Repose toi si tu veux.
Repose-toi de nous-autres si tu veux…
Mais lâche-nous pas!

Je t’aime.
Bonne nuit!

Écoute ça!

Humain

Miroir sur le lac.

17 août 2019

Jeudi 15 août 2019, 16h00 Près du parc National de la Mauricie, il existe  « un pas très grand lac privé, »qui s’appelle Jackson.   Mon lac! Mon petit coin!  Un kilomètre de lac bien tranquille.  Silencieux comme une ombre. Comme l’ombre dans le plus grand silence du monde.   Son silence est tellement immense, je vous jure… Qu’il faut parler tout bas pour ne pas que les montagnes répètent notre écho.  Mon lac. Sa nature nous baisse le ton.  On l’écoute. On s’écoute. Jackson. Encore pur parce que les moteurs n’ont pas  le droit de gronder dessus.   Interdiction totale de déverser leur crasse  dans le lac de cette ancienne pourvoirie. En fait, depuis son développement, il y a 20 ans,  aucune embarcation à moteur a flotté sur ses eaux.   De l’eau claire. À boire si l’on veut… Cet après-midi pour là, sur notre radeau, le calme s’est emparé de nous.   Entouré d’une petite forêt mixe avec ses grands sapins,   le lac tranquille photographiait son ciel.  Ou son ciel s’imprimait dans ses eaux? Je ne sais pas. Suite à la publication de mon image sur les réseaux sociaux, le calme des uns et des autres s’est propagé pour Jackson. Se faire dire 200 fois que c’est beau la nature. Exprimer notre magnificat !  S’écrire toute la beauté du monde dans un ciel d’eau. Penser. Flotter dans les nuages. Ou comme le dit Alain: « Quand on est calme, on devient le miroir de l’âme de l’autre… »