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Daniel Brouillette

Humain

Il est mort le cueilleur d’eau

18 janvier 2021

Le souffle court! Pas à cause de la maudite covid qu’il craignait comme la peste. Non, en raison d’une sournoise pneumonie qui l’a traquée juste avant le temps des fêtes. Et malgré sa crainte de se retrouver à l’hôpital ces temps-ci, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Se résigner, il faut apprendre ça aussi quand on vieillit.

Monsieur Jean-Marie est revenu à la maison, deux jours avant Noël.
Avec encore quelques reliquats d’une pneumonie sur ses poumons de 93 ans. Confiné en plus dans son appart pour les 14 jours. Jour de Noël et jour de l’an inclus! Triste à mourir, je vous entends.
Vous dire combien il avait hâte de sortir de sa chaumière.
Mais son souffle trop court escamotait encore des mots quand il parlait.
Sa respiration sifflante inquiétait.

« Regarde, j’ai sorti ma canne. Je pensais jamais me servir de ça »
Il me dit ça, avec l’espace d’un sourire dans ses lèvres
et des yeux trempés dans sa sage émotion.
Et la journée même. Avec la confiance de Claire , l’ange de nos beaux vieux,
il décidait ensemble, qu’il valait mieux…hélas et malgré, retourner à l’hôpital.
Pour ne pas mourir étouffer.
Parce que ça, étouffer, ça doit être bien plus terrible que simplement mourir…

À chaque printemps, Jean Marie entaillait ses 4 érables dans le jardin. À chaque saison, quand le soleil réchauffait le pied des arbres à sucre et que la sève montait, monsieur Jean-Marie chaussait ses bottes de caoutchouc. Il partait avec la perforeuse et ses chalumeaux pour aller trouer les érables.
Il savait à part ça, quelles érables il fallait chatouiller
pour leur donner l’envie printanière de couler!
Les plus généreuses!
Les plus amoureuses du soleil du jour et de la gelée, la nuit.
« Celle-là, je l’aime » disait-il en souriant le sucrier de nos beaux vieux!

En cette journée de grosse neige, il est mort le cueilleur d’eau d’érable.

Je vous écris ça avec du chagrin dans les mots.
Mais il faut dire qu’ici…
Ici, on l’apprivoise le chagrin quand le chagrin
c’est pour le mieux pour nos « beaux vieux. »
Et pour monsieur Jean-Marie, son départ aussi rapide, c’est une bonne nouvelle! Partir quand la vie nous fait le cadeau de ne pas pâtir. C’est mieux.
Au jour de l’an, quand nous nous sommes dit « Bonne Année »
dans le cadre de la porte…Il restait la santé à nous souhaiter.
La santé…
Puis avec des mots francs comme du bois d’érable il dit:


« C’est le début de la fin Daniel .
Les clés de mon auto sont dans mon manteau.
Et j’ai du bon sucre à la crème pour Claire et toi dans mon frigo…
»


Un poème comme ça le premier jour de l’année, c’est beau!
Surtout quand il s’agit des derniers plus beaux mots entre deux amis…

Au printemps de la Covid.
Le cueilleur d’eau a entaillé ses érables une dernière fois.
Quand viendra le nouveau temps des sucres après l’hiver.
Le temps d’un meilleur printemps pour nous tous. Sans la peur, espérons-le.
J’entaillerai les 4 belles généreuses du jardin et nous lèverons un verre à la mémoire du cueilleur d’eau d’érable. Et jusqu’à la dernière saison de notre vie, quand viendra le temps des sucres, nous penserons à ce petit bout d’homme extraordinaire.
À ce géant brillant et ce goûteur à fond de la vie.
À cet ingénieur et « patenteux » chez Bombardier.
À ce dévoreur de bouquins jusqu’à mon Dernier Je t’aime qu’il a lu sur sa musique classique. À cet amoureux du Québec.
Ce défenseur de sa langue et de notre culture.
À cet autre bâtisseur qui s’en va…
À monsieur Jean-Marie…le cueilleur d’eau, l’ ami des érables.

Tendresse à ses deux enfants. Sa famille Massicotte.
À sa compagne de table, mademoiselle Monique.
Comme il devait rester dans sa chambre, il avait demandé à la cuisinière de livrer à la centenaire, une carte de souhaits le jour de son 101e anniversaire.
Il savait créer des liens ce cueilleur d’eau sucrée.

Le cueilleur d’eau d’érable, Jean-Marie Massicotte, décédé le samedi 17 janvier 2021 à l’âge de 93 ans. Il résidait à la Villa Saint-Narcisse.

Humain

Le trou de cul en-dessous du bras

5 décembre 2020

Aujourd’hui à 14h, un bon ami de ma sœur et de mon beau-frère partait!
74 ans! C’est pas vieux quand on aime la vie!
Il avait demandé l’aide médicale à mourir.
Un cancer l’a emporté. La décision était sage.
Mais il est parti aussi avec La COVID dans ses poumons.
Attrapée dans l’hôpital qui le soignait. C’est aussi ça la réalité.

Arrêtons nos lamentations pour la cassure de nos rassemblements.
Un peu de résilience dans le bas de Noël! SVP.
Comme dit la vieille centenaire dans le passage.
« Vous étiez pas habitués aux sacrifices vous-autres?
Vous allez l’apprendre de force, comme nos parents l’ont appris. »
C’est ça le plus difficile. De vous arrêter. »

On en demande beaucoup trop au personnel de la santé actuellement.
Ce monde-là est fatigué! Épuisé. Le trou du cul en-dessous du bras.
Près de 7000 personnes sont manquantes actuellement dans le système de santé.
Quand est-ce allons-nous comprendre ça?
Quand notre ado sera hospitalisé pendant le temps des fêtes et qu’il manquera de personnel pour le soigner!
Ou quand on sera seul pour mourir…Parce qu’il manquera une infirmière ou un préposé pour nous prendre la main le soir de Noël…

Salut l’ami…

Humain

Noël au camp RPA

25 novembre 2020

Ne me demandez pas de comprendre l ‘insaisissable plan que nous essayons de nous expliquer en permettant aux ainés des résidences privées d’aller dans les partys dans le temps des fêtes.
Sortir pour aller rencontrer la famille ou des amis, à 10 dans le salon! La danse à 10 à Saint-Dilon! Alors que depuis des mois, nous les empêchons de voir, avec raison, plus d’une personne à la fois dans leur appart!
Je sacre de tout mon coeur.
Il y a quelques jours…
Pour essayer d’oublier l’inconcevable qui me tracasse, j’ai même composé une turlutte à la madame Bolduc pour dénoncer la bombe à retardement! Enfin, je me suis dit qu’il valait mieux chanter à la place de brailler. Mais ça ne passe pas! J’ai le motton pogné dans les amygdales!
Là. Je suis en train de mettre l’air dans la turlutte pour camoufler ma peur de bombe.
Oui, une bombe qui risque de sauter dans la face des RPA au mois de janvier.
Si ce n’est pas avant.
Attention! Je ne dis pas qu’il faut isoler les ainés dans leur appartement.
Je ne dis pas qu’il faut les enfermer dans leur chambre avec leur sapin.
Et voir personne près de la Crèche et des moutons.
Je ne dis pas non plus, qu’il faut cadenasser nos résidences à double tours. Et empêcher les aidants naturels d’entrer. Ni les plus proches.
Je dis rien de ça. Et je dis tout.
Mais. Ce que nous sommes en train de faire actuellement avec les RPA, n’a aucun maudit bon sens! De n’importe quel bord que tu prends ça, ça déchire dans la couture du pas d’allure! Je ne comprends pas le « plan moral » de monsieur Legault et du docteur Arruda quand il est question des fragiles RPA.
Le discours?
On dirait une tranchée dans le temps de la guerre! Sauve qui peut mon vieux!
« Surveillez-toi mon beau vieux pour ne pas te faire attraper par une balle de covid! Ca peut te tuer c’t’affaire-là »
Est-ce que je suis le seul à voir dans les nouvelles que des éclosions explosent présentement dans des RPA au Québec?
Est-ce que je suis le seul à ressentir que des ainés ont peur actuellement ?
Et qu’ils ne vous le diront pas. Mais qu’ils ne veulent pas sortir tant que ça!
Et vous voir en gang! Tant que ça.
Nos beaux vieux! Ils veulent surtout vivre! Et vivre après la plus belle nuit du monde!
Ne sommes nous pas en train de prendre un très grand risque moral avec nos 1000 cas et plus par jour? Glory alléluia Docteur Arruda!
Tout ça pour ne pas sacrifier dans notre vie, UNE sainte nuit. O nuit de paix!
Tout ça pour des bergers qui veulent à tout prix se rassembler!
« Ça bergers assemblons-nous!
Laissons la tout le troupeau qu’il erre à l’aventure! «

Si vous étiez tous des grandes personnes à me lire.
Ou si vous étiez près de moi, vous m’entendriez sacrer comme un gars de chantier.
Avec un noeud dans le gargueton…
Comme Tex Lecor tout seul, dans son Noël au Camp.
« En c’moment, ben
J’ai comme des boules dans gorge pis,,,
Si c’tait pas que c’maudit orgueil
Ben, j’cré ben que j’braillerais »

Onze heures pis aujourd’hui ben, c’est Noël aux RPA…

Humain

La raclée de la vieille toryeuse

18 octobre 2020

Nos dépendances Déco-affectives

19 au 25 octobre 2020
C’est la semaine québécoise de la réduction des déchets!
Ca me fait penser à LA raclée que j’ai mangée un jour dans le passage de notre résidence. Avec sa veste de laine beige sur les épaules. La veste, du temps qu’elle enseignait dans son école à Saint -Adelphe. La vieille de 100 ans prenait sa marche de tous les jours quand elle m’a apostrophé. C’était le vendredi ou les jeunes du Québec et des artistes étaient descendus dans la rue pour réclamer des actions concrètes pour lutter contre les changements climatiques. On parlait des gaz à effet de serre. Des avions dans le ciel. Du gaspillage de nourriture. Des pets de vaches et de notre surconsommation de viande!
Greta Thunberg, faisait sa première apparition à Montréal. Comme à Lourde.

La vieille qui marche les mains dans le dos, n’a pas la langue dans sa poche! Etiquette: la moins gaspilleuse de tous les temps!

Elle m’attendait pour me dire qu’elle n’en revenait pas de voir autant de monde dans les rues! « Tiens! Les gaspilleux avec leurs pancartes sont dans les rues »
Pourquoi vous dites ça?
-Ben! Ca gaspille! Vous faites juste ça gaspiller! Et après ça, vous vous lamentez que la terre est malade! C’est pas la terre qui est malade, c’est le monde qui lui bourre la face de leurs maudites cochonneries!

À grands coups de pied dans le cul bien poliment!

Elle disait que nos générations de gaspilleux enfantaient des producteurs de déchets. Que nous nous contentions jamais!
Qu’il fallait toujours changer nos décors pour être heureux!
Écoeurer de nos divans fleuris et des lampes torchères! On jette!
Tanner de nos comptoirs en faux marbre remplacés par du stainless! Bon débarras!
Plus capables des pointes de diamant dans nos armoires en chêne ! Dehors le bois!
Et de la petite parquèterie de pin qui habillait nos planchers dans les années 70! Out le plancher lustré! On arrache.
Ôte tes bas! Pas de scratchs sur mon plancher mat!
Bienvenue! Génération de thermoplastique et d’acier inoxydable dans les cuisines!

Pas grave. Les sites d’enfouissement sont bourrés. Ils avalent du bon bois.
Et la terre. Gavée de tous nos stores verticaux en faux plastique que nous avons décrochés. Et qui prendront bien, 1000 ans avant de se décomposer!

OK pour la volée! Et pour les promeneux de pancartes.

En revenant dans ma maison, je suis tombé sur une des 1000 émissions de décos et d’abattage de maisons que nous présentons dans nos écrans. Je regardais revoler les dosserets de comptoirs en céramique aztèque.
Les toilettes et les lavabos prenaient le bord dans les containers!
OK! Des fois il faut changer quand la toilette crie à l’aide!
Oui! Quand le divan creuse! Comprenons le bon sens!
Mais si nous nous arrêtions un peu, hein?

Pour célébrer la semaine de réduction des déchets,
on pourrait peut-être réfléchir, rafraîchir, recréer et arrêter de gaspiller!
Slaquons sur le démolissage de nos décors à grands coups de masse!
Nos dépotoirs dégorgent de nos dépendances déco-affectives!

Vieille toryeuse! Pouah!

Humain

Rêve de perruches

27 septembre 2020

Quand je nous écoute parler de ce qui est arrivé et ce qui arrive encore…à nos beaux vieux et nos belles vieilles dans cette pandémie interminable, je tombe vite dans la lune. C’est vrai que je vous en parle souvent des vieux!
Mais j’essaie de comprendre ou est-ce qu’on veut aller?
Promesses. Grands discours sur le vieillissement.
Souvent du n’importe quoi sur des langues entremêlées dans leurs couleurs politiques.

Répétage par-dessus répétage!
Du jacassage de perruches électorales!

Ça nous tenterait pas, un petit examen de conscience sur la valeur que nous accordons au vieillissement?
Ça nous tenterait pas de s’examiner dans le fond? Pendant qu’il faut respirer par le nez et rester chez soi 28 jours pour ne pas répandre le mal aux autres?
Ca nous dirait de repenser à la valeur de devenir vieux dans une société, ou vieillir c’est trouver le moyen de se rajeunir pour fuir cette réalité?

Oui. « Le beau Vieillir » c’est profiter de la VIE! Demeurer dans nos chaudrons.
« Le beau Vieillir » comme Denise à 88 dans son théâtre ou comme Louise à 100 ans dans son char neuf électrique! Une vraie flammèche humaine la Loulou!
C’est beau! C’est beau eux-autres!
« Le beau vieillir »
Couché avec son vieux chum dans un lit. Ouvrir son iPad et regarder des photos du temps ou son corps était découpé comme James Bond dans Skyfall. Rire avec sa vieille blonde du temps de son Université quand elle avait deux gros pamplemousses lousses plantés sur une poitrine recouverte d’une dentelle hyper trouée!
« Le beau vieillir »
Vieillir ensemble! Se voir mourir dans ses yeux. Deux amants.

On veut tous cette chance-là. On appelle ça de la chance, vieillir de même!

Mais vieillir sacrement! C’est aussi la malchance de tomber malade et de chier dans ses culottes. D’avoir des graines de tomates dans un petit filet de bave sur le bord de la bouche parce qu’un AVC nous a frappé dans la nuit de nos 74 ans! Et qu’il faut se faire laver les fesses par une fille du CLSC qui vient nous voir parce que c’est sa job à 17$.

Vieillir dans ton domicile…À tout prix.

C’est aussi oublier de soigner tes deux perruches parce que tes neurones meurent un après l’autre. Tu perds la mémoire. Tu oublies de les nourrir.
Maman est encore capable de vivre toute seule. Ben oui…
La fille du maintien à domicile peut toujours bien pas faire un détour à chaque matin pour nourrir les perruches au bout du rang.
Finalement. La femelle verte est morte.
Et le lendemain, le beau mâle bleu est mort d’ennui.
Mais toi. Tu t’en souviens pas tant que ça d’avoir eu des perruches.
Oublier. C’est aussi ça vieillir.

Vieillir VIEUX dans notre société.
C’est loin d’être la plus belle chose au monde actuellement.
Et pire au temps de la COVID dans une société qui n’aime pas SES vieux!

Mais j’ai rêvé.
Cette nuit, Morphée, le dieu des rêvasses, m’a pris dans ses bras du positif et dans ses mains de l’optimisme.
Un songe dans ses ailes. Notre terre québécoise allait devenir la plus belle place au monde pour élever des enfants et mourir humainement.
Vieillir. Avec le bonheur tatoué dans les plus profondes rides de notre face.
Et une sagesse lumineuse comme Sirius,
l’étoile la plus brillante dans le blanc de nos vieux yeux voilés.
Et pour entendre.
Des puces électroniques invisibles dans le fond de nos tympans élimés.

J’ai rêvé que nous étions capables de bâtir un monde meilleur échafaudé dans le coeur de notre humanité.
J’ai rêvé que nous étions capables de se relever.

J’ai rêvé oui.
Que nous arrêtions de jacasser comme des perruches.
Et qu’on nidifiait ensemble autour d’un grand projet de société.
Nos vieux allaient être les plus heureux du monde entier!
Et les plus vulnérables d’entre eux étaient aux petits oiseaux.
Et comme deux perruches,
le monde des jeunes et celui des vieux devenaient des Inséparables…
Jusqu’à la fin de leurs jours.

actualité

Générations de cul pas éduqués

19 juillet 2020

Proclamons ensemble la dernière semaine…
Comme une pas pire crisse de semaine de cul!
Les grandes dénonciations publiques sur les réseaux sociaux.
Parlons-en.

Nous avons marché sur des œufs tous les jours pour ne pas vexer des connaissances.
Avec raison. Il fallait bien trouver le moyen de respirer et de rester de bonne humeur pareil.
Trouver un gros arbre à quelque part L’entourer avec ses bras.
Rouler sa langue 7 fois. La sortir et lécher toute la zénitude de l’écorce.
Se taire.
Faire ce qu’il faut pour retrouver un peu de paix.
Bien franchement. J’ai eu besoin d’air la semaine dernière.
Pourtant.
J’avais fait l’amour avec mon bois de Saint-Mathieu-du-Parc.
Mais quand je suis revenu. J’ai rouvert mon Instagram et la première chose que je vois, c’est un post de #PenelopeMcQuade. Sur une citation ou c’était écrit:

« Sérieusement les gars, vos pénis nous font vivre beaucoup plus d’indifférence et de mal que le plaisir qu’il nous procure parfois »

Trop gros comme affirmation. Je ne commenterai pas ça.
Je pensais le faire en écrivant à #IsabelleBrais, l’épouse de François Legault. Elle voulait entendre ce que les hommes, les princes comme elle les appelait, avaient à dire sur toutes les dénonciations qui « embarquaient » presque tous les hommes dans le même bateau.

Vous comprendrez que je ne m’étendrai pas non plus sur la vision étroite que nous avons du pénis dans la citation publiée par ma chère Penelope.
Mais si j’avais à écrire à l’épouse du premier ministre, j’aimerais bien savoir elle, ce qu’elle pense de cette citation. Et j’en profiterais aussi pour lui dire de faire penser à son mari premier que…
Que c’est pas avec 5 heures d’éducation sexuelle par année à l’élémentaire et 15 heures au secondaire qu’on va apprendre beaucoup de choses sur le pénis.
Et sur le cerveau des hommes qui commande le pénis.
Et sur celui des femmes qui commande leur vagin.
Sur le sexe solo. En duo. A plus! Sur la porno. Sur la baise. Sur « le faire l’amour. »
Sur le nombre normal et physique d’érections hebdos des hommes.
Sur le consentement. Et sur le NON quand c’est NON.
Sur le mordage. Le grainage. Le « repenti-dégrainage »
Sur le cul, le feu de la chair!

Cinq heures pour les petits. Quinze pour les ados!
Quel excitation pédagogique ai-je! Je bande de réussite!

Avec ces courtes et ridicules périodes d’enseignement sur la sexualité au secondaire,
il ne doit pas rester beaucoup de temps, pour parler je suppose,
du plaisir du cunninlingus et de l’extase d’une fellation. Hon!
Des différences entre les pénis- pornos et les pénis normaux!
Entre une baise consentie et une baise pas consentie. Hon! Hon!

15 heures par année! On peut bien être des innocents!

Les dénonciations. Ok!
Nous avons commencé par la queue.
Maintenant. Commençons par le début! Par la tête.
Et le cœur du problème.
Il serait grand temps que l’éducation sexuelle soit considérée à l’école,
comme une matière première pour parfaire l’humanité.
Après tout. Nous sortons tous d’un vagin. Ou du ventre de la femme.
Y’a matière à réfléchir pour une couple d’heures juste là-dessus!
Le sexe. La matière première qui fait que nous sommes en vie!
Nous apprenons à écrire.
Nous apprenons à compter.
Et nous n’apprenons pas à se toucher. Se concevoir. Baiser et se respecter.
Et nous n’apprenons pas les règles et les valeurs fondamentales des plaisirs sexuels, des jeux sensuelles et érotiques chez l’homme et la femme.

Il est où le problème vous pensez?

Les gars. Les filles. Nous avons manqué d’éducation.
Tous. Pas juste ma génération. Les autres avant. Les suivantes.
Et celle des milléniaux aussi.
Et tous les ceusses… Hon! Qui ont les yeux sur la porno des internets.
Hon! Hon! Hon!

Écoutons-nous ces jours-ci.
Des filles en ont plein le cul. Et avec raison!
Il y a de nombreux arriérés sexuels parmi nous. Et des dangereux aussi.
Oui les gars. Les populaires aussi.
Oui les graineux pas de classe surtout!
Constat.
15 heures par année Isabelle pour construire la sexualité des princes?
15 heures par année Penelope pour décortiquer le pénis des hommes… qui fait plus de mal que de bien!

Si ça ne change pas, nous resterons des attardés.
Pour longtemps à part ça…
Nous demeurerons des générations de cul pas éduquées!

actualité

On est pas des anges personne

11 juillet 2020

Ça c’est l’ange de madame Solange. Une ex! Elle est demeurée avec nous quelques mois. Pas plus. La maladie l’a grugée pour de bon et elle a dû nous quitter madame Solange. En partant, elle nous a demandés de prendre soin de son angelet. Bon! Un spécimen non genré au goût de l’époque! Depuis. Le chérubin quétaine et décapé des cheveux, je le sors à chaque année et je l’assoie sur le bout du tremplin de notre vieille piscine de 50 ans! Une vieille creusée qui fait encore la job! Elle a quelques pertes. Mais en vieillissant , c’est aussi normal ça 😉. Autant chez les hommes que chez les femmes. Des pertes!
Cela dit
Il fait 40o chez-moi. Chaud et humide.
Et je me baigne avec le bébé archange de madame Solange. Et je me trouve chanceux de l’avoir entre mes jambes pour continuer de protéger l’appareil de « mon hommerie ». Les effets de l’appareil qui font virer parfois…des hommes en prédateur. Et qui font tant de mal actuellement à des femmes qui en dévoilent les lourds secrets sur les réseaux sociaux.
C’est dur à lire.
Mais on est pas des anges personne…

Humain Humain

La page 250

14 juin 2020

Il y a des moments dans la vie qui sont plus marquants que d’autres… Comme le lancement d’un premier roman…Et c’est ce qui s’est produit dans ma vie cette semaine. Je vous en parle.
Mercredi le 10 juin 2020.
Je me souviendrai longtemps de cette fois. Quand j’étais dans mon salon sur la rue principale de mon village. Assis sur le vieux banc de piano dans l’histoire du roman. Oui le banc de la demande en mariage d’Oscar à Rita. Là pour annoncer sur ma page FACEBOOK la sortie officielle de mon premier roman avec les éditions Librex.
Le Dernier Je t’aime.

La pandémie historique que nous traversons nous a obligés à recréer les choses. À repenser nos manières de faire. À s’adresser à des gens que nous ne voyons pas mais qui sont au bout de leurs appareils pour nous regarder et nous entendre. C’est ce que j’ai fait ce soir-là. Je parlais tout seul dans mon salon. Ma langue dérapait aussi. Moi qui aime le public. Le public m’alimente et m’allume. Il fallait oublier ça. Alors je me suis imaginé un public. Pour y arriver, j’ai décidé de bricoler des humains en chaînes avec des feuilles de papier blanc. Puis en découpant mes invités en papier, je me suis rendu compte que je bricolais juste en blanc. Toujours en blanc. Je découpais tout ça devant la télévision qui jouait et qui montrait les images des funérailles de George Floyd, tué à Minneapolis par un policier blanc qui l’a étouffé avec son genoux.
Conséquences d’un racisme qui poignarde toujours l’humanité. Notre humanité.

Puis.
Je relisais une ligne de mon roman à la page 250…Ou je parlais de Martin Luther King et de sa mort survenue deux mois avant celle de Rita. En avril 1968. Et je me disais en bricolant…
Crime! Ca fait 52 ans de ça et nous en sommes encore en train de se battre en plein jour et de bafouer notre semblable parce que sa peau est de la couleur du ciel qui fait briller les étoiles. Et je sacre encore. Je suis désolé.
C’est là que j’ai décidé d’arrêter de bricoler en blanc et de découper en noir.
J’ai déposé sur la queue de mon piano des humains en papier noir et des humains en papier blanc. Vous-autres. Je collais des blancs avec des noirs. Et je me suis promis de ne plus jamais bricoler dans ma tête, des humains avec seulement le papier blanc. Il est grand temps de se bricoler un monde en blanc et en noir et d’apprendre à se recréer!

Et je vous imagine encore dans ma tête pour recréer le monde…

Maintenant. Permettez-moi, une toute dernière fois, promis! De vous repartager ma vidéo de lancement pour remercier, cette fois-là, les équipes de FYVE MÉDIA et SHOP STUDIO. Et de tout coeur les artistes et les artisans de cette exceptionnelle production pour recréer un lancement de livre.
Les images. La musique. La voix de Roxanne…Tout!

Vidéo de lancement du roman de Daniel O Brouillette. Le Dernier Je t’aime


Je regarde ça.
C’est tout simplement tendre et admirablement beau…
Merci Yan ,Nathalie, Roxane, Vincent et Yannick.

Je vous aime.
Et ce n’est pas le dernier je t’aime que je vous écris…

actualité Humain

Le Dernier Je t’aime

7 juin 2020

Un premier roman pour Daniel Brouillette

François Houde

FRANÇOIS HOUDE. Le NouvellisteTROIS-RIVIÈRES —

Daniel Brouillette est bien connu pour ses implications dans la région et également son long parcours dans les médias tant en Mauricie qu’à l’extérieur. Le retrouver aujourd’hui comme écrivain pour un premier roman intitulé Le dernier je t’aimepeut être une surprise pour certains mais pour d’autres qui le connaissent bien, une suite logique de son parcours.

L’ouvrage est un roman à forte teneur autobiographique puisque le Narcissois y raconte les dix-huit mois de la maladie puis le décès de sa propre mère en 1969 alors que lui n’avait que 9 ans. Les souvenirs, souvent douloureux mais également lumineux, sont évoqués à travers le regard de l’enfant qu’il était. Derrière l’histoire d’amour familial se dessine également la vie typique d’un village mauricien d’il y a plus d’un demi siècle.

C’est un livre qui a occupé le nouveau-venu en littérature pendant quatre ans avec une dernière année plus intense pour donner au récit sa forme ultime qu’il présentera à partir du 10 juin, date officielle du lancement. 

«J’ai appris à écrire, clame modestement Daniel Brouillette, en travaillant notamment étroitement avec Christiane Asselin chez Libre Expression. Je ne suis pas un connaisseur des mots, bien que je prenne grand plaisir à ciseler les phrases, mais je voulais que mon roman fasse appel aux cinq sens du lecteur. Je voulais que ça sente, que ça goûte, qu’on voit les couleurs.»

Il a entrepris de raconter cette histoire pour son propre plaisir. «Tant de gens m’ont parlé de ma mère à travers les années et comme elle est décédée alors que j’étais bien jeune, mes souvenirs n’étaient pas toujours très nets. Je suis parti d’anecdotes que m’ont raconté de ses proches, de mes propres souvenirs et j’en ai inventé une partie tout en restant conforme à ce que je savais de la réalité. Tout n’est pas vrai mais tout n’est pas faux. J’ai romancé les choses pour offrir un récit intéressant et cohérent. Je me suis habité à neuf ans et j’ai emprunté les yeux et le cœur de ma mère, également.»

D’où vient cette volonté de raconter tout ça aujourd’hui, alors qu’il vient de passer le cap de la soixantaine? «Ma mère est morte jeune, au milieu de la quarantaine et quand j’ai passé cet âge moi-même, j’ai beaucoup pensé à elle; les sept enfants qu’elle a laissés derrière, sa souffrance qui a marqué ma mémoire mais aussi l’amour de mes parents l’un pour l’autre. J’ai eu envie de raconter tout ça parce que j’avais là une histoire riche et que j’ai toujours eu envie d’écrire; j’ai même rédigé un roman que je n’ai jamais publié dans ma vingtaine.»

Il offre dans ce bouquin l’image d’un autre siècle qui apparaît carrément comme un autre monde avec une médecine nettement moins outillée pour affronter le cancer, si terrible déjà que le seul mot était tabou sur la côte du Troisième Rang à Saint-Narcisse. Profondément attaché à son village natal qu’il habite toujours, Daniel Brouillette dessine les contours de la ruralité des années 60 avec bienveillance. 

Le récit des souffrances maternelles que la science d’alors était impuissante à atténuer fait forcément réfléchir à la pertinence de l’aide médicale à mourir désormais accessible. C’est un sujet que Daniel Brouillette a senti le besoin d’affronter dans son livre. «Ma mère disait vouloir mourir dans ses derniers temps tellement la souffrance était grande. Je me suis évidemment posé la question à savoir si elle aurait demandé l’aide médicale à mourir. Pendant la rédaction du roman, mon beau-frère, lui, l’a demandée. Ça a nourri ma réflexion et en écrivant, il est devenu très clair que je voulais aborder cette question.»

«Il n’a jamais été question d’écrire simplement un roman pour divertir. Je voulais qu’il contienne une réflexion sociale, que les gens soient interpellés sur des questions qui nous concernent tous. Est-ce que, moralement, la souffrance terrible qu’a été celle de ma mère était nécessaire?»

Questionné à savoir si tisonner des souvenirs, parfois douloureux, a pu lui permettre de faire la paix avec certains aspects de son enfance, Daniel Brouillette hésite. «Est-ce que ça m’a permis de régler des choses? Je dirais que oui. Quand j’ai écrit sur les derniers moments de ma mère, j’ai vraiment plongé dans des souvenirs douloureux et j’ai pleuré ma vie. L’objectif n’était pas de faire pleurer les gens mais personnellement, en toute honnêteté, je ne pouvais pas ne pas affronter cette peine de front. Je n’ai pas encore mesuré tout ce que ça m’a apporté profondément, mais ça m’a fait du bien.»

Dans Le dernier je t’aime, la peine n’est jamais esseulée. Elle a pour compagne ses contreparties, pas forcément nommées mais indubitablement présentes : l’amour filial, celui d’un couple, la bienveillance de tout un village, les réjouissances traditionnelles, la musique, omniprésente. «J’aime explorer aussi bien l’extrêmement doux que l’extrêmement dur, dit l’auteur. L’un ne va pas sans l’autre, je pense.»

«C’est vrai que je m’aventure à des endroits en sachant que ça pourrait écorcher des gens mais je veux être fidèle à moi-même. Je n’ai pas écrit un roman pour le plaisir éphémère de lire une histoire oubliée une fois le livre fermé. Je me suis mis à la place du lecteur pour offrir un roman que j’aurais aimé lire.» 

Dans les circonstances que nous ne connaissons que trop bien, Le dernier je t’aime connaîtra un lancement hors normes. C’est sur la page Facebook de Daniel Brouillette qu’on pourra y assister le mercredi 10 juin à 19 h alors qu’il présentera en direct des extraits de son bouquin accompagnés de chansons puisque la musique est un élément de la vie de la famille qu’il décrit. 

Le bouquin sera disponible dans toutes les librairies de même qu’en ligne sur leslibraires.ca d’où chacun pourra le commander par l’intermédiaire de la librairie de son choix. 

Certains s’étonneront de voir que le livre est identifié à Daniel O. Brouillette. C’est simplement qu’un autre Daniel Brouillette est un auteur jeunesse bien établi et que le Narcissois voulait éviter la confusion. Pourquoi O? O comme Oscar, le prénom de son père. Les liens du sang sont indélébiles chez les Brouillette.


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