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Lettre à mon grand-père

7 août 2021

Mercredi 17 septembre 2042

Cher grand-papa,

J’espère que ca va bien.
Et que tu prends toujours bien soin de Stella, ton perroquet.
L’oiseau que tu as acheté après le décès de grand-maman.

Tu lui as donné le nom de grand-maman pour te souvenir d’elle.
Tu te sens moins seul. Tu peux jaser avec ta Stella!

Je t’envoie ce message via mon Graphorobo. Graph! Pour les intimes. Branché sur notre WIFI NitroQuam, il capte ma pensée. Corrige mes imperfections de langage et suggère des figures de style quand j’écris! Il imprime ce que je pense et me suggère même des interrogations. Génial!

Grand-papa. Comme tu sais, j’ai débuté mon université primaire depuis 2 semaines. Dans mon cours des langues anciennes, madame Katsitsano’ron nous a demandés d’écrire une lettre en langue française. Comme dans votre temps. Le français écrit est disparu depuis belle lurette, mais bon. C’est toujours utile de s’en rappeler un peu pour connaître l’évolution de cette langue que nous ne pratiquons plus.
En plus. C’est un devoir qui va compter à la fin de mon bacc élémentaire. Je vais m’appliquer.

Aujourd’hui dans notre cours HISTORIQUE 2000, le professeur nous a parlés de la grande pandémie des années 2020. Dans ton temps! Dans ton ancien temps! J’ai pensé t’écrire là-dessus.

Monsieur Moutani-robot45, nous racontait qu’au début du 21e siècle, notre monde avait vécu une grave pandémie. Et qu’il a fallu deux vaccins et même trois pour enrayer ce fléau mondiale. Il nous disait qu’une faible partie de la population avait hésité à se faire vacciner. De ces gens-là, il y en a qui croyait que le vaccin était une invention du diable. Mauvais. Et qu’il pouvait contenir une espèce de puce électronique insérée à l’intérieur, pour diriger toute la population de la terre.

Je ris fort grand-papa! La marijuana n’était certainement pas de bonne qualité dans votre temps pour qu’ils arrivent à des conclusions de vers de terre comme ça.

Ils pensaient même que la pandémie était une invention des gouvernements de la terre. Que le virus avait été inventé pour éliminer la population la plus faible comme les vieilles personnes malades. Ou les handicapés. À cause de leurs doutes, l’éradication du virus avait été très difficile. Et qu’en dépit de tout ca, des gens mouraient. Et même des jeunes de mon âge y auraient laissé leur peau à cause d’un variant mortel à la 5 e vague. Parce qu’il y aurait eu jusqu’à 5 vagues de la COVID-19 avant que ce virus disparaisse pour de bon; et que la population retrouve une vie plus normale.

Pas croyable grand-papa que tu aies vécu tout ça. Comment avez-vous fait?

Graph ne veut pas que je te pose cette question-là. Il pense que je te mettrai mal à l’aise. Mais je veux te la poser quand même.
Dis- moi grand-papa?
Toi, est-ce que tu t’es fait vacciner dans le temps?

Maman me dit qu’elle ne le sait pas.
Elle m’apprend aussi que grand-maman que je n’ai pas connue, serait décédée dans ces années-là.
Maman me dit que c’est suite à une très mauvaise grippe.
Grand-papa…
Tu veux me parler de grand-maman Stella un petit peu ?
Pourquoi elle est morte grand-maman Stella?
Certainement pas à cause du virus hein?
Parce que j’imagine que tu étais vacciné grand-papa?

Si tu peux me répondre grand-papa,
Graph traduira ta lettre pour que je puisse la lire.

À bientôt grand papa!
Hâte de revoir ta belle Stella!

Leinad, ton petit fils.

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La guêpe et le taon

27 juillet 2021

Conte interdit.

LA GUÊPE ET LE TAON

Il était une fois une guêpe et un taon qui avait décidé de s’envoyer en l’air dans un jardin idyllique de la Suède. Un taon pas plus beau qu’un autre taon. Juste plus fanfaron que les autres!
Et la guêpe. Une reine!
Une taille de rêve pour faire raidir le dard d’un taon le plus ordinairement beau du monde. Cela dit. Ils ont eu beaucoup de plaisir . Un sur l’autre. Lui derrière elle. Kamasutra d’insectes consentants dans le fond du jardin d’Eden.

Dans ce merveilleux monde des taons et des jeunes guêpes, les sensations cellulaires existent. Les insectes émettent des ondes avec les battements de leurs ailes.
C’est avec ça qu’ils communiquent entre eux. Ils fabriquent même des images qu’ils échangent parfois. Comme les humains le font quand ils demandent la permission.
Mais comme chez les humains aussi. Il existe des mâles « taons cons ». Des taons qui se servent de leurs sensations cellulaires pour capter leurs prouesses sexuelles.
Puis. À l’insu de leur partenaire.
Ils font parvenir les clichés interdits et intimes à leur colonie de taons-tons.

C’est ce qui est arrivé dans ce conte interdit.

Ah! La guêpe ne reniait pas du tout le plaisir qu’elle avait eu avec le jeune taon. Mais la pauvre. Elle ne savait pas qu’une photo d’elle, circulait dans tous les jardins privés de la forêt.

Ainsi. La photo interdite voyageait sur les réseaux sociaux des bibittes.
Pensons que des taons expulsaient leur venin en regardant le cliché de la belle nue.
Se faisant des commentaires entre eux.
Sur la taille de la belle reine en devenir.
Et sur ses deux grosses glandes de chaque côté de son corps.
On ne sait pas tout ce que les taons racontaient… Mais.
Mais entre eux, imaginons qu’ils silaient les affaires les plus cochonnes.
Et souvent les plus dégradantes sur la jeune guêpe.

Puis le jeune taon s’est fait prendre les ailes baissées.

Il a avoué sa faute. Accusé.
La guêpe voulait lui arracher le dard du ventre tellement elle était en colère.
Le taon regrettait tellement d’avoir fait ça. Lui qui était vu comme un insecte bien élevé. Un taon en forme. Un sportif de première classe dans son nid!
Il l’a juste échappé cette fois-là. Jeune écervelé dit-on.
Il s’en voulait tellement d’avoir commis ce crime-là.
Un crime oui! Dans le monde des insectes, ça ne passe pas!
C’est vrai. Il y a des guêpes qui se sortent du piège souffrant de la honte.
Mais Il y en a d’autres qui ne s’en sortent jamais.

Dans cette histoire , la guêpe est devenue tellement triste quelle a perdu toute confiance en elle.
Elle a perdu sa taille de guêpe tellement elle bouffait de rage, ses émotions dans les jardins de la ville.
Elle ne s’aimait plus.
Et quand on ne s’aime plus chez les guêpes, on n’aime plus nos semblables.
Comme chez les humains, il arrive de se dévorer les uns les autres.
Mademoiselle n’avait même plus le goût de manger les insectes nuisibles.
De travailler le jour, pour éliminer les pucerons.
Elle n’envisageait même plus d’être la reine de sa colonie.
Elle s’est mise à détester toutes les guêpes du jardin.
Méfiante. Elle craignait les insectes mâles comme la peste.
Croyant qu’elle pouvait se faire avoir une autre fois par un bourdon malicieux.
Ou un autre taon con.
Ne voyant plus rien de bon autour d’elle.
La guêpe s’est mise à vrombir juste de l’anxiété.
Espérant même que l’hiver arrive au plus vite pour enfin mourir.
Parce qu’elles meurent les guêpes en hiver.

Dans cette histoire, le taon lui , espérait que le temps arrangerait les choses.
Surprise! Il a été repêché dans un jardin botanique de Montréal. Un chef-bourdon zélé, a cru que c’était une bonne idée de le choisir immédiatement dans leur maison.
Avec cet argent, promettait-il, le taon pourra se payer les meilleurs bourdons et libellules thérapeutes pour guérir ses pulsions. Et pour apprendre aussi à se pardonner.
Puis un jour.
Derrière une baie vitrée, les visiteurs le regarderont et admireront ses performances d’insecte-athlète.
Tout le monde l’applaudira comme une vedette.
Il sera devenu un bon taon.

Et c’est ainsi que se termine le conte interdit de la guêpe et le taon.

Mais…
Il était une fois une guêpe…

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La journée du lendemain de la journée de la femme

10 mars 2021

La journée Internationale du droit des femmes est passée. Bon! Cette journée-la est née il y a 100 ans. Comme elles en ont fait du chemin les femmes, depuis…
Depuis! Comme si c’était délivrant de se dire que la condition féminine a évolué!Que le fossé de l’inégalité entre les femmes et les hommes rapetisse! Et que nous les gars, nous avons à se péter les bretelles pour ça je suppose? Parce que, nous aurions contribué à laisser plus de place pour qu’elles évoluent les femmes. Nous comprenons plus.
Parce que notre mentalité masculine a évolué! Je me tords moi-même en écrivant ça.

Évolués oui.

Ils ont tellement évolué les hommes. Tellement depuis les hommes de cavernes! Que les poilus ont oublié qu’ils ont été formés dans un utérus et portés par une femme! Les tatas inguérissables aux odeurs préhistoriques vous diront que les femmes ont dû être fécondées par un homme avant! La théorie des tatas-sapiens reposerait sur l’œuf ou la poule pour expliquer leur priorité dans l’évolution humaine!
Tata dans le noeud du nombril jusqu’à la mort.

En ce lendemain de la journée des femmes, je me suis dit tiens: C’est le temps d’en parler de la journée d’hier! Personne va lire ça avec grand intérêt. C’est passé! On fait juste ça souligner!
Avec nos grandes réflexions et nos garderies qui manquent de places.
Avec toutes ces éducatrices mal payées!
Avec nos grandes réflexions et les maisons pour femmes battues qui manquent d’argent. Et son personnel féminin sous payé.
Avec nos grandes réflexions et ces femmes qui gagnent toujours moins que les hommes! Avec nos grandes réflexions et ces femmes en grande majorité qui torchent à pas cher les hommes dans les CHSLD!
Les soldates de la pandémie que nous devons saluer!
Avec nos grandes réflexions et nos belles pensées pour ces femmes qui sont toujours plus des éducatrices dans les écoles.
Des mamans à la maison. Des dévouées. Des épouses. Des amantes.
Et parmi elles, des battues. Et des tuées.
Toutes ces femmes mal rémunérées que je n’ose nommer.
Ben oui…
La journée du droit des femmes existe pour nous donner bonne conscience.
Pour permettre à certains politiciens d’énoncer des galants témoignages spinnés dans nos médias.

Les plus féministes mâles dénoncent fort!
Ils souhaitent l’égalité et reconnaissent les injustices. C’est beau les gars.
Mais Daniel . Il faut oublier la création d’une charte universelle du droit internationale des femmes. Les femmes ne peuvent pas avoir les mêmes droits dans tous les pays du monde! Le voile. Sans voile.
Les religions. Oui les religions.
À Rome, une femme ne sera jamais Pape!
Et dans de nombreuses régions du monde, une femme ne peut pas sortir sans le consentement du mari.
Juste d’écrire ça.
Ca résonne toujours…le temps des hommes de cavernes!

Le lendemain de la journée Internationale du droit des femmes devrait nous rappeler que la veille, il s’est rien passé de grand.
Que nous oublions encore et encore…
Que les hommes ne seraient jamais sortis du ventre des femmes si elles n’avaient pas poussé!

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La graine qui tue

10 mars 2021

Faut pas juste se parler les gars.
Faut s’examiner le sac pour savoir s’il n’y pas quelque chose de trop pesant dedans!
En attendant le prochain drame, parce qu’il y en aura un autre…
Parlons nous du pouvoir de la graine qui pousse l’amour malade, à tuer une femme!

En attendant le prochain drame, parce qu’il y en aura un autre…
Et parce que les maisons pour femmes battues, tristement débordent.
Le premier ministre Francois Legault a débuté son point de presse dernièrement, en nous interpelant, nous-autres les gars, sur la violence conjugale. Il faisait référence au drame de trop, qui a eu lieu dans la petite municipalité de Ste-Sophie. Encore une maudite fois, un gars violent dans la tête et jaloux dans le sang, a vargé mortellement à grands coups de hache, sur son ex et sur son ex-belle-mère.

L’heure devient toujours plus grave après le dernier drame.

Toujours plus grave que le dernier. Le premier ministre demande, à nous-autres les gars, de se parler pour que ça arrête. Y’a même une campagne promotionnelle qui tourne dans les télés et les radios. « Les gars, faut que ça arrête! ».
L’autre soir je regardais la troublante et prenante télésérie Toute la Vie à Radio Canada. Une jeune fille de 16 ans, enceinte, venait de manger une volée par son tordu de chum de 18 ans, les yeux affilés comme des couteaux de boucherie pour la posséder. Ne pouvant pas vivre sans son amoureux violent, Daphnée quitte la résidence pour jeunes filles enceintes, ou elle était en sécurité, pour se retrouver dans les bras du gars au regard de lames affilées!

Je regardais cette émission-là et j’ai dit à Claire: « On imagine encore en 2021, des jeunes gars frapper et tuer leur blonde! »

Mais, ça vient d’où cette violence-la?

Je me suis un peu perdu dans ma tête à me demander si il n’y avait pas quelque chose qui ferait détraquer le cervelet mâle par un gêne défectueux, agissant dans la graine de certains gars.
La violence masculine ne peut pas être juste éducationnelle. Générationnelle. Émotionnelle.
Elle doit bien venir de quelque part cette rage masculine de tuer les femmes.
Est-ce que la violence serait comme la rage, transmissible?
Est-ce que la violence masculine a quelque chose à voir avec le pénis?
Aurions-nous quelque chose dans les testicules qu’il faut traiter? Y’aurait-il dans la poche de certains gars, une sorte de levure de jalousie qui pousse à l’agressivité?
Il vient d’où ce pouvoir de détruire une femme?

Tant de questions…

Faut pas juste se parler les gars! Faut s’examiner le sac pour savoir s’il n’y pas quelque chose de trop pesant dedans! En attendant le prochain drame, parce qu’il y en aura un autre…

Parlons nous du pouvoir de la graine qui pousse l’amour malade, à tuer une femme!

La question: Es-tu un homme malade? Malade de la graine qui tue!

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Générations de cul pas éduqués

19 juillet 2020

Proclamons ensemble la dernière semaine…
Comme une pas pire crisse de semaine de cul!
Les grandes dénonciations publiques sur les réseaux sociaux.
Parlons-en.

Nous avons marché sur des œufs tous les jours pour ne pas vexer des connaissances.
Avec raison. Il fallait bien trouver le moyen de respirer et de rester de bonne humeur pareil.
Trouver un gros arbre à quelque part L’entourer avec ses bras.
Rouler sa langue 7 fois. La sortir et lécher toute la zénitude de l’écorce.
Se taire.
Faire ce qu’il faut pour retrouver un peu de paix.
Bien franchement. J’ai eu besoin d’air la semaine dernière.
Pourtant.
J’avais fait l’amour avec mon bois de Saint-Mathieu-du-Parc.
Mais quand je suis revenu. J’ai rouvert mon Instagram et la première chose que je vois, c’est un post de #PenelopeMcQuade. Sur une citation ou c’était écrit:

« Sérieusement les gars, vos pénis nous font vivre beaucoup plus d’indifférence et de mal que le plaisir qu’il nous procure parfois »

Trop gros comme affirmation. Je ne commenterai pas ça.
Je pensais le faire en écrivant à #IsabelleBrais, l’épouse de François Legault. Elle voulait entendre ce que les hommes, les princes comme elle les appelait, avaient à dire sur toutes les dénonciations qui « embarquaient » presque tous les hommes dans le même bateau.

Vous comprendrez que je ne m’étendrai pas non plus sur la vision étroite que nous avons du pénis dans la citation publiée par ma chère Penelope.
Mais si j’avais à écrire à l’épouse du premier ministre, j’aimerais bien savoir elle, ce qu’elle pense de cette citation. Et j’en profiterais aussi pour lui dire de faire penser à son mari premier que…
Que c’est pas avec 5 heures d’éducation sexuelle par année à l’élémentaire et 15 heures au secondaire qu’on va apprendre beaucoup de choses sur le pénis.
Et sur le cerveau des hommes qui commande le pénis.
Et sur celui des femmes qui commande leur vagin.
Sur le sexe solo. En duo. A plus! Sur la porno. Sur la baise. Sur « le faire l’amour. »
Sur le nombre normal et physique d’érections hebdos des hommes.
Sur le consentement. Et sur le NON quand c’est NON.
Sur le mordage. Le grainage. Le « repenti-dégrainage »
Sur le cul, le feu de la chair!

Cinq heures pour les petits. Quinze pour les ados!
Quel excitation pédagogique ai-je! Je bande de réussite!

Avec ces courtes et ridicules périodes d’enseignement sur la sexualité au secondaire,
il ne doit pas rester beaucoup de temps, pour parler je suppose,
du plaisir du cunninlingus et de l’extase d’une fellation. Hon!
Des différences entre les pénis- pornos et les pénis normaux!
Entre une baise consentie et une baise pas consentie. Hon! Hon!

15 heures par année! On peut bien être des innocents!

Les dénonciations. Ok!
Nous avons commencé par la queue.
Maintenant. Commençons par le début! Par la tête.
Et le cœur du problème.
Il serait grand temps que l’éducation sexuelle soit considérée à l’école,
comme une matière première pour parfaire l’humanité.
Après tout. Nous sortons tous d’un vagin. Ou du ventre de la femme.
Y’a matière à réfléchir pour une couple d’heures juste là-dessus!
Le sexe. La matière première qui fait que nous sommes en vie!
Nous apprenons à écrire.
Nous apprenons à compter.
Et nous n’apprenons pas à se toucher. Se concevoir. Baiser et se respecter.
Et nous n’apprenons pas les règles et les valeurs fondamentales des plaisirs sexuels, des jeux sensuelles et érotiques chez l’homme et la femme.

Il est où le problème vous pensez?

Les gars. Les filles. Nous avons manqué d’éducation.
Tous. Pas juste ma génération. Les autres avant. Les suivantes.
Et celle des milléniaux aussi.
Et tous les ceusses… Hon! Qui ont les yeux sur la porno des internets.
Hon! Hon! Hon!

Écoutons-nous ces jours-ci.
Des filles en ont plein le cul. Et avec raison!
Il y a de nombreux arriérés sexuels parmi nous. Et des dangereux aussi.
Oui les gars. Les populaires aussi.
Oui les graineux pas de classe surtout!
Constat.
15 heures par année Isabelle pour construire la sexualité des princes?
15 heures par année Penelope pour décortiquer le pénis des hommes… qui fait plus de mal que de bien!

Si ça ne change pas, nous resterons des attardés.
Pour longtemps à part ça…
Nous demeurerons des générations de cul pas éduquées!

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On est pas des anges personne

11 juillet 2020

Ça c’est l’ange de madame Solange. Une ex! Elle est demeurée avec nous quelques mois. Pas plus. La maladie l’a grugée pour de bon et elle a dû nous quitter madame Solange. En partant, elle nous a demandés de prendre soin de son angelet. Bon! Un spécimen non genré au goût de l’époque! Depuis. Le chérubin quétaine et décapé des cheveux, je le sors à chaque année et je l’assoie sur le bout du tremplin de notre vieille piscine de 50 ans! Une vieille creusée qui fait encore la job! Elle a quelques pertes. Mais en vieillissant , c’est aussi normal ça 😉. Autant chez les hommes que chez les femmes. Des pertes!
Cela dit
Il fait 40o chez-moi. Chaud et humide.
Et je me baigne avec le bébé archange de madame Solange. Et je me trouve chanceux de l’avoir entre mes jambes pour continuer de protéger l’appareil de « mon hommerie ». Les effets de l’appareil qui font virer parfois…des hommes en prédateur. Et qui font tant de mal actuellement à des femmes qui en dévoilent les lourds secrets sur les réseaux sociaux.
C’est dur à lire.
Mais on est pas des anges personne…

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Le Dernier Je t’aime

7 juin 2020

Un premier roman pour Daniel Brouillette

François Houde

FRANÇOIS HOUDE. Le NouvellisteTROIS-RIVIÈRES —

Daniel Brouillette est bien connu pour ses implications dans la région et également son long parcours dans les médias tant en Mauricie qu’à l’extérieur. Le retrouver aujourd’hui comme écrivain pour un premier roman intitulé Le dernier je t’aimepeut être une surprise pour certains mais pour d’autres qui le connaissent bien, une suite logique de son parcours.

L’ouvrage est un roman à forte teneur autobiographique puisque le Narcissois y raconte les dix-huit mois de la maladie puis le décès de sa propre mère en 1969 alors que lui n’avait que 9 ans. Les souvenirs, souvent douloureux mais également lumineux, sont évoqués à travers le regard de l’enfant qu’il était. Derrière l’histoire d’amour familial se dessine également la vie typique d’un village mauricien d’il y a plus d’un demi siècle.

C’est un livre qui a occupé le nouveau-venu en littérature pendant quatre ans avec une dernière année plus intense pour donner au récit sa forme ultime qu’il présentera à partir du 10 juin, date officielle du lancement. 

«J’ai appris à écrire, clame modestement Daniel Brouillette, en travaillant notamment étroitement avec Christiane Asselin chez Libre Expression. Je ne suis pas un connaisseur des mots, bien que je prenne grand plaisir à ciseler les phrases, mais je voulais que mon roman fasse appel aux cinq sens du lecteur. Je voulais que ça sente, que ça goûte, qu’on voit les couleurs.»

Il a entrepris de raconter cette histoire pour son propre plaisir. «Tant de gens m’ont parlé de ma mère à travers les années et comme elle est décédée alors que j’étais bien jeune, mes souvenirs n’étaient pas toujours très nets. Je suis parti d’anecdotes que m’ont raconté de ses proches, de mes propres souvenirs et j’en ai inventé une partie tout en restant conforme à ce que je savais de la réalité. Tout n’est pas vrai mais tout n’est pas faux. J’ai romancé les choses pour offrir un récit intéressant et cohérent. Je me suis habité à neuf ans et j’ai emprunté les yeux et le cœur de ma mère, également.»

D’où vient cette volonté de raconter tout ça aujourd’hui, alors qu’il vient de passer le cap de la soixantaine? «Ma mère est morte jeune, au milieu de la quarantaine et quand j’ai passé cet âge moi-même, j’ai beaucoup pensé à elle; les sept enfants qu’elle a laissés derrière, sa souffrance qui a marqué ma mémoire mais aussi l’amour de mes parents l’un pour l’autre. J’ai eu envie de raconter tout ça parce que j’avais là une histoire riche et que j’ai toujours eu envie d’écrire; j’ai même rédigé un roman que je n’ai jamais publié dans ma vingtaine.»

Il offre dans ce bouquin l’image d’un autre siècle qui apparaît carrément comme un autre monde avec une médecine nettement moins outillée pour affronter le cancer, si terrible déjà que le seul mot était tabou sur la côte du Troisième Rang à Saint-Narcisse. Profondément attaché à son village natal qu’il habite toujours, Daniel Brouillette dessine les contours de la ruralité des années 60 avec bienveillance. 

Le récit des souffrances maternelles que la science d’alors était impuissante à atténuer fait forcément réfléchir à la pertinence de l’aide médicale à mourir désormais accessible. C’est un sujet que Daniel Brouillette a senti le besoin d’affronter dans son livre. «Ma mère disait vouloir mourir dans ses derniers temps tellement la souffrance était grande. Je me suis évidemment posé la question à savoir si elle aurait demandé l’aide médicale à mourir. Pendant la rédaction du roman, mon beau-frère, lui, l’a demandée. Ça a nourri ma réflexion et en écrivant, il est devenu très clair que je voulais aborder cette question.»

«Il n’a jamais été question d’écrire simplement un roman pour divertir. Je voulais qu’il contienne une réflexion sociale, que les gens soient interpellés sur des questions qui nous concernent tous. Est-ce que, moralement, la souffrance terrible qu’a été celle de ma mère était nécessaire?»

Questionné à savoir si tisonner des souvenirs, parfois douloureux, a pu lui permettre de faire la paix avec certains aspects de son enfance, Daniel Brouillette hésite. «Est-ce que ça m’a permis de régler des choses? Je dirais que oui. Quand j’ai écrit sur les derniers moments de ma mère, j’ai vraiment plongé dans des souvenirs douloureux et j’ai pleuré ma vie. L’objectif n’était pas de faire pleurer les gens mais personnellement, en toute honnêteté, je ne pouvais pas ne pas affronter cette peine de front. Je n’ai pas encore mesuré tout ce que ça m’a apporté profondément, mais ça m’a fait du bien.»

Dans Le dernier je t’aime, la peine n’est jamais esseulée. Elle a pour compagne ses contreparties, pas forcément nommées mais indubitablement présentes : l’amour filial, celui d’un couple, la bienveillance de tout un village, les réjouissances traditionnelles, la musique, omniprésente. «J’aime explorer aussi bien l’extrêmement doux que l’extrêmement dur, dit l’auteur. L’un ne va pas sans l’autre, je pense.»

«C’est vrai que je m’aventure à des endroits en sachant que ça pourrait écorcher des gens mais je veux être fidèle à moi-même. Je n’ai pas écrit un roman pour le plaisir éphémère de lire une histoire oubliée une fois le livre fermé. Je me suis mis à la place du lecteur pour offrir un roman que j’aurais aimé lire.» 

Dans les circonstances que nous ne connaissons que trop bien, Le dernier je t’aime connaîtra un lancement hors normes. C’est sur la page Facebook de Daniel Brouillette qu’on pourra y assister le mercredi 10 juin à 19 h alors qu’il présentera en direct des extraits de son bouquin accompagnés de chansons puisque la musique est un élément de la vie de la famille qu’il décrit. 

Le bouquin sera disponible dans toutes les librairies de même qu’en ligne sur leslibraires.ca d’où chacun pourra le commander par l’intermédiaire de la librairie de son choix. 

Certains s’étonneront de voir que le livre est identifié à Daniel O. Brouillette. C’est simplement qu’un autre Daniel Brouillette est un auteur jeunesse bien établi et que le Narcissois voulait éviter la confusion. Pourquoi O? O comme Oscar, le prénom de son père. Les liens du sang sont indélébiles chez les Brouillette.

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Dix milles

27 mai 2020

On cherche 10 000 personnes qui savent aimer tout ça!

Chapitre 1

Nous cherchons 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires! On va changer le titre et redéfinir un peu la tâche. Ca. C’est une bonne nouvelle en maudit.
Salaire annuelle: 47 000$ par année.
Ca aussi c’est une bonne nouvelle! C’est un salaire qui a pas mal plus d’allure et valorisant. Avec tous les avantages de l’Etat.

Chapitre 2

Maintenant pour faire ce métier…
Il faut aimer les gens. Il faut aimer les personnes âgées. Il faut aimer la fragilité et la vulnérabilité. Il faut savoir qu’il faut laver des prothèses dentaires, essuyer des fesses, torcher des culs. Il faut s’attendre à essuyer des bouches qui bavent. Des nez qui morvent. Il faut savoir qu’il faut laver. Sous les plis. Sous le scrotum. Dans la vulve.
Changer des culottes souillés.
Essuyer des cacas de grandes personnes par terre. Du pipi collé sur les jambes. Vomis. Change et rechange encore…
Ensuite.
IL faut savoir aimer. Savoir parler. Savoir écouter. Et savoir patienter…Répéter. Savoir répéter. Savoir aimer encore…
Savoir donner. Savoir se donner…Rire.
Savoir accompagner. Savoir voir la mort. Savoir que c’est la vie.
Et tout ça. Ça n’a pas de prix.
Si vous répondez aux critères du chapitre 2.
Vous pouvez passer au chapitre 1. Appliquez!
C’est un des plus valorisants et plus grands métiers humains du monde!

Il faut savoir aimer et RESPECTER LA VIE HUMAINE jusqu’au dernier chapitre de la vie…

actualité Humain

Mon ras-le-bol

15 avril 2020

Ce soir, on dirait que j’en ai ras-le-bol de voir aller tout ça.
De voir qu’il faut encore tirer après les oreilles de uns et des autres pour qu’ils aillent aider des gens qui n’en peuvent plus dans les CHSLD. Et les vieux meurent. Et des vieux ont peur…
Mon bol est plein. Et j’ai peur aussi que le poison entre chez-nous.
Avant que les « calisse et les tabarnak » se promènent trop sur ma langue dans ce temps-là, je cherche un sens à mes mots. À mes maux. Et j’écris.
En premier , j’ai cherché l’expression; « en avoir ras-le -bol! »
Et je suis arrivé ensuite sur le mot « bol ». J’ai atterri sur l’art des bols japonais. Je ne connaissais pas ça. Mes cours d’histoire de l’art sont loin ces jours-ci.
Au XVe siècle, un chef de guerre casse son bol préféré en buvant son thé. Le bol est retourné en Chine pour être réparé, mais le bol est revenu mal rafistolé. Alors le chef japonais demande à ses artisans de réparer le bol de manière plus artistique. C’est un peu là qu’est né l’art des bols japonais qui consiste à recoller les morceaux en soudant les jointures avec de la poudre d’or. On appelle ça l’art du kintsugi. Et la philosophie derrière ça c’est que, le bol devient plus beau. Plus solide. Plus précieux qu’avant le choc. Mettons que la crise sanitaire que nous vivons présentement, ressemble pas mal à un bol. Il vient de vivre un méchant choc.
Nous sommes une société cassée.
Demain ou je ne sais pas quand encore,
on va devoir ramasser les morceaux des pots cassés.
Un par un.
Réparer. Souder. Avec soin.
Après s’être distancés pour les bonnes raisons.
Va bien falloir se recoller avec le coeur.
Et saupoudrer sur nos blessures de la poudre d’or.
Mais le plus merveilleux dans mon ras-le-bol.
En fouillant plus loin, je suis arrivé sur la chanson de Peter Mayer
Japeneeze Bowl.
J’ai regardé ça.
J’ai mis du sens à mon ras le bol.
Et je me suis mis à rêver la beauté de nos fissures.
Écoutez…mon ras-le-bol.

« Je ne suis plus ce que j’étais…
J’ai des fissures que vous pouvez voir. Voyez comme elles brillent d’or »

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LES OUTARDES 2020

3 avril 2020

 

Les outardes 2020 sont de retour dans le ciel.
y’en reviennent pas de voir le silence d’en bas!
Y comprennent pas non plus que l’air d’en haut soit si pur.
Le monde a déjà changé.
Les outardes sont de retour dans le ciel.
L’autre jour au-dessus des parcs. Et des grandes rues.
Elles ne savaient plus ou donner
de la tête pour ne pas nous chier dessus.
Tellement y’avait de monde qui avait repris le goût de l’air!

Elles n’en revenaient pas les outardes.
De voir des gens qui se promenaient à deux bras des autres.
Comme des soldats qui respectaient les consignes.
Si elles s’en doutaient les outardes?

Peut-être!

Tu imagines. T’es une outarde dans la file.
Tu regardes en bas toi.
Et tu vois ceux-là qui se foutaient du confinement.
Et qui sortaient sans scrupule.
C’est assez pour qu’une outarde fasse un tête à cul dans le ciel!
Et que l’autre en avant fasse pareil.
Têtes à culs.
Un carambolage d’outardes en plein ciel.
De voir les têtes heureuses en bas!

« Allez les outardes!  Filez! Et déféquez en masse  sur eux-autres pour 
qu’ils rentrent à l’maison au plus  maudit, 
les derniers « petits pas fins »

La différence entre nous-autres et les outardes.
C’est que nous-autres, on marche pas toujours pour vivre la solidarité.
Ah ces jours-ci, nous sommes beaux à voir.
On sort. On marche un peu.
Pour pas virer fou tout seul. À deux.
À trois. Ou à quatre!
On marche pour oublier notre peur. Et dans le fond,
pour camoufler notre peur de l’attraper.
Pas pour mourir…
Parce que c’est juste les « vieux vieux » qui meurent!

La différence entre nous-autres et les outardes.
Les outardes elles! Elles supportent les plus âgées.
Quand elles volent ensemble! C’est pour vivre.
Et survivre! Les plus jeunes comme les plus vieilles.
Quand elles fendent le ciel,
C’est pour aller plus loin.
Elles se supportent les unes les autres.
Si nous nous étions inspirés plus vite de la leçon des outardes
dans cette pandémie.
Nous aurions compris qu’il valait mieux rester le plus possible à la maison
au lieu de faire des files inutiles sur les trottoirs et dans les magasins,
quand ce n’était pas nécessaire.
Si nous avions imité la sagesse des outardes,
nous aurions appris qu’il valait mieux,
rester dans le nord de notre maison quand on revenait du sud…
Et attendre que le sud se réchauffe pour sortir!

Imitons les outardes la prochaine fois
et ça bien aller!
À moins que la prochaine fois…
Il ne reste plus rien que des outardes.


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