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Le Dernier Je t’aime

7 juin 2020

Un premier roman pour Daniel Brouillette

François Houde

FRANÇOIS HOUDE. Le NouvellisteTROIS-RIVIÈRES —

Daniel Brouillette est bien connu pour ses implications dans la région et également son long parcours dans les médias tant en Mauricie qu’à l’extérieur. Le retrouver aujourd’hui comme écrivain pour un premier roman intitulé Le dernier je t’aimepeut être une surprise pour certains mais pour d’autres qui le connaissent bien, une suite logique de son parcours.

L’ouvrage est un roman à forte teneur autobiographique puisque le Narcissois y raconte les dix-huit mois de la maladie puis le décès de sa propre mère en 1969 alors que lui n’avait que 9 ans. Les souvenirs, souvent douloureux mais également lumineux, sont évoqués à travers le regard de l’enfant qu’il était. Derrière l’histoire d’amour familial se dessine également la vie typique d’un village mauricien d’il y a plus d’un demi siècle.

C’est un livre qui a occupé le nouveau-venu en littérature pendant quatre ans avec une dernière année plus intense pour donner au récit sa forme ultime qu’il présentera à partir du 10 juin, date officielle du lancement. 

«J’ai appris à écrire, clame modestement Daniel Brouillette, en travaillant notamment étroitement avec Christiane Asselin chez Libre Expression. Je ne suis pas un connaisseur des mots, bien que je prenne grand plaisir à ciseler les phrases, mais je voulais que mon roman fasse appel aux cinq sens du lecteur. Je voulais que ça sente, que ça goûte, qu’on voit les couleurs.»

Il a entrepris de raconter cette histoire pour son propre plaisir. «Tant de gens m’ont parlé de ma mère à travers les années et comme elle est décédée alors que j’étais bien jeune, mes souvenirs n’étaient pas toujours très nets. Je suis parti d’anecdotes que m’ont raconté de ses proches, de mes propres souvenirs et j’en ai inventé une partie tout en restant conforme à ce que je savais de la réalité. Tout n’est pas vrai mais tout n’est pas faux. J’ai romancé les choses pour offrir un récit intéressant et cohérent. Je me suis habité à neuf ans et j’ai emprunté les yeux et le cœur de ma mère, également.»

D’où vient cette volonté de raconter tout ça aujourd’hui, alors qu’il vient de passer le cap de la soixantaine? «Ma mère est morte jeune, au milieu de la quarantaine et quand j’ai passé cet âge moi-même, j’ai beaucoup pensé à elle; les sept enfants qu’elle a laissés derrière, sa souffrance qui a marqué ma mémoire mais aussi l’amour de mes parents l’un pour l’autre. J’ai eu envie de raconter tout ça parce que j’avais là une histoire riche et que j’ai toujours eu envie d’écrire; j’ai même rédigé un roman que je n’ai jamais publié dans ma vingtaine.»

Il offre dans ce bouquin l’image d’un autre siècle qui apparaît carrément comme un autre monde avec une médecine nettement moins outillée pour affronter le cancer, si terrible déjà que le seul mot était tabou sur la côte du Troisième Rang à Saint-Narcisse. Profondément attaché à son village natal qu’il habite toujours, Daniel Brouillette dessine les contours de la ruralité des années 60 avec bienveillance. 

Le récit des souffrances maternelles que la science d’alors était impuissante à atténuer fait forcément réfléchir à la pertinence de l’aide médicale à mourir désormais accessible. C’est un sujet que Daniel Brouillette a senti le besoin d’affronter dans son livre. «Ma mère disait vouloir mourir dans ses derniers temps tellement la souffrance était grande. Je me suis évidemment posé la question à savoir si elle aurait demandé l’aide médicale à mourir. Pendant la rédaction du roman, mon beau-frère, lui, l’a demandée. Ça a nourri ma réflexion et en écrivant, il est devenu très clair que je voulais aborder cette question.»

«Il n’a jamais été question d’écrire simplement un roman pour divertir. Je voulais qu’il contienne une réflexion sociale, que les gens soient interpellés sur des questions qui nous concernent tous. Est-ce que, moralement, la souffrance terrible qu’a été celle de ma mère était nécessaire?»

Questionné à savoir si tisonner des souvenirs, parfois douloureux, a pu lui permettre de faire la paix avec certains aspects de son enfance, Daniel Brouillette hésite. «Est-ce que ça m’a permis de régler des choses? Je dirais que oui. Quand j’ai écrit sur les derniers moments de ma mère, j’ai vraiment plongé dans des souvenirs douloureux et j’ai pleuré ma vie. L’objectif n’était pas de faire pleurer les gens mais personnellement, en toute honnêteté, je ne pouvais pas ne pas affronter cette peine de front. Je n’ai pas encore mesuré tout ce que ça m’a apporté profondément, mais ça m’a fait du bien.»

Dans Le dernier je t’aime, la peine n’est jamais esseulée. Elle a pour compagne ses contreparties, pas forcément nommées mais indubitablement présentes : l’amour filial, celui d’un couple, la bienveillance de tout un village, les réjouissances traditionnelles, la musique, omniprésente. «J’aime explorer aussi bien l’extrêmement doux que l’extrêmement dur, dit l’auteur. L’un ne va pas sans l’autre, je pense.»

«C’est vrai que je m’aventure à des endroits en sachant que ça pourrait écorcher des gens mais je veux être fidèle à moi-même. Je n’ai pas écrit un roman pour le plaisir éphémère de lire une histoire oubliée une fois le livre fermé. Je me suis mis à la place du lecteur pour offrir un roman que j’aurais aimé lire.» 

Dans les circonstances que nous ne connaissons que trop bien, Le dernier je t’aime connaîtra un lancement hors normes. C’est sur la page Facebook de Daniel Brouillette qu’on pourra y assister le mercredi 10 juin à 19 h alors qu’il présentera en direct des extraits de son bouquin accompagnés de chansons puisque la musique est un élément de la vie de la famille qu’il décrit. 

Le bouquin sera disponible dans toutes les librairies de même qu’en ligne sur leslibraires.ca d’où chacun pourra le commander par l’intermédiaire de la librairie de son choix. 

Certains s’étonneront de voir que le livre est identifié à Daniel O. Brouillette. C’est simplement qu’un autre Daniel Brouillette est un auteur jeunesse bien établi et que le Narcissois voulait éviter la confusion. Pourquoi O? O comme Oscar, le prénom de son père. Les liens du sang sont indélébiles chez les Brouillette.

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Dix milles

27 mai 2020

On cherche 10 000 personnes qui savent aimer tout ça!

Chapitre 1

Nous cherchons 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires! On va changer le titre et redéfinir un peu la tâche. Ca. C’est une bonne nouvelle en maudit.
Salaire annuelle: 47 000$ par année.
Ca aussi c’est une bonne nouvelle! C’est un salaire qui a pas mal plus d’allure et valorisant. Avec tous les avantages de l’Etat.

Chapitre 2

Maintenant pour faire ce métier…
Il faut aimer les gens. Il faut aimer les personnes âgées. Il faut aimer la fragilité et la vulnérabilité. Il faut savoir qu’il faut laver des prothèses dentaires, essuyer des fesses, torcher des culs. Il faut s’attendre à essuyer des bouches qui bavent. Des nez qui morvent. Il faut savoir qu’il faut laver. Sous les plis. Sous le scrotum. Dans la vulve.
Changer des culottes souillés.
Essuyer des cacas de grandes personnes par terre. Du pipi collé sur les jambes. Vomis. Change et rechange encore…
Ensuite.
IL faut savoir aimer. Savoir parler. Savoir écouter. Et savoir patienter…Répéter. Savoir répéter. Savoir aimer encore…
Savoir donner. Savoir se donner…Rire.
Savoir accompagner. Savoir voir la mort. Savoir que c’est la vie.
Et tout ça. Ça n’a pas de prix.
Si vous répondez aux critères du chapitre 2.
Vous pouvez passer au chapitre 1. Appliquez!
C’est un des plus valorisants et plus grands métiers humains du monde!

Il faut savoir aimer et RESPECTER LA VIE HUMAINE jusqu’au dernier chapitre de la vie…

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Mon ras-le-bol

15 avril 2020

Ce soir, on dirait que j’en ai ras-le-bol de voir aller tout ça.
De voir qu’il faut encore tirer après les oreilles de uns et des autres pour qu’ils aillent aider des gens qui n’en peuvent plus dans les CHSLD. Et les vieux meurent. Et des vieux ont peur…
Mon bol est plein. Et j’ai peur aussi que le poison entre chez-nous.
Avant que les « calisse et les tabarnak » se promènent trop sur ma langue dans ce temps-là, je cherche un sens à mes mots. À mes maux. Et j’écris.
En premier , j’ai cherché l’expression; « en avoir ras-le -bol! »
Et je suis arrivé ensuite sur le mot « bol ». J’ai atterri sur l’art des bols japonais. Je ne connaissais pas ça. Mes cours d’histoire de l’art sont loin ces jours-ci.
Au XVe siècle, un chef de guerre casse son bol préféré en buvant son thé. Le bol est retourné en Chine pour être réparé, mais le bol est revenu mal rafistolé. Alors le chef japonais demande à ses artisans de réparer le bol de manière plus artistique. C’est un peu là qu’est né l’art des bols japonais qui consiste à recoller les morceaux en soudant les jointures avec de la poudre d’or. On appelle ça l’art du kintsugi. Et la philosophie derrière ça c’est que, le bol devient plus beau. Plus solide. Plus précieux qu’avant le choc. Mettons que la crise sanitaire que nous vivons présentement, ressemble pas mal à un bol. Il vient de vivre un méchant choc.
Nous sommes une société cassée.
Demain ou je ne sais pas quand encore,
on va devoir ramasser les morceaux des pots cassés.
Un par un.
Réparer. Souder. Avec soin.
Après s’être distancés pour les bonnes raisons.
Va bien falloir se recoller avec le coeur.
Et saupoudrer sur nos blessures de la poudre d’or.
Mais le plus merveilleux dans mon ras-le-bol.
En fouillant plus loin, je suis arrivé sur la chanson de Peter Mayer
Japeneeze Bowl.
J’ai regardé ça.
J’ai mis du sens à mon ras le bol.
Et je me suis mis à rêver la beauté de nos fissures.
Écoutez…mon ras-le-bol.

« Je ne suis plus ce que j’étais…
J’ai des fissures que vous pouvez voir. Voyez comme elles brillent d’or »

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LES OUTARDES 2020

3 avril 2020

 

Les outardes 2020 sont de retour dans le ciel.
y’en reviennent pas de voir le silence d’en bas!
Y comprennent pas non plus que l’air d’en haut soit si pur.
Le monde a déjà changé.
Les outardes sont de retour dans le ciel.
L’autre jour au-dessus des parcs. Et des grandes rues.
Elles ne savaient plus ou donner
de la tête pour ne pas nous chier dessus.
Tellement y’avait de monde qui avait repris le goût de l’air!

Elles n’en revenaient pas les outardes.
De voir des gens qui se promenaient à deux bras des autres.
Comme des soldats qui respectaient les consignes.
Si elles s’en doutaient les outardes?

Peut-être!

Tu imagines. T’es une outarde dans la file.
Tu regardes en bas toi.
Et tu vois ceux-là qui se foutaient du confinement.
Et qui sortaient sans scrupule.
C’est assez pour qu’une outarde fasse un tête à cul dans le ciel!
Et que l’autre en avant fasse pareil.
Têtes à culs.
Un carambolage d’outardes en plein ciel.
De voir les têtes heureuses en bas!

« Allez les outardes!  Filez! Et déféquez en masse  sur eux-autres pour 
qu’ils rentrent à l’maison au plus  maudit, 
les derniers « petits pas fins »

La différence entre nous-autres et les outardes.
C’est que nous-autres, on marche pas toujours pour vivre la solidarité.
Ah ces jours-ci, nous sommes beaux à voir.
On sort. On marche un peu.
Pour pas virer fou tout seul. À deux.
À trois. Ou à quatre!
On marche pour oublier notre peur. Et dans le fond,
pour camoufler notre peur de l’attraper.
Pas pour mourir…
Parce que c’est juste les « vieux vieux » qui meurent!

La différence entre nous-autres et les outardes.
Les outardes elles! Elles supportent les plus âgées.
Quand elles volent ensemble! C’est pour vivre.
Et survivre! Les plus jeunes comme les plus vieilles.
Quand elles fendent le ciel,
C’est pour aller plus loin.
Elles se supportent les unes les autres.
Si nous nous étions inspirés plus vite de la leçon des outardes
dans cette pandémie.
Nous aurions compris qu’il valait mieux rester le plus possible à la maison
au lieu de faire des files inutiles sur les trottoirs et dans les magasins,
quand ce n’était pas nécessaire.
Si nous avions imité la sagesse des outardes,
nous aurions appris qu’il valait mieux,
rester dans le nord de notre maison quand on revenait du sud…
Et attendre que le sud se réchauffe pour sortir!

Imitons les outardes la prochaine fois
et ça bien aller!
À moins que la prochaine fois…
Il ne reste plus rien que des outardes.

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Lettre au PM Francois Legault

1 avril 2020

Monsieur le premier ministre,

Pas besoin de vous rappeler aujourd’hui toute l’admiration
que le peuple québécois vous porte présentement.
Merci à vous.
À votre solide ministre de la santé et à l’extraordinaire docteur
Arruda qui nous rassure à chaque jour avec son indéfectible confiance d’y arriver.
Sans oublier sa fougue aimante pour aplatir cette damnée courbe en se lavant les mains et en suivant ses consignes à la lettre.
Nous sommes propriétaires d’une petite résidence pour personnes âgées.
Aujourd’hui en regardant votre point de presse,
nous apprenons que plus de 500 résidences pour ainés au Québec sont infectées de la Covid19. Le chiffre nous ébranle.
Nous connaissons tous maintenant la vitesse à laquelle ce virus fou voyage.
Parce qu’encore trop de gens ne prennent pas au sérieux le confinement.
L’arme humaine la plus solide que nous possédons présentement pour combattre l’ennemi invisible.
Nous étions heureux aujourd’hui d’apprendre que nous limiterons le nombre du personnel de la santé ou travailleurs
qui entrent avec tant de dévouement dans nos résidences. C’est un souhait que nous avions formulé à la ministre des ainés, il y a deux semaines. Merci. Ça et le port des masques quand obligatoirement pour des soins, le personnel doit s’approcher de la personne âgée.

Maintenant.
Devant l’ampleur de cette tragédie dans nos résidences, serait-il possible de penser à
étendre le test du CoronaVirus à tous les ainés du Québec qui demeurent présentement en résidence?
À eux qui peuvent en mourir. Et à tout le personnel qui gravitent autour de cette clientèle très vulnérable au virus.
Question de tracer une ligne claire actuellement et prendre ensuite, toutes les mesures qu’il faut pendant qu’il est encore temps.

Nous comprenons bien la complexité d’un tel processus.
Mais. Il est plus qu’urgent de trouver un moyen pour stopper l’hémorragie virale qui s’est déjà trop infiltrée
sournoisement dans des résidences pour aînés au Québec .

Merci encore pour tout.
Nous sommes chanceux que vous soyez là.
Et nous sommes AVEC VOUS et votre équipe monsieur le premier ministre.

Bien à vous,

Claire Bédard
Daniel Brouillette
Propriétaires Villa Saint-Narcisse
Résidence pour ainés autonomes et semi-autonomes.

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DEUX LOUPS

28 mars 2020

ELLE, c’est la maman de Sylvie avec qui j’ai été l’école. J’ai du fun avec elle!
Dans l’autre appart, c’est la maman de la plus grande amie de Claire.
Une femme fière et gentille.
Là bas au bout, ce sont mes deux charmantes tantes.
Une chanteuse et une coquette.
La première s’est beaucoup occupée de moi après le décès de ma mère.
Le beau sourire, c’est la maman de Nicole qui était dans ma classe.
La plus courageuse de toutes ici.
Elle, c’est la voisine de Claire depuis qu’elle est toute petite.
La vieille centenaire.
Les amoureux, ce sont des gens qui nous connaissaient bien.
Le charmeur , c’est l’oncle d’un ami et d’une fille
avec qui j’ai fait mon secondaire.
Il voulait qu’on en prenne soin de son oncle,
comme nous avions pris soin de leur maman.
Y’a tué 27 orignaux dans sa vie « le mononcle »
Ah oui! Elle, c’est la montréalaise.
Son fils réside dans le paroisse et il voulait qu’elle soit près de lui.
Aujourd’hui , Claire c’est comme son ange!
Et la petite nouvelle qui est de l’autre côté de notre mur
qui sépare la résidence à notre maison,
c’est la bachelière qui nous a choisit!
Je l’appelle par son prénom la jeune !
Ca sonne comme de l’amitié pour elle.
La plus petite avec ses perruches,
c’est la maman d’un gars qui était dans la même année de Claire.
C’est l’éplucheuse en chef pour les patates!
La douce. C’est la maman d’un tel que je connais bien.
Du bon monde d’ici.
Et lui avec son chapeau, c’est le camionneur.
Son nom de camionneur c’était « carrosse ».
Le petit homme de 95, c’est le sucrier du jardin. Le liseur.
Il est parti de Montréal pour venir vivre avec nous-autres.
Pas loin, la délicate. C’est la tante de notre cuisinière.
Lui dans sa chaise. Un gars smart.
C’était le propriétaire du bar et du club quand j’étais jeune.
Puis avec son bolide sur la galerie,
c’est la courseuse quand elle était jeune.
Son gars nous connaissait bien aussi.
Et les deux dernières dans les chaises berçantes,
leurs familles voulaient que leurs mamans vivent chez-nous.
Voilà.
Nous formons une grande famille. Nous connaissons bien notre monde.
Tous les soirs quand la journée tombe,
Claire salue tous nos résidents. Un par un.
Pour les médicaments ou pour savoir si tout va bien..
Si je vous raconte tout ca ce soir, ce n’est pas pour vous émouvoir.
C’est pour vous dire que ces temps-ci,
nous sommes comme deux « body Gard »
qui veulent protéger comme deux loups, leur famille de vieux.
Nous sommes secondés d’une équipe de 4 employés.
Et des services infirmiers de notre milieu.
Nous sommes choyés .

Mais y’a des fois ou nous avons la chienne.
Oui la chienne!
Que cette maudite bibitte à ventouses nous attrape.
Et qu’elle rentre chez-nous la tueuse.
NOUS VOUS SUPPLIONS de respecter, sans bluffer,
les consignes de confinement pour ne pas
que le virus fatal atteigne les résidences de personnes âgées comme la nôtre.
La semaine sera dur. Ce sera la pire.
Il faudra être sur nos gardes.
Nous regardons les nouvelles comme vous. Eux-aussi.
On essaie de dormir. Du mieux qu’on peut.
On les rassurent. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On se distance. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On les aiment . Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On répète. On explique à nos Roses de mémoire…
Le pourquoi du comment. Du mieux qu’on peut.
Avec patience. Je vous jure. Avec des respirations aussi…

Dans notre maison pour vieux heureux,
nous dormons tous les soirs avec 20 fleurs fragiles
posées sur un arc en ciel.
Nous sommes tous responsables de « nos vieux ».
Des fois la peur nous égratigne le ventre.
Mais si vous nous aidez, en restant chez-vous,
on va la gagner la guerre.
Parce que c’est une guerre qu’on vit.
Et l’ennemi est sournois.
Il peut te sauter dans la face. Et tu le sais pas.

Ne vous inquiétez pas.
Ça va bien.
Aujourd’hui j’ai garoché des balles de neige
aux vieux sur de la musique de Plume!
Je m’en vais me coucher en pensant à ça.
Je vais m’endormir là-dessus…
En espérant que…
Ça va encore… bien aller demain

LES DEUX LOUPS

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Le 8 mars, à l’heure reculée!

8 mars 2020

On avance l’heure aujourd’hui, mais j’aimerais bien qu’on avance plus vite aussi sur l’égalité hommes/femmes. Je trouve qu’on vit pas mal à l’heure reculée là-dessus. Hier. Un sondage de l’ONU, nous révélait que 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes. Tab! Que des hommes et des femmes pensent encore que le genre masculin fait de meilleurs dirigeants politiques et d’entreprises. Et qu’aller à l’université est plus important pour eux. On vit sur le reculons!
On devrait arrêter d’avancer l’heure et se concentrer sur l’avancement des mentalités et de l’égalité des sexes. Y’a rien à célébrer le 8 mars! À part de déclarer une journée pour les femmes parce que nous sommes arriérée comme société.
À part que de reconnaître que toutes les religions du monde sont encore dirigées par des hommes pour contrôler les femmes.
À part la gêne humaine que les hommes (pénis) n’admettent pas réellement! C’est ça qui est ça ce matin! Nous sommes des reculés! Ah oui! Laissez moi tranquille avec nos petits pas. Les psycho éducatrices en garderie se battent encore ce matin pour avoir un salaire décent pour s’occuper des petits hommes et des petites femmes de la société de demain. Et dans nos hôpitaux, les filles, majoritairement préposées aux bénéficiaires , torchent à 20$ de l’heure! À bout de souffle! Mais qu’est-ce que tu veux? On pense encore que les hommes-dirigeants font des meilleures gestionnaires que des femmes! Ça fait que c’est eux qui décident de leur salaire!
Je me suis demandé si je publiais ce statut du 8 mars; en cette journée internationale des femmes?
C’est gênant. La planète vit toujours à l’heure des hommes. Le 8 mars à l’heure reculée!
Et dire que c’est elles qui accouchent de nous-autres!

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Pleurer les préposés

10 novembre 2019

Que le gouvernement Legault recule sur sa politique de l’immigration bâclée, c’est une bien bonne affaire. On pourrait en revenir un peu, mais on aime ça écorcher les politiciens qui reculent! Et quand ils ne reculent pas, ils sont des « pas de coeur ».Quand ils tiennent tête, ce sont des insensibles. Et quand ils reculent, ce sont des poules pas de tête. Mais quand je vois les députés du parti libéral avec Pierre Arcand baver sa jouissance sur « le reculons »de la CAQ en implorant que le premier ministre dégomme le petit Simon. Je me dis…Eux-autres les Libéraux de mon grand-père Joseph mort en 1952. Quand ils ont usé, pendant trop longtemps, leur fond de culotte sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Avec Gaétan Barette et sa déforme. Quand ils ont massacré le système de santé des québécois avec leurs coupures hypocrites. Quand les préposés aux bénéficiaires pleuraient parce qu’ils étaient au bout de leur rouleau. Qui les a écoutés quand ils étaient à bout de souffle? Silence radio.
Ni les libéraux . Ni personne s’occupent d’eux encore.
Cette semaine, le gouvernement Legault paradait une mise à niveau économique. Un surplus de 4 milliards! Un surplus qui vient des coupures et de l’austérité des libéraux. Faut le faire pareil. Non mais. Il faut être fait fort pour regarder des politiciens se gargariser avec « le reculons »des autres!
Et les autres se pavaner avec le surplus nauséabond de l’autre!
Oui. On a tous eu le coeur gros cette semaine, devant ces jeunes immigrants qui pleuraient à l’assemblée nationale. Gabriel de Solidaire, était triste aussi.
Mais lui, il jouait sa game politique! J’hais ça.
De la peine et le coeur gros.
J’ai bien hâte aussi qu’on aient le coeur aussi gros et qu’on pleurent pour les préposés aux bénéficiaires qui torchent notre monde à 12 et 15$ de l’heure. Qui lavent, quand ils leur restent un peu de temps, des prothèses dentaires bourrées de fromage jaune et d’œufs du matin à des bénéficiaires démunis et en perte cognitive. Encore plus de filles que de gars, qui se désâment dans les hôpitaux, dans les CHSLD, dans les maisons pour âinés ou les endroits pour déficience intellectuelle.
Ces gens-là essuient la merde d’une épidémie de gastro.
Ramassent du vomis à 15$ pendant qu’un commis à la SAQ ou à la SQDC gagne 20 à 25$ de l’heure. Le chroniqueur-comptable Pierre Yves Mc Sween, a dénoncé ça cette semaine à la radio de Patrick Lagacé. Il a raison en ta! Que les commis gagnent 20-25$ l’heure, on a rien contre ça. C’est juste pas juste pour les préposés. Et ça. Ça devrait nous faire brailler à l’assemblée nationale! Mais non… On attend que notre tour arrive et que notre caca sèche dans le fond de notre culotte. Ca fait que… Ceux qui se réjouissent du reculons des autres, vous pourriez peut être vous retenir un peu. Mettre les freins sur vos « habitudes oppositoires » À votre place, j’aurais assez honte. Si je suis rarement d’accord avec la députée Catherine Dorion et ses accoutrements, là-dessus, je suis avec elle quand elle dit que son bout de cuisse ou son ouaté, c’est bien peu au coté de la « putasse »corruption des dernières années sous le règne des libéraux .
Fermez-vous les libéraux et surtout lui, Gaétan Barrette…
Chut! Au lieu de reculer, c’est bien pire, il a écrasé du monde…
Je pleure les préposés.

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Le Saint-Elie-de-Bernadette à Fred

13 octobre 2019

Dans La Presse Plus de samedi dernier, la chroniqueure Isabelle Hachey a signé un excellent papier pour illustrer la bisbille qui se passe à Saint-Elie; le village de Fred Pellerin .
Elle a emprunté un style de parlure à la « Fred Pel »
pour imager l’invraisemblable qui se passe
dans le bled du conteur le plus populaire au pays.
Je poursuis dans sa pensée…


Un Fred ça. C’est comme un lingot d’or trouvé dans une place.
C’est rare comme de la marde de pape!
Quand t’as « ça » dans ton village. Tu y fais gros gros attention.
Ben oui. On le sait ben qu’il y a deux côtés à une médaille.
Mais quand su’ un bord de la médaille , t’as la tite face à lunette à Fred.
Eh ben mon cher monsieur.
Tu fais pas exprès pour chier sur le bord de la face!
Tu fais avec les petits travers de la belle tite-face .
Et avec ses amanchures d’artiste compliquées des fois.
Ben oui des artistes. C’est comme ça. Et c’est beau de même.
Les grands artistes, c’est fait d’émotions, de mystérieux et d’enchantements.
Des fois leur sensibilité égratigne leur humeur.
Mais c’est fait comme ça un artiste.
Et quand ils sont géants comme « le Fred »,
les artistes ça peut tomber dans le silence pour ne pas se faire trop de peine non plus.
Si tu comprends pas ça. Ou si t’acceptes pas ça. Scram de là!
Attache-toi les pattes aux fesses.
Ben serrées avec de la broche à clôt, et scram plus vite encore!
Sinon, tu vas faire péter au frette le beau Saint-Elie de notre Mauricie!
Essaie pas de faire ton fin finaud en tricotant toutes sortes de raisons.
De toute manière, sans le Fred International, tu n’aurais eu rien à nous expliquer.
Parce qu’on en parlerait même pas
comme on parle aujourd’hui, de ton Saint- Elie de Caxton
Sans le Fred original et ses contes purs comme une eau de roches,
les paparmanes bourgeonneraient même pas dans l’arbre de ton village réinventé.


Et tu sais que c’est rare de nos jours
des villages réinventés comme le nouveau Saint-Elie
dans le canton de Maskinongé.
La solidarité ca pousse pas dans les arbres! Je te le dis.
Sans le Fred. Les lutins dormiraient pas mal juste
dans leur boite en carton en attendant que Noël arrive.
Sans le Fred. Saint- Elie s’enorgueillirais pas mal juste de
son beau calvaire sur la butte du village.
Mais là Saint-Elie est pas mal juste « en calvaire »
Parce qu’on vient d’échauder le Petit Prince de la place.
Ça sent le « pas d’allure » à plein nez.
Ça sent la petite politique de village d’esprit de clocher !
Ça sent le caca de politiciens déguisés en petits lutins!
Quand on a un Fred dans un village, on apprend à vivre avec cette rareté là!
Et c’est pas tout le monde qui peut comprendre ça de la rareté humaine de même.
Ca fait que. Il faut y faire ben ben attention.
Et si t’as pas appris le langage de l’âme
avec les mots du cœurs que ça prend pour échanger et jaser avec « un Fred ».
Fais autre chose de plus utile dans la place.
Mais dirige la pas la place! Scram une troisième fois!
Et laisse les sensibles comme lui se rassembler ensemble pour continuer à créer et faire du merveilleux dans la paroisse .
Pis toi! Scram une 4e fois. Sois utile dans ce que t’es bon.
Honore Saint-Elie!

On ne veut plus savoir si tu as raison.
On ne veut plus savoir qui a raison?
Ca va servir à quoi d’avoir raison? À qui hein?
La seule affaire raisonnable là-dedans,
c’est de rendre « le Fred » heureux.
Heureux et libre dans le Saint-Élie de sa «
légendée grand-mère Bernadette »
Et c’est pas un fou « le Fred »!
Comme on dit par chez-nous,
y va s’amancher pour que ça reparte cette affaire-là.
Parce qu’il le sait bien le Fred.
C’est un artiste le Fred à sa grand-mère.
Autrefois la rassembleuse!
C’est un rassembleur lui itou.
Tout ce qui veut,
c’est que le Saint-Elie-de-son -coeur, survivre à lui- même!
Mais pour ça,
il faut lui laisser raconter amoureusement
la suite de l’histoire!
Avec tout son monde. Et son monde imaginaire.
Pas l’écœurer. L’écouter baswell!
Et c’est le meilleur au monde pour inventer
l’après du Saint-Elie-de-Bernadette à Fred.

Et pis toi. Comme ça se chante dans le Rapide Blanc.
« Sacre-donc ton camp ben hardiment… »

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Un petit tour en campagne

3 octobre 2019

Andree Scheer a des bien petites chances d’être élu premier ministre du Canada. Nous savons tous maintenant qu’il est catho-pro-vie-straight-! Quand même, on va saluer l’effort qu’il a fait pour apprendre le français en si peu de temps! Et arrêtons de le ridiculiser avec des mots mal prononcés. Comme « mûrir » en voulant dire « mourir ». Canou pour dire canot. C’est méprisant quand on rit de lui pour ça. Après son « coming out» sur sa position contre l’avortement, on n’entendra plus sa cassette plate. Son charisme? Il est resté dans son cordon ombilical.
Avec lui. Pour visiter les campagnes de l’Alberta, ce serait un bon guide!

Jagmeet Singh avec ses jolis turbans qui illuminent son visage barbu. On sait qu’il ne sera pas premier ministre du pays le 22 octobre prochain. Lui-aussi, il a appris le français. Il se débrouille vraiment bien. Sa sincérité et sa différence ont quelque chose d’attachant. Sauf quand il dit: Dégueulasse!
Quand même, c’est avec lui qu’on voudrait boire un latté dans un petit café de campagne.

Yves-Francois Blanchet! Lui. Il ne sera jamais premier ministre du Canada! S’il est élu le 21 octobre prochain, on dira de lui par exemple, qu’il a ressuscité le bloc québécois! Parce que… Bien franchement, après le passage de « Martine s’en va à l’abattoir », nous pensions bien que le parti de Lucien Bouchard était mort et enterré. Yves-Francois Blanchet étonne quand même! On pourrait peut-être lui trouver un look plus contemporain. Et un style moins prof. Intéressant le gars.Avec lui, on irait voir un show d’Eric Lapointe; première rangée! Et dans la loge après!

Justin Trudeau. On peut affirmer qu’il a l’allure d’un mannequin. Élancé. Élégant. Il est beau le gars! Pro-choix, féministe, l’homme aux deux milliards d’arbres et ex-prof de théâtre aimant les déguisements, risque bien d’arriver le premier. Élu comme premier ministre et former »pas aussi fort » le prochain gouvernement ! On ne peut pas dire qu’il est le plus brillant des chefs, mais son charisme écrase complètement celui de son adversaire conservateur. Son plus proche rival.
Avec Justin, on ferait du théâtre. Du canot , de la boxe!! Du jogging dans un rang de campagne !

Elisabeth May. On ne la connaît pas beaucoup . Mais à Tout le monde en parle l’autre soir, la fille nous paraissait sympathique. Disons que sa présence au débat de TVA aurait été nécessaire; surtout quand les 5 gars ont parlé d’avortement ensemble! Avec elle, une grande marche pour prendre l’air pur dans la forêt mixte d’une campagne canadienne.

Maxime Bernier. Y’a juste sur ses pancartes qu’on peut lire qu’il est « populaire »
Avec Max! Faire un petit tour dans La Beauce; à la recherche de ses amis. On roule en chantant « la P’tite Julie des Colocs » qui joue dans une radio régionale.On se rappelle de Julie Couillard! Wo! Wo! Wo! Dans les campagnes de la Beauce.

Pis on revient tout seul…dans la campagne.


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