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La page 250

14 juin 2020

Il y a des moments dans la vie qui sont plus marquants que d’autres… Comme le lancement d’un premier roman…Et c’est ce qui s’est produit dans ma vie cette semaine. Je vous en parle.
Mercredi le 10 juin 2020.
Je me souviendrai longtemps de cette fois. Quand j’étais dans mon salon sur la rue principale de mon village. Assis sur le vieux banc de piano dans l’histoire du roman. Oui le banc de la demande en mariage d’Oscar à Rita. Là pour annoncer sur ma page FACEBOOK la sortie officielle de mon premier roman avec les éditions Librex.
Le Dernier Je t’aime.

La pandémie historique que nous traversons nous a obligés à recréer les choses. À repenser nos manières de faire. À s’adresser à des gens que nous ne voyons pas mais qui sont au bout de leurs appareils pour nous regarder et nous entendre. C’est ce que j’ai fait ce soir-là. Je parlais tout seul dans mon salon. Ma langue dérapait aussi. Moi qui aime le public. Le public m’alimente et m’allume. Il fallait oublier ça. Alors je me suis imaginé un public. Pour y arriver, j’ai décidé de bricoler des humains en chaînes avec des feuilles de papier blanc. Puis en découpant mes invités en papier, je me suis rendu compte que je bricolais juste en blanc. Toujours en blanc. Je découpais tout ça devant la télévision qui jouait et qui montrait les images des funérailles de George Floyd, tué à Minneapolis par un policier blanc qui l’a étouffé avec son genoux.
Conséquences d’un racisme qui poignarde toujours l’humanité. Notre humanité.

Puis.
Je relisais une ligne de mon roman à la page 250…Ou je parlais de Martin Luther King et de sa mort survenue deux mois avant celle de Rita. En avril 1968. Et je me disais en bricolant…
Crime! Ca fait 52 ans de ça et nous en sommes encore en train de se battre en plein jour et de bafouer notre semblable parce que sa peau est de la couleur du ciel qui fait briller les étoiles. Et je sacre encore. Je suis désolé.
C’est là que j’ai décidé d’arrêter de bricoler en blanc et de découper en noir.
J’ai déposé sur la queue de mon piano des humains en papier noir et des humains en papier blanc. Vous-autres. Je collais des blancs avec des noirs. Et je me suis promis de ne plus jamais bricoler dans ma tête, des humains avec seulement le papier blanc. Il est grand temps de se bricoler un monde en blanc et en noir et d’apprendre à se recréer!

Et je vous imagine encore dans ma tête pour recréer le monde…

Maintenant. Permettez-moi, une toute dernière fois, promis! De vous repartager ma vidéo de lancement pour remercier, cette fois-là, les équipes de FYVE MÉDIA et SHOP STUDIO. Et de tout coeur les artistes et les artisans de cette exceptionnelle production pour recréer un lancement de livre.
Les images. La musique. La voix de Roxanne…Tout!

Vidéo de lancement du roman de Daniel O Brouillette. Le Dernier Je t’aime


Je regarde ça.
C’est tout simplement tendre et admirablement beau…
Merci Yan ,Nathalie, Roxane, Vincent et Yannick.

Je vous aime.
Et ce n’est pas le dernier je t’aime que je vous écris…

Humain

Le dernier Poinsettia

1 mai 2020

LE DERNIER POINSETTIA DE MADAME ALMA

Madame Alma est décédée hier.
C’est comme ça chez-nous. La vie de nos « beaux vieux » nous surprend. La plus petite de nos résidantes est partie! On ne s’attendait pas à ça. Si vite!
Mais c’est comme ça chez-nous.
Pas de Covid, mais la vie poursuit son œuvre.
Depuis cinq jours, la frêle Alma de 91 ans ne filait pas. L’infirmière lui avait rendu visite dans la journée. Son médecin l’avait appelée. Son moral n’était pas à son meilleur. La mine plus triste aussi depuis le début de la pandémie. Moins d’appétit. Santé fragile. Nous pensons bien qu’une partie de son coeur s’est noyée dans l’ennui. Avant la terrible crise que nous traversons, son frère Welly, venait voir sa grande sœur tous les soirs. Et tous les soirs d’été, comme ça, près de ses géraniums au bout de galerie, ils jasaient, tous les deux, de leur vie dans le temps… Dans le beau temps de la famille Parent au bas de la grande ligne du village.
L’après midi, avant son départ, Claire a demandé à Welly de rendre visite à sa sœur. Pressentiment humanitaire! Lui, loin d’elle sur la galerie. Elle. Loin de lui dans son appartement. Claire a été témoin de leur dernière fois.
Welly est tellement heureux de ça. Au bout du fil, il pleurait. Mais il pleurait heureux d’avoir eu la chance de voir sa sœur adorée, la journée de sa mort. De la chance oui. C’est de la chance de nos jours de voir quelqu’un qu’on aime avant qu’il meurt. Dans ce temps ou c’est rare de mourir en tenant la main de quelqu’un qu’on aime…

C’était juste avant le repas.
Madame Alma s’est affaissée dans les bras de Claire. On m’a appelé pour les aider à relever la petite femme et la porter dans son lit. En attendant que l’ambulance arrive et que Claire termine de servir le repas à nos « beaux vieux », je suis resté près d’elle. J’ai étendu sa doudou sur elle et je lui parlais . Sa bouche s’entrouvrait à peine pour me dire quelques mots inaudibles. Sa respiration devenait de plus en plus difficile. Je lui tenais la main et j’effleurais son poignet pour sentir son pouls. Son coeur battait faiblement. Sur mon gant bleu je sentais la peau froide de sa main. Et la mort qui s’approchait hypocritement…
Je lui parlais. Je la rassurais.
Je lui parlais encore… Lui dire qu’on allait prendre soin d’elle. Je lui disais de se détendre… De prendre le temps qu’il faut pour respirer la paix. Ah oui! Que nous allions s’occuper de sa plante de Noel. Parce que madame Alma, c’est la seule de la maison qui pouvait sauver un Poinsettia de Noel après sa floraison.
Ses yeux et son regard plongeaient dans l’incertain. Le visage épuisé, Madame Alma préparait sa sortie… Depuis quelques jours, elle sentait venir ce départ. Mais on la retenait! La pandémie lui faisait si peur. Elle avait informé son médecin qu’elle ne voulait pas d’acharnement. Nous le savions. Jusqu’à l’arrivée des ambulanciers imposants dans leurs habits de Covid, la douceur d’une fin de vie flottait dans la dernière chambre du fond. Claire réconfortait SA madame Alma.

J’ai défait les boucles de ses souliers blancs.
Je les ai retirés de ses pieds.
Et j’ai placé les souliers de madame Alma
près de son Poinsettia à la fenêtre.
Maintenant, pour nous les Poinsettias ,
ils seront les fleurs de madame Alma.

Tendresse à la famille Parent.
À ses proches du bas de la grande ligne.
À ses amis de la résidence .

Pour toi Claire

Humain

Dernière lettre à mon vieux

14 avril 2020

Comme ça mon vieux, t’as décidé d’arrêter.
Assez c’est assez. Je t’entends le dire.
Aujourd’hui lorsqu’on t’a apporté tes médicaments, tu as dit non. C’est terminé. La semaine passée je pensais bien que les racines de la vie s’entortillaient après toi. Tu étais sorti des soins palliatifs. Pis une nuit mon vieux toryeu, tu t’es levé. Mais je le sais pourquoi? T’as jamais été capable de te laisser aller dans ta culotte. Je peux te comprendre. Trop faible comme de raison. T’es tombé et puis tu t’es fait bien mal. C’était le coup fatal! Et là ce soir, t’es alité depuis 3 jours, dans une chambre spéciale. Et tu as décidé de dormir là jusqu’au bout de ta vie. Aux soins palliatifs du CHSLD de mon village. Un bon CHSLD celui-là.
Avec du monde que tu connais en plus. Du monde de ton village natal, Saint-Stanislas qui travaille là.
Ca doit être bon de s’endormir pour tout le temps avec du monde qu’on connaît. Je te dis que c’est pas tout le monde qui a cette chance-la ces jours-ci.
Si tu savais mon beau vieux…

Maintenant. Dans ton dernier lit, tu dors là avec comme seul bonheur pour soulager ton corps, tes doses de morphine. Ca fait que , comme on ne peut pas aller te voir à cause du maudit virus, j’ai décidé ce soir,de t’écrire un mot comme dans
« Au clair de la lune, mon ami Pierrot… ». De t’écrire une dernière lettre pendant que tu peux encore entendre notre amitié que ta fille va lire pour nous.
Imagine mon beau vieux que je te chante, Au clair de la lune. Je le sais que tu vas trouver ça drôle. Je te vois encore rire quand je niaisais au piano! Je suis toujours bien pas pour te chanter Le Rapide Blanc; ma version adulte!:-)

Oui c’est ça. Je me suis dit que j’allais t’écrire avant que tu te renfermes pour de bon dans le corridor du grand départ. Je me suis dit qu’il vaut mieux entendre l’amour quand on a les oreilles qui marchent. Et le coeur encore battant. Je me suis dit que tu serais content de savoir que tu as été pour nous un homme d’exception. Un grand résident qui comprenait notre entreprise dans les temps difficiles que nous vivons. Et qui appréciait ce qu’on faisait pour lui et pour les autres. Et ça mon beau vieux, tu sais pas comment , ça faisait du bien à Claire quand tu lui disais, le soir aux médicaments, combien tu la trouvais patiente pis aimante avec tout le monde dans la maison.
Ca faisait du bien dans notre équipe un homme comme toi.
T’avais peur que le maudit virus se faufile dans notre maison. Et un matin, tu nous as demandé la permission de mourir dans notre résidence si jamais… C’était le matin ou ton médecin t’a appelé pour te demander si on allait te réanimer si le virus t’attaquait. Tu as dit non…Et je me souviens quand tu m’a répété ça, les yeux dans l’eau.
Tu venais d’appeler ta femme pour lui dire aussi.
Depuis ce jour-là, épuisé dans tout ton corps, tu t’es laissé aller mon beau vieux.
On respecte ça. Oui on respecte ça un homme comme toi.

Ce soir, avant de me coucher, j’ai décidé de t’écrire cette dernière lettre mon grand bonhomme.
Pour te dire toute notre amitié avant de fermer les yeux dans ton dernier silence. Et déposer dans le creux de tes oreilles toute la tendresse que nous avons pour toi.
Et te le dire pendant que tu es toujours là.
Ce qui est important mon vieux, c’est pas de savoir quand est-ce que tu vas mourir?
Un jour. Tout le monde meurt mon beau vieux.
Et ces temps-ci, la mort en attrape plusieurs comme toi!

NON
Ce qui est important pour nous dans cette lettre,
c’est que tu entendes notre amour.
Et que tu le saches éternellement, pour
le reste de TES JOURS mon beau vieux.

DORS bien…
Nous t’aimons.

Claire et Daniel.
La villa Saint-Narcisse.

Jacques Veillette est présentement aux soins palliatifs du CHSLD Saint-Narcisse.
Il demeurait avec nous depuis novembre 2019

Humain

Salut mon vieux

9 avril 2020

Quand j’ai pris mon café avec toi ce matin,
je me doutais bien que c’était la dernière fois qu’on se voyait ici dans la maison.
Les derniers jours ont été difficiles pour toi mon vieux.
La dernière nuit chez-nous a été un enfer aussi.
Tes reins te jouaient des tours. Tu cherchais ton souffle.
Et t’avais peur aussi que le virus vienne bouffer le petit peu de bon qui leurs restait.
Mais c’est pas le virus! C’est ton corps bien usé qui suivait plus.
T’étais un peu fatigué ces derniers temps.
Quand j’ai pris mon café avec toi ce matin, je t’ai donné une bouchée de pain. Un peu de force parce que tu n’avais pas faim. Tu m’as demandé de boire un peu de café. Je tenais ta tasse tellement tu étais faible.
T’étais bien silencieux mon vieux, quand j’ai pris mon café avec toi.
Claire m’avait demandé de t’accompagner
parce qu’elle se doutait bien que
tu ne coucherais pas avec nous ce soir…
Et ta famille si aimante, ne pouvait pas venir te voir.
C’était ton dernier matin dans notre résidence. J’étais triste de ça.
Parce que j’aimais ça jasé avec toi. T’étais de notre temps !
Je le sais mon vieux.
La journée n’a pas été facile pour toi. Trop longue.
Les yeux fermés dans les médicaments qui t’engourdissaient.
Je t’ai vu partir avec l’ambulance tantôt. J’étais là quand ils
t’ont soutenu pour te coucher sur la civière.
Hier en discutant avec le petit peu de paroles
qui te restait dans ton souffle court,
tu me disais que tu étais au bout de tes forces.
Je te trouvais triste quand tu me disais ça.
Je sentais que tu n’avais plus le goût de te battre.
Je t’ai dit mon vieux . Si tu pars. Si tu nous quittes.
Je te demande juste une chose…
De partir la tête haute.
Tu mérites pas de partir triste toi. Oh non!
Quand tu t’es couché sur la civière tantôt.
Avant de partir pour occuper une chambre
à l’aile palliative du CHSLD du village,
je t’ai salué. Tu t’es levé la tête mon vieux.
Et tu m’as soufflé un petit salut au bout des lèvres.
Je t’ai dit: « Ça va bien aller »
Et t’es parti en roulant sur la galerie…
C’est tout ce que je voulais mon vieux!
Que tu partes pas la tête en bas.
Mais la tête en haut!
Avec un ciel bleu au-dessus toi.

Ah oui! L’autre jour, tu m’as montré une photo de toi quand tu étais jeune.
C’était le temps ou les gens affichaient leur jeunesse sur Facebook!
Tiens mon vieux des 90 hivers!
Tu seras sur Facebook dans mes amis…pour toujours!

Passe une bonne nuit…
Et pars quand tu veux!
Ou reviens si tu peux.
Si je pleure. Ben oui

Je t’aime
Salut mon vieux!

(Mon vieux, est actuellement aux soins palliatifs)

DES NOUVELLES DE MON VIEUX
Je vous dirai pas tout… Mais pour une raison bien spéciale,
mon vieux s’est réveillé ce matin. Mieux qu’hier…
C’est l’effet de Pâques ou quoi ?
Cette nuit, y’a un ange qui l’a accompagné. Toute la nuit!
Elle avec! Elle lui a parlé dans la face.
Je vous dirai pas tout encore…
Mais je vais lui dire que vous pensez à lui.
Et qu’il y a plein de monde qui l’aime. Mon vieux!
Y vous a peut-être tous ressenti.
Même s’il ne veut pas d’acharnement pour rester en vie!
Ce matin le vieux, y’a mangé une banane. Y’a avalé du gruau et bu son café!
Ca doit l’effet de Pâques qui fait ça!
Christ!
Mon vieux est en train de ressusciter!
Vive les vieux de Pâques!

Son nom: Jacques Veillette, Saint-Stanislas.

Humain Humain

Le Dernier Je t’aime pour 2020

2 janvier 2020

Ce que je me souviendrai de la prochaine année 2020,
c’est que dans son printemps ,
la maison d’édition Libre Expression va présenter mon premier roman.
Grâce à la précieuse collaboration de mon éditrice Nadine Lauzon et
toute l’équipe de Johanne Guay chez Librex, « Le Dernier Je t’aime « paraitra en 2020.
Ce sera. Et je le pense bien, un des mes plus grands accomplissements!
Je vous remercie de m’avoir dit que c’était possible.
Vous êtes beaucoup à avoir soufflé dans mes ailes! Comme le vent de l’âme de Christiane Asselin ma correctrice et celui qui venait du coeur,
de la très littéraire Patricia Powers
L’histoire.
Le calvaire de la souffrance d’une maman de 44 ans,
entre dans la maison sur le haut d’une côte et n’en sortira jamais.
C’est la survie des 18 derniers mois de Rita que je vais raconter à travers les yeux d’un enfant de 9 ans. Je le fais à travers ses yeux à lui.
Et dans sa tête, à elle, où je me suis faufilé. En silence.
Je vous le dis. Des fois ça brasse. Des fois ça chante.
Des fois ça fait trop mal.
Mais je crois que c’est tragiquement beau et humain aussi!
En attendant de se rencontrer dans mon livre…
Je vous souhaite en 2020, de regarder chaque jour comme une page blanche
sur laquelle vous pouvez écrire quelque chose de bon et de positif.
D’essayer même si parfois c’est difficile.
Je nous souhaite.
D’apprendre à faire rire notre âme.
D’apprendre à nos yeux à voir l’âme du monde.
Le monde en a besoin pour s’ouvrir aux autres.
Pour 2020, je vous souhaite la santé dans chacune des pages de votre année.
La santé! C’est l’affaire la plus importante et la santé c’est DU BONHEUR.
Justement! Je vous souhaite d’arrêter de chercher le bonheur.
C’est fatigant et ça mène nul part!
Enfin…En 2020.
Je vous souhaite de dire « je t’aime « plus souvent;
à vos parents, vos amis, vos amours. À quelqu’un qui en a besoin aussi.
On ne sait jamais quand on le dit pour la dernière fois…
Le Dernier Je t’aime!

Bonne année!

Photo Laurence Labat

Humain Humain

Mourir de vie

13 septembre 2019

Le jugement de la Cour supérieure du Québec, rendu mercredi, a élargi l’aide médicale à mourir.  La rendant accessible à un plus grand nombre de personnes; plus précisément aux personnes atteintes de maladies  dégénératives comme madameGladu et monsieur Truchon.« Cela va ouvrir les portes du paradis à tous ceux et celles qui souffrent comme moi.» Ce sont les mots de Jean Truchon à la suite du jugement.

Je ne sais pas vous-autres, mais je trouve que la vie est plus belle quand on la traite comme ça.  Et je trouve ces deux humains-là tout simplement merveilleux.Ils ont quelque chose de plus que nous. Plus que moi en tout cas. Et j’espère que les politiciens de la prochaine campagne électorale ne s’embarqueront pas dans un débat de fin de vie avec ce jugement-là. Je n’ose même pas penser qu’on ira en appel avec ce jugement.

MAIS

Aux nouvelles hier, la député libérale, Christine St-Pierre se questionnait. Il ne faudraitpas que ce jugement soit une manière de: « vider les CHSLD et les centres pour personnes âgées »Oh la la! C’est un gros verbe ça. « VIDER. »Mon coeur de propriétaire d’une résidence a fait un grand tour!  C’est correct de se poser des questions.  C’est vrai qu’il faut éviter les dérapes.Mais le verbe « VIDER » dans tout ça, eh ben, il n’était pas nécessaire! Je vais m’arrêter ici pour ne pas trop vider ma pensée. 

Cela dit.

La loi n’oblige personne à demander l’aide médicale à mourir. La loi fait juste dire que tu pourrais te libérer de ton corps ;si ton corps t’empoisonne dans une inconcevable et increvable existence pour le restant de tes jours. Comme madame Gladu et monsieur Truchon.  Et c’est juste toi qui peut demander l’aide médicale à mourir. Y’a personne qui va passer sur un tapis roulant  dans le passage d’un centre d’accueil. Tomber dans un trou au bout. Pour vider la place! 

Est-ce qu’on peut s’entendre sur une chose?

Pour mourir, il faut vivre avant tout. Nous ne sommes pas nés pour attendre la mort. Mais quand ton corps est un cercueil… Et qu’un jour, ta tête est embaumée dans une inconscience totale. Entre mourir de mort ou mourir de vie? Je ne parle pas de mourir EN vie.  

Alors je préfère …« mourir de vie » Que mourir en mort! 

« Mourir  de vie! »*

* Citation du philosophe Grec Héraclite- 480 ans avant JC.

Humain

Vieillir comme une étoile

19 décembre 2015

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Quand j’ai appris vendredi que tante Céline était décédée, j’ai inventé une nouvelle constellation d’étoiles dans le ciel. Je sais que la famille des étoiles filantes existe. Mais j’ai créé la constellation des étoiles souriantes.!
Quelques minutes avant 21h vendredi dernier, au CHSLD de Ste-Anne-de-la-Pérade, aux soins palliatifs, tante Céline vivait ses derniers moments de vie. A 87 ans.
Pour l’avoir visité  il y a une semaine, je vous dirais bien franchement qu’elle avait pas mal hâte de « lever les feutres » comme elle disait! Je pense bien que si la loi pour les soins de fin de vie avait été accessible, elle aurait fait un beau tour avec ça! Elle était bien d’accord avec cette loi. Et moi-aussi. Ca tombe bien.
Parce que tante Céline, ce n’était pas une vieille normale! Disons que c’était
« une jeune vieille originale!  » Une éclatée! Une colorée! Ma collègue du Saguenay vous dirait qu’elle serait dans la catégorie des « Démêlées ». Ca remâchait pas le vieux! Et ça chiquait pas trop la guénille  du passé!
Elle était pas mal à la mode la « matante »!
Une avant-gardiste dans les affaires de la vie.
Et belle! La soeur de ma mère! Une belle Cossette.
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Humain

Petit Sarrau boutonné sur le côté

20 septembre 2015

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Je m’adresse à vous jeune fille.
Je sais que vous en avez beaucoup à faire. Je sais tout ça. Je ne sais pas non plus « petit sarrau boutonné sur le côté » si vous êtes une préposée ou une infirmière, peu importe…
Mais
Vous ne pouvez pas dire à un membre d’une famille dont la maman âgée est hospitalisée , qu’elle est TANNANTE. Mais pas tannante dans le moule de drôle. Tannante pour dire qu’elle est trop demandante! Aye! Elle est malade cette dame-là! Fragile. Troublée! Il se peut qu’elle soit plus agitée. Plus mêlée ces jours-ci.
Qu’elle demande plus d’attention. Oui.
Et pourtant. La famille est archi présente auprès d’elle.
Vous pensez que ses enfants ne le savent pas en plus?
SVP jeune fille au « petit sarrau boutonné sur le côté », dont la marque du « petit sarrau boutonné sur le côté » est JoAnne Martin

La MARQUE. Je le sais parce qu’elle l’a dit à sa collègue qui venait de lui faire un compliment sur son « petit sarrau boutonné sur le côté ». Et vous connaissez comment je peux être TANNANT, je suis allé le site de JoAnne Martin. Et c’est bien ça.
Elle lui a dit que c’était un JoAnne Martin (c’est écrit comme ça) tout de suite après être venue dire à la famille que leur maman était pas « mal tannante » Qu’il faudrait qu’elle dorme moins le jour. Et qu’elle dorme plus la nuit! Vous déduisez.
Tu sais quoi « petit sarrau boutonné sur le côté ».
Tu es probablement un des cas isolés dans ta profession.
Nous avons beaucoup d’admiration pour l’ensemble du personnel qui travaille dans les hôpitaux. Les CHSLD. Les résidences. Et je sais de quoi je parle car je suis aussi propriétaire d’une résidence pour personnes avec Claire Bédard.
Je peux comprendre que la patience est souvent mise à l’épreuve.
Que c’est pas toujours facile des vieux pis des vieilles!
Mais plus je vieillis « petit sarrau boutonné sur le côté »; plus j’ai le tympan des oreilles comme un sac de boxe quand j’entends des affaires de même.
Ca me cogne dans la trompe d’Eustache.
Ca me tremble le nerf auditif.
Et ça me dire « petit sarrau boutonné sur le côté »
Débarrasse avec ton « JoAnne Martin boutonné sur le côté »
T’est pas à ta place!
Tu me tannes « petit sarrau boutonné sur le côté »
– [ ] Va en mode! Mais pas en mode humain…

 

Humain

Monsieur Lucien…Infiniment bon

12 septembre 2015

Lucien 23Bonjour,

Je ne sais pas si monsieur Lucien aimerait bien que je le vante comme ca aujourd’hui e pleine église
Mais il ne peut pas nous en vouloir de se faire venter par son SOUFFLEUX …
Ca fait que j’ai décidé de prendre son SOUFFLEUX à feuilles et de faire du VENT avec des mots..sur lui!

Le matin du décès de monsieur Lucien
Avec son vieux souffleux à feuilles dans mes mains.
Je pensais au géant qu’il était. A la beauté humaine de l’homme qu’il incarnait.
Il a été, comme nous le souhaiterions tous être un jour…une personne âgée d’une rare exception.
Il vivait dans notre résidence , la Villa Saint-Narcisse, avec Jeannine son épouse.
Depuis 5 ans!
Là.
Jeannine est hospitalisée depuis une dizaine de jours.
Sa hanche a flanché en chutant. Lucien vivait ça aussi dans son coeur.
Il s’occupait beaucoup de « sa Jeannine… »

D’ailleurs. Ayons une pensée pour Jeannine! Nous l’avons visité Jeudi.
Ca va mieux. Surprenant. Dans les circonstances et son état.
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Humain

Poussins à Louer! Christ fait quelque chose!

4 avril 2015

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POUSSINS….

Il a neigé…Mais c’est Pâques demain.
Aujourd’hui c’est le samedi saint. Un samedi comme ça. J’ai été baptisé…IL y a 56 printemps. J’ai plus le goût d’utiliser un mot de Pâques pour exprimer ce que j’ai ressenti en me levant ce matin: Calice! Il neige à Pâques!
Pâques, parlons-en!
Pour définir la fête de Pâques, les pas mal plus vieux que moi ont étudié le petit catéchisme. Ma génération de catholiques a eu des cours de catéchèses. OU de morales. OU de n’importe quoi. Aujourd’hui, on est au courant de beaucoup de choses,mais il y a des petits bouts qui s’échappent!
Bon! Pâques ca veut dire Résurrection! Vous connaissez l’histoire du gars qu’on a crucifié, mort un vendredi, enseveli et ressuscité! On raconte que le gars est revenu à LUI. Qu’on y croit ou pas. La VIE serait plus forte que la mort. Même Félix Leclerc a dit ça: C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans! Et puis Félix ne croyait pas!
Donc nous célébrons LA VIE! La vie ca vient d’un OEUF! D’un ovule! D’un ovule fécondé avec un autre petit bout d’oeuf avec une petite queue! Un spermatozoïde; celui-là! Jusque là ca va?

Un oeuf on peut appeler ça un coco! Non ca ne vient pas de Coco Chanel!
C’est rond comme un coco! Noix de coco. C’est tout.
Des cocos de Pâques! Ca vient de là!
Dans le coco, il y a un poussin!
La maman poule couvre le coco. Dans le coco, il y a un poussin! Un jour quand le bébé poussin en a assez, il boxe dans la coquille, il ne se décourage jamais, il boxe, il frappe, il JAB tout un coup! Enfin, il sort de sa coquille! Il voit le jour! IL voit la VIE!
Et c’est pas toujours en chocolat la VIE!

Vois-tu?
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C’est comme ça que le petit POUSSIN est devenu un symbole de Pâques. Mais pas pour le louer une fin de semaine dans une animalerie! Ni pour l’acheter pour VRAI!
Aye! C’Était un symbole de VIE! You ou??
UN SYMBOLE CIBOLE!
Cibole, est-ce que ca vient de Ciboire?

ON manque de poussins en location?
Ah oui! Tabernacle d’ostie! ( Sens de Pâques)
Est-ce qu’on peut juste expliquer le sens des choses? Est-ce qu’on peut juste dire pourquoi on mange des poules en chocolat? Des lapins? Est-ce qu’on peut juste dire que Pâques c’est toujours le printemps et qu’au printemps, la sève coule. Les bourgeons éclatent! La vie REVIENT!
Est-ce qu’on peut juste éviter qu’un enfant tapone un petit poussin tout un weekend?
CHRIST de Pâques! Si tu peux faire un petit miracle…
Peux-tu faire arrêter ça?
En attendant, Chopin mon chien, s’en occupe!

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