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Dans le « fin-fond » des régions.

17 janvier 2017

 

J’ai eu de la misère à m’endormir hier…Comme le maudit dans mon « fin-fond »
J’ai regardé la télévision avant de me coucher. Dans mon zapping,
j’ai vu le survoltage hilarant de Véronique Cloutier
en mode Salvail puis, j’ai atterri par hasard… chez Denis Levesque.
Deux gars et une fille commentaient l’actualité concernant le passage de Bernard Gauthier
« Rambo », dimanche à Tout le monde en parle
(Je l’appellerais plus jamais Rambo.)
La fille, c’est l’avocate Sophie Bérubé. Je ne la connaissais pas. Elle a dit:
« Qu’est-ce qu’il le connaît lui dans le fin-fond de sa région? »
On devrait pas donner la parole à ce gars-là… »
Elle a dit d’autres affaires pas plus édifiantes que le gars de la côte Nord.

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Ca fait que…
Le petit gars sur le haut de la côte à Ti-Car dans le 3e rang
a roulé dans son lit, une couple d’heures là-dessus.
Sur un bord. Et sur l’autre…
Entre le discours populiste d’un souffrant monsieur qui « hurle mal le mal » dans sa région et une condescendante avocate
qui se demandait presque, pourquoi ce gars-là parle…et dans le fond, pourquoi on lui donne la parole, dans son « fin-fond » qui connaît rien!
Et qui a juste deux noirs qui vivent là!
Ca fait que…Pour m’endormir calmement, je me suis « crissé » la chanson de Michel Rivard dans le « fin fond » de mes oreilles.
Une chanson qui peut me faire brailler! (Désolé docteur Mailloux, je suis un homme à larmes. Pas vous!)
Je me disais: C’est ça.
A Montréal, on compose des belles chansons avec
des histoires de fin-fond; d’éleveurs de cochons! Et de fermeture d’usines dans le fin-fond!
Des histoires d’écoles. De caisse. Et de villages qui ferment dans le fin-fond!
Des histoires de gens pas instruits dans le fin-fond des campagnes rurales et des champs de moutons!
Des histoires d’habitants qui parlent de tracteurs. Et de fermières qui parlent de guenille!
Pis à quelque part dans une région loin comme le monde!
Un gars crie sa vie! Tout croche! L’Intimidateur mal élevé! Mal engueulé comme le maudit!
Méfiant de se faire fourrer par en arrière!
Avec un « petit fin-fond de gros colon » qu’on veut même plus écouté!
Le gars charismatique comme le maudit…
Il veut juste nous raconter sa vie. Et comment il voit la vie dans son « fin-fond »
Il fait juste dire tout croche ce que Michel Rivard a chanté dans le « si-fin »
Dans le fond. Le gars a juste peur de mourir tout seul dans sa ville!

« C’est icitte que je suis né. C’est là que je veux mourir… »
Michel Rivard.

Chanson de mon fin-fond

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Avant de me traiter d’arriéré de fin-fond et de frustré des régions.
Je ne réfléchis pas comme celui qu’on traite de gros colon.
Je suis pas mal loin de son style. J’aime la ville, le béton, les émotions.
J’aime le monde. Les noirs. Les genres. Je suis un gars de toutes les nations.
Un gars d’un pays. De Montréal. Québec. Et de tous les environs.
Dans ma campagne, je renifle le fumier de vaches et de cochons!
Une nuit, pour m’endormir, j’ai écouté une chanson.
J’ai fermé mes gros préjugés et j’ai entendu les peurs du gars qu’on appelle le gros colon.
Il criait des souffrances parce que son coeur faisait trop mal dans son fin-fond.
Si il me voyait avec mon foulard dans le cou. Comme de raison.
il m’enverrait probablement parler de mode avec les fille dans le salon!
Mais là. Dans le coin de sa maison.
Ensemble. On pourrait peut-être écrire une autre chanson…
On se rappellerait de l’élection d’un président qu’on appelait le Gros colon blond!
Pis. Tout le monde. Les colons. Et les pas colons…
On composerait le couplet de la vie d’un gars qu’on appelle le gros colon
qui existe dans notre fin-fond!

« On a mis quelqu’un au monde. Il faudrait peut-être l’écouter! »
Harmonium.

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