Humain

Dans ma carte de Noël

22 décembre 2017

Les cartes…
Autrefois quand le téléviseur était une boîte carrée.
Des fois les cartes.
Nous les placions sur le téléviseur.
Et quand il y en avait trop!
Les cartes, nous les suspendions
sur une grand ruban accroché au mur.
Comme une décoration.
Toujours les plus belles cartes
dans le centre pour être vues!
Et les moins belles…
Eh bien. Dans les bouts!
Et ça nous dérangeait moins quand les plus belles
embarquaient par dessus les moins belles.

Dans le pays des cartes de Noel,
Il y avait les cartes faites à la main par les enfants!
Avec des sapins verts dessus.
Une maison avec sa cheminée
qui penchait toujours sur le même bord que le toit.
Les enfants dessinaient toujours des flocons de neige
plus gros que leur soleil.
Mais…
Dans ce temps-là,
les enfants apprenaient à dessiner avant de pitonner!
Les enfants apprenaient à créer avant de LIKER.

Dans le pays des cartes de Noël,
la neige était toujours plus scintillante.
Il y avait des geais bleus
sur des boites à malles avec des feuilles de gui dessus.
On se demandait pas si les oiseaux étaient d’ici ou d’ailleurs.
On faisait juste apprécier la différence pis leurs couleurs.

Dans le pays des cartes de Noel,
il y avait un bébé Bambi avec sa maman sous un sapin.
Au-dessus d’eux, avec des tuques de Noël sur la tête,
deux petites mésanges gais, amoureuses l’une de l’autre.
L’amour n’avait pas de préjugés
dans le monde des cartes de Noël.

Dans le pays des cartes de Noël,
sur une grande rivière toujours bien déblayée,
des patineurs et des patineuses enfoulardés
se courtisaient avec leurs grands manteaux rouges.
Ça avait l’air à s’aimer pour vrai dans ce pays là!

Dans le pays des cartes,
réchauffé par un bœuf et un âne,
il y’avait toujours un petit bonhomme frisé,
toujours beau,
avec les bras ouvert.
Au-dessus de lui.
Une madame bleue toute en beauté!
Et un bon monsieur avec une barbe!
Près d’eux.
Des petites moutons toujours bien propres!
On dirait que dans le pays des cartes,
la famille passait toujours en premier.

Dans le pays des cartes de Noël,
il y avait des sentiers de neige haut comme ça…
Avec des maisons illuminées en jaune!
Jamais éclairées par des tablettes et des ordinateurs.
On avait le gout d’y aller dans les petites maisons des cartes.
Je pense que le monde se parlait dans ces maisons-là.

Dans le pays des cartes de Noel,
guidé par une étoile…
Il y avait toujours
trois grands messieurs de différentes races.
Avec des turbans, en belles robes sur des chameaux.
On se questionnait jamais sur leurs habits,
leurs voiles et leurs chapeaux.
On trouvait ça juste beau et différent!
On avait le goût de les suivre…et de les connaitre en plus!
Dans le pays des cartes de Noël,
la même étoile brillait pour toutes les races!

Dans le pays des cartes de Noel,
il y avait toujours trois ou quatre chanteurs
et chanteuses qui fredonnaient près d’une porte
enguirlandée avec une couronne.
Ils ne chantaient pas pour être La Voix populaire!
Ils chantaient pour Noël et pour la paix sur la terre!
Ils entamaient des Alléluias et des Glorias!
Et dans l’allégresse!
Ils chantaient des Fa la la la….
Et là…
Je viens d’entrer dans ma carte
pour vous souhaiter un très…
Très très très… joyeux Noël!

( Jeudi 22 décembre.
Accompagné par Gilles Hamelin au piano.
J’ai fait la lecture de ce texte au spectacle
“Et si on chantait Noël à la salle J. À. Thompson de Trois-Rivières
sous la direction de Patricia Powers.)

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