Humain

Deuxième lettre à Johnny

17 août 2019

Mon cher Jean-David,

Avant minuit…
Je me suis demandé si je pouvais
faire ça publiquement.
T’écrire un mot d’amour.
T’écrire parce que je suis inquiet.
Parce que je tiens à toi.
Je voudrais pas que tu flanches mon Johnny!
Rassure-moi. Tu as tout fermé!
Toi qui étais si présent sur le fil social.
Avec tes aventures abracadabrantes.
À partir de ton histoire du « vilain sapin »
au Centre Ville de Montréal!
Jusqu’à ta marche vers Washington.
Ou ce périple avec ton Billibob!
Ton vieux chien qui t’a suivi
jusqu’au bout de sa vie!
Ou nous étions si fidèles à toi.
Et à ton chien!
Et là.
Plus rien depuis quelques jours!
Tu nous avais apprivoisés.
Le petit Prince, c’était un renard.
Et toi, c’était un chien.
Oui mon Johnny.
J’ai bien senti dernièrement dans tes écrits, que tu filais moins bien.
Et que ta déception était vive, du milieu artistique dans lequel tu as évolué.
Ça peut arriver mon Johnny que la vie nous fasse mal des fois.
Ah oui je sais!


Gandhi te dirait: Si tu vis un moment difficile mon Johnny,
il ne faut pas en vouloir à la vie.
T’es juste en train de devenir plus fort.

Plus fort! As-tu compris?
Tiens bon mon ami! Tâche de t’accrocher.
Je le sais que le monde est souvent décevant et troublant.
Mais y’a pas juste des « décevants et des troublants »
Y’a des inspirants comme toi! Espèce de fou!
T’es un artiste mon Johnny.
Le savais-tu?
Eh bien ce soir! Je te l’annonce mon Johnny !
T’es un artiste. Un vrai.
Avec ta voix toute éraillée et ta gueule d’unique.
Avec tes hauts. Tes bas. Ta Vie. Et tes cris!
Avec tes bonheurs. Et toutes tes douleurs…

T’es condamné mon Johnny à être un artiste!
Condamné à créer ta vie.
Condamné à nous revenir!
Nous faire juste un petit signe…
Parce que le monde a besoin d’un Johnny comme toi!
En passant… Billibob t’a jamais lâché lui!
Repose toi si tu veux.
Repose-toi de nous-autres si tu veux…
Mais lâche-nous pas!

Je t’aime.
Bonne nuit!

Écoute ça!

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