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Le conte de Justin d’Aladdin

19 septembre 2019

Il était une fois le fils d’un grand premier ministre. Un jour, le beau garçon bien élevé,
vire un party avec des professeurs et des élèves dans un collège canadien près des Rocheuses. Il enseignait le théâtre le beau garçon ! Comme il avait la clef du département de costumes, supposons-le. À même les déguisements! Le beau garçon décide de se costumer en Aladdin pour son party thématique. Pour y arriver, il s’est maquillé le visage en brun et les mains aussi. Et peut-être tout le corps. L’histoire ne le dit pas! Aladdin a la peau foncée. Alors le beau professeur de théâtre joue le rôle! Ensuite, il s’est enroulé un turban sur la tête pour ressembler le plus possible à Aladdin; le joli prince des voleurs dans le conte des Mille-et-une Nuits.
Il souhaitait peut-être que son génie de lampe le change en prince charmant pour séduire une Jasmine!
Les Jasmine de la soirée ont eu beaucoup de plaisir avec le beau garçon. Photo par çi. Photo par là! À l’époque, en 2001, les médias sociaux n’ étaient pas encore des boucheries pour décapiter les réputations. Les photos tapissaient encore tous les albums des finissants de l’école.
Alors voici qu’un drame se pointe sournoisement
à l’horizon pour Justin d’Aladdin . Un jour. Le beau jeune homme devient premier ministre comme son illustre père. Et en plus, le beau politicien se fait le défendeur de la diversité ethnoculturelle. Puis un journal crédible déniche la fameuse photo!
Le jeune premier ministre se retrouve la face brune à la une de tous les médias. En plus, on découvre qu’il s’est déguisé plus d’une fois en noir et en brun. Trois fois. Partout dans les médias sociaux. Dans les plus grands médias. Sa face colorée fait le tour du monde et le scandale de Justin d’Aladdin éclate en pleine campagne électorale!
On reproche au premier ministre théâtral de s’être peinturé en noir.
D’avoir manqué de jugement. Pis toute! Oui son génie est demeuré dans la lampe! En Indes aussi, son génie était demeuré dans la lampe.
Alors…
Le beau jeune homme s’excuse. Et s’excuse.Ses adversaires, des politiciens, des gens et des journalistes voient du racisme en lui.Oh calvaire! Du racisme d’Aladdin.
Mais ce n’est pas un acte raciste qu’il a commis. C’est juste du théâtre!
Triste. Le beau garçon se plante des clous dans les pieds. Dans les mains.!
Il regrette son geste. Manque de jugement! Il s’excuse encore.
Devant le monde entier, le fils de Pierre se crucifie.
Ok blackface! Brownface! On a compris que tout ça était blessant.
Mais en se peinturant la face pour incarner Aladdin, quelqu’un mérite-t-il vraiment de se faire traiter de raciste?
Le jeune homme peut avoir bien des défauts. Mais il n’est pas raciste.
Sa peau est bien plus humaine que blanche ou noire quand nous faisons abstraction de notre propre couleur politique.
« Ce qui compte ce n’est pas la couleur de sa peau ou la texture de sa chevelure, mais la texture et la qualité de son âme. »

Ce sont ces mots-là de Martin Luther King , que nous aurions dû entendre aujourd’hui.
Pas les mots puants « la petite politique » du conservateur Scheer ou de Jagmeet, le démocrate qui « charognent « le concept même de la vraie discrimination.
Le racisme c’est bien plus que le maquillage du conte de Justin d’Aladdin.

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