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Lettre au PM Francois Legault

1 avril 2020

Monsieur le premier ministre,

Pas besoin de vous rappeler aujourd’hui toute l’admiration
que le peuple québécois vous porte présentement.
Merci à vous.
À votre solide ministre de la santé et à l’extraordinaire docteur
Arruda qui nous rassure à chaque jour avec son indéfectible confiance d’y arriver.
Sans oublier sa fougue aimante pour aplatir cette damnée courbe en se lavant les mains et en suivant ses consignes à la lettre.
Nous sommes propriétaires d’une petite résidence pour personnes âgées.
Aujourd’hui en regardant votre point de presse,
nous apprenons que plus de 500 résidences pour ainés au Québec sont infectées de la Covid19. Le chiffre nous ébranle.
Nous connaissons tous maintenant la vitesse à laquelle ce virus fou voyage.
Parce qu’encore trop de gens ne prennent pas au sérieux le confinement.
L’arme humaine la plus solide que nous possédons présentement pour combattre l’ennemi invisible.
Nous étions heureux aujourd’hui d’apprendre que nous limiterons le nombre du personnel de la santé ou travailleurs
qui entrent avec tant de dévouement dans nos résidences. C’est un souhait que nous avions formulé à la ministre des ainés, il y a deux semaines. Merci. Ça et le port des masques quand obligatoirement pour des soins, le personnel doit s’approcher de la personne âgée.

Maintenant.
Devant l’ampleur de cette tragédie dans nos résidences, serait-il possible de penser à
étendre le test du CoronaVirus à tous les ainés du Québec qui demeurent présentement en résidence?
À eux qui peuvent en mourir. Et à tout le personnel qui gravitent autour de cette clientèle très vulnérable au virus.
Question de tracer une ligne claire actuellement et prendre ensuite, toutes les mesures qu’il faut pendant qu’il est encore temps.

Nous comprenons bien la complexité d’un tel processus.
Mais. Il est plus qu’urgent de trouver un moyen pour stopper l’hémorragie virale qui s’est déjà trop infiltrée
sournoisement dans des résidences pour aînés au Québec .

Merci encore pour tout.
Nous sommes chanceux que vous soyez là.
Et nous sommes AVEC VOUS et votre équipe monsieur le premier ministre.

Bien à vous,

Claire Bédard
Daniel Brouillette
Propriétaires Villa Saint-Narcisse
Résidence pour ainés autonomes et semi-autonomes.

actualité

DEUX LOUPS

28 mars 2020

ELLE, c’est la maman de Sylvie avec qui j’ai été l’école. J’ai du fun avec elle!
Dans l’autre appart, c’est la maman de la plus grande amie de Claire.
Une femme fière et gentille.
Là bas au bout, ce sont mes deux charmantes tantes.
Une chanteuse et une coquette.
La première s’est beaucoup occupée de moi après le décès de ma mère.
Le beau sourire, c’est la maman de Nicole qui était dans ma classe.
La plus courageuse de toutes ici.
Elle, c’est la voisine de Claire depuis qu’elle est toute petite.
La vieille centenaire.
Les amoureux, ce sont des gens qui nous connaissaient bien.
Le charmeur , c’est l’oncle d’un ami et d’une fille
avec qui j’ai fait mon secondaire.
Il voulait qu’on en prenne soin de son oncle,
comme nous avions pris soin de leur maman.
Y’a tué 27 orignaux dans sa vie « le mononcle »
Ah oui! Elle, c’est la montréalaise.
Son fils réside dans le paroisse et il voulait qu’elle soit près de lui.
Aujourd’hui , Claire c’est comme son ange!
Et la petite nouvelle qui est de l’autre côté de notre mur
qui sépare la résidence à notre maison,
c’est la bachelière qui nous a choisit!
Je l’appelle par son prénom la jeune !
Ca sonne comme de l’amitié pour elle.
La plus petite avec ses perruches,
c’est la maman d’un gars qui était dans la même année de Claire.
C’est l’éplucheuse en chef pour les patates!
La douce. C’est la maman d’un tel que je connais bien.
Du bon monde d’ici.
Et lui avec son chapeau, c’est le camionneur.
Son nom de camionneur c’était « carrosse ».
Le petit homme de 95, c’est le sucrier du jardin. Le liseur.
Il est parti de Montréal pour venir vivre avec nous-autres.
Pas loin, la délicate. C’est la tante de notre cuisinière.
Lui dans sa chaise. Un gars smart.
C’était le propriétaire du bar et du club quand j’étais jeune.
Puis avec son bolide sur la galerie,
c’est la courseuse quand elle était jeune.
Son gars nous connaissait bien aussi.
Et les deux dernières dans les chaises berçantes,
leurs familles voulaient que leurs mamans vivent chez-nous.
Voilà.
Nous formons une grande famille. Nous connaissons bien notre monde.
Tous les soirs quand la journée tombe,
Claire salue tous nos résidents. Un par un.
Pour les médicaments ou pour savoir si tout va bien..
Si je vous raconte tout ca ce soir, ce n’est pas pour vous émouvoir.
C’est pour vous dire que ces temps-ci,
nous sommes comme deux « body Gard »
qui veulent protéger comme deux loups, leur famille de vieux.
Nous sommes secondés d’une équipe de 4 employés.
Et des services infirmiers de notre milieu.
Nous sommes choyés .

Mais y’a des fois ou nous avons la chienne.
Oui la chienne!
Que cette maudite bibitte à ventouses nous attrape.
Et qu’elle rentre chez-nous la tueuse.
NOUS VOUS SUPPLIONS de respecter, sans bluffer,
les consignes de confinement pour ne pas
que le virus fatal atteigne les résidences de personnes âgées comme la nôtre.
La semaine sera dur. Ce sera la pire.
Il faudra être sur nos gardes.
Nous regardons les nouvelles comme vous. Eux-aussi.
On essaie de dormir. Du mieux qu’on peut.
On les rassurent. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On se distance. Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On les aiment . Je vous jure. Du mieux qu’on peut.
On répète. On explique à nos Roses de mémoire…
Le pourquoi du comment. Du mieux qu’on peut.
Avec patience. Je vous jure. Avec des respirations aussi…

Dans notre maison pour vieux heureux,
nous dormons tous les soirs avec 20 fleurs fragiles
posées sur un arc en ciel.
Nous sommes tous responsables de « nos vieux ».
Des fois la peur nous égratigne le ventre.
Mais si vous nous aidez, en restant chez-vous,
on va la gagner la guerre.
Parce que c’est une guerre qu’on vit.
Et l’ennemi est sournois.
Il peut te sauter dans la face. Et tu le sais pas.

Ne vous inquiétez pas.
Ça va bien.
Aujourd’hui j’ai garoché des balles de neige
aux vieux sur de la musique de Plume!
Je m’en vais me coucher en pensant à ça.
Je vais m’endormir là-dessus…
En espérant que…
Ça va encore… bien aller demain

LES DEUX LOUPS

Humain

Le Dernier Je t’aime

28 mars 2020

Un jour, je vais raconter ça.
C’est l’histoire d’un gars qui n’avait jamais écrit un livre.
Il prévoyait la grande annonce de la sortie de son livre , le jour de sa fête.
Avec sa maison d’édition, LIBREX et son éditrice Nadine Lauzon
Tout était prévu pour que le roman du gars sorte en librairie
deux jours après la Pâques d’un printemps malade.
Pis.
Tout le monde est rentré dans leur maison pour se protéger.
Entre la fin d’un hiver de glace.
Et un printemps tant désiré sur le seuil de la porte.
Un virus sournois et meurtrier a complètement chaviré la vie du monde entier.
Dans ce printemps-là, ou pour s’aimer, il fallait s’éloigner des uns et des autres.
Ne pas se toucher.
Et rester dans les maisons pour ne pas propager
les gouttelettes du monstre qui pouvaient tuer des gens.
Sans pitié.
Et des gens vulnérables comme les « beaux vieux »
qu’ils gardaient , lui et sa femme,
dans leur maison sur la rue principale de leur village.

Quand il a écrit ça. C’était le jour de son anniversaire.
Le virus avec ses gouttelettes vicieuses tournaillait
toujours autour de tout le monde. Ca faisait peur.
Et y’a des grands qui écoutaient pas.
Il fallait se laver les mains 100 fois par jour.
Se distancer. Et crémer notre peau gercée.
La peur et la confiance avaient les couleurs de l’arc-en-ciel.
Et la solidarité faisait battre des cœurs malgré tout.
Oui. Quand il a écrit ça le jour de son 61e printemps,
il présentait pour la première fois
la page couverture de son roman de 275 pages.
Il a raconté que cette aventure littéraire avait été pour lui,
un de ses plus grands accomplissements personnel.
Enfin.
Un jour quand la vie reprendra. La Vie pas comme avant.
Dans un livre, si ça vous tente, vous lirez cette histoire d’un petit garçon de 9 ans
qui raconte avec la plume de l’auteur, les derniers mois de la vie de sa maman malade à 45 ans.
Un récit sensible. Tissé et romancé à partir des souvenirs de ce jeune garçon
et des confidences de sa famille et de gens de son village. Inspiré dans ce premier roman,
d’une des plus histoires histoire d’amour qu’il a connue, avec en filigrane
la dignité d’une fin de vie à une époque ou l’aide médicale à mourir n’existait pas.

Un jour quand la vie reprendra. La vie pas comme avant…
Il vous reparlera de son roman. Et de sa sortie.

Le Dernier Je t’aime

Humain

Rose Patience

22 mars 2020

Mère de toutes les vertus, la patience.
Le virus va mettre à l’épreuve notre patience.
Dans nos maisons avec les enfants, notre patience.
Avec les grands enfants aussi. Les adolescents.
La patience avec nos parents. Nos grands-parents…
Et nous-autres, les parents de nos enfants.
Avec soi-même la patience.
Et la patience d’endurer notre corps habitué à virer en fou.
Il faudra vivre dans la tolérance.
Le virus nous oblige à réapprendre à vivre avec soi.
Le confinement nous invite à l’introspection aussi.
À quelque chose qui ressemble au gros lâcher prise
de son nombril.
Le virus va nous apprendre à user de patience.
La patience avec Rose.
Rose et sa mémoire qui glisse lentement.
Mais elle ignore Rose,
que sa mémoire glisse dans ses pertes cognitives
Elle commence à répéter Rose.
À oublier la dernière conversation sur la pandémie.
Alors il faudra s’armer de patience pour nos Roses…
-Non! On ne peut sortir pour aller à la pharmacie Rose.
Il y a comme un mauvais virus qui peut s’attaquer à nous-autres.
Tu sais. On en parle beaucoup aux nouvelles. Tu regardais ça tantôt dans le journal.
C’est pour ça Rose que nous ne pouvons sortir de la maison.
-Ben voyons! Es-tu certain de ça?
Ca vient d’où ce virus-la?Je le sais pas Rose. De quelque part…
Mais on va prendre soin de toi Rose.
T’en fais pas ma belle Rose…
On va aller l’acheter ta crème pour qu’elles soient belles et douces tes mains!
-Ah ben, je savais pas ça. Sais tu si c’est tout le monde?
-Oui c’est tout le monde comme ça Rose.
-Mon gars es-tu au courant de ça tu penses?
-Ah oui! Il est bien au courant.
Tout le monde reste à la maison ces jours-ci.
-Mais voyons donc toi! Pourquoi? Mais…Ca va être pour longtemps tu penses? Et c’est quoi ce virus-là?
-Je sais pas. C’est comme une grosse grippe . Mais celle-là, elle est plus forte que la grippe ordinaire.
C’est pour ça qu’il faut faire attention Rose. Il faut se laver les mains souvent.
C’est le secret Rose pour ne pas se transmettre le virus.
Se laver les mains très souvent. Ah ben moi, je me lave les mains…J’ai du bon savon.
-Oui Rose, faut pas oublier de se laver les mains avec ton bon savon.
-Mais ça là,est-ce que ca va durer longtemps tu penses?
-Au moins deux ou trois semaines…ou peut-être plus. Je le sais pas trop encore. Mais inquiète toi pas Rose. On est là.
-Mais veux-tu ben me dire pourquoi, on ne peut pas aller à l ‘messe?
-Ben…parce qu’il y a un gros virus qui se promène et qui se propage. Et on ne veut pas que tu l’attrapes Rose…
Toi et les autres ici.
-Je savais pas ça. Depuis quand? Ah bon! Mon gars es-tu au courant de ça? Mais qu’il vienne ce soir,
je vais lui dire de faire attention…
-Même lui Rose, il ne peut pas venir ici. Il fait attention. On veut pas que le virus se propage partout et entre
dans notre maison et qu’il se faufile sur nous-autres. Tu comprends Rose!
-Ah ben, je savais pas ça. T’as bien fait de m’avertir. Mais c’est depuis quand ça?
Je vais aller appeler mon gars pour lui dire de faire attention.
-Oui Rose fais ça. On se revoit tantôt.
La monte de Marguerite ne fonctionne plus. Je vais aller changer sa pile…

Le virus va nous apprendre à tous, le ROSE PATIENCE.

actualité Humain

Le 8 mars, à l’heure reculée!

8 mars 2020

On avance l’heure aujourd’hui, mais j’aimerais bien qu’on avance plus vite aussi sur l’égalité hommes/femmes. Je trouve qu’on vit pas mal à l’heure reculée là-dessus. Hier. Un sondage de l’ONU, nous révélait que 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes. Tab! Que des hommes et des femmes pensent encore que le genre masculin fait de meilleurs dirigeants politiques et d’entreprises. Et qu’aller à l’université est plus important pour eux. On vit sur le reculons!
On devrait arrêter d’avancer l’heure et se concentrer sur l’avancement des mentalités et de l’égalité des sexes. Y’a rien à célébrer le 8 mars! À part de déclarer une journée pour les femmes parce que nous sommes arriérée comme société.
À part que de reconnaître que toutes les religions du monde sont encore dirigées par des hommes pour contrôler les femmes.
À part la gêne humaine que les hommes (pénis) n’admettent pas réellement! C’est ça qui est ça ce matin! Nous sommes des reculés! Ah oui! Laissez moi tranquille avec nos petits pas. Les psycho éducatrices en garderie se battent encore ce matin pour avoir un salaire décent pour s’occuper des petits hommes et des petites femmes de la société de demain. Et dans nos hôpitaux, les filles, majoritairement préposées aux bénéficiaires , torchent à 20$ de l’heure! À bout de souffle! Mais qu’est-ce que tu veux? On pense encore que les hommes-dirigeants font des meilleures gestionnaires que des femmes! Ça fait que c’est eux qui décident de leur salaire!
Je me suis demandé si je publiais ce statut du 8 mars; en cette journée internationale des femmes?
C’est gênant. La planète vit toujours à l’heure des hommes. Le 8 mars à l’heure reculée!
Et dire que c’est elles qui accouchent de nous-autres!

Humain

La madame au « béra »

25 janvier 2020

« Jama la madame au béra »

J’écrivais ce que je publie là en attendant mon tour dans une salle d’attente chez l’ophtalmologiste. Elle m’a demandé comment je faisais pour écrire sur une si petite machine à écrire comme ça? Ouf! On partait de loin mais j’ai pris le temps de lui expliquer. Je lui ai dit que c’était un IPhone Etc…Etc… En fait, je prenais des notes sur la conversation qu’elle avait avec sa voisine qui attendait pour sa piqure dans l’œil.
Elle parlait des résidences pour personnes âgées.
La madame au béret a donné toute une volée aux maisons de vieux! ;
-Les vieux meurent gelés là-dedans. Ça sent rien que la pisse!
Aller là? Jama! Pas jamais. Elle disait « JAMA la madame au béra. »
C’est toute du monde qui répète! Moi ça me tente pas d’entendre des répéteux.
Ha ha ha…
En tout cas. Mes enfants sont ben mieux de ne pas se mêler de ça.
Y’a une fois. J’ai oublié le four. Ça peut arriver d’oublier un pâté dans le four.
Y’a brûlée, pis bon! C’est pas une raison pour partir de che-nous. Hein madame?
Ha ha ha!
Ma fille était inquiète. À m’a demandée si j’aimerais pas ça vivre dans une résidence pour vieux? J’y ai dit: Jama! Pas jamais. Jama.
Ha ha ha!
J’ai dit: Je t’ai élevée toé. Tu dois être ben capable de t’occuper de ta mère.
J’ai juste 89 ans.
Ha ha ha!
Elle poursuit la madame au béret:
-Vous savez quoi. Je vis dans une coopérative.
Elle se penche pour dire ça dans l’oreille de sa voisine qui attendait
son injection pour sa dégénérescence maculaire. Mais tout le monde l’entend.
-Ça me coute juste 367 par mois. C’est pas cher vous savez?
Je me suis arrangée pour sortir tout mon argent quand c’était le temps.
Ça fait que…mes revenus sont ben bas. Fa que…je paye pas cher.
C’est le truc. Ha ha ha!
Mes enfants sont ben contents.
Ha ha ha!
On a assez travaillés dans notre vie? Hein?
Ha ha ha
Quand ben même qu’on en profiterait un peu.
Ha ha ha! Et elle replace son béret
qui coiffe sa tête pleine de jugements!

Pas de place pour madame béret dans ma résidence!
« Jama la madame au béra! »
J’avais hâte qu’on m’appelle pour avoir mon injection dans l’œil!

Humain Humain

Le Dernier Je t’aime pour 2020

2 janvier 2020

Ce que je me souviendrai de la prochaine année 2020,
c’est que dans son printemps ,
la maison d’édition Libre Expression va présenter mon premier roman.
Grâce à la précieuse collaboration de mon éditrice Nadine Lauzon et
toute l’équipe de Johanne Guay chez Librex, « Le Dernier Je t’aime « paraitra en 2020.
Ce sera. Et je le pense bien, un des mes plus grands accomplissements!
Je vous remercie de m’avoir dit que c’était possible.
Vous êtes beaucoup à avoir soufflé dans mes ailes! Comme le vent de l’âme de Christiane Asselin ma correctrice et celui qui venait du coeur,
de la très littéraire Patricia Powers
L’histoire.
Le calvaire de la souffrance d’une maman de 44 ans,
entre dans la maison sur le haut d’une côte et n’en sortira jamais.
C’est la survie des 18 derniers mois de Rita que je vais raconter à travers les yeux d’un enfant de 9 ans. Je le fais à travers ses yeux à lui.
Et dans sa tête, à elle, où je me suis faufilé. En silence.
Je vous le dis. Des fois ça brasse. Des fois ça chante.
Des fois ça fait trop mal.
Mais je crois que c’est tragiquement beau et humain aussi!
En attendant de se rencontrer dans mon livre…
Je vous souhaite en 2020, de regarder chaque jour comme une page blanche
sur laquelle vous pouvez écrire quelque chose de bon et de positif.
D’essayer même si parfois c’est difficile.
Je nous souhaite.
D’apprendre à faire rire notre âme.
D’apprendre à nos yeux à voir l’âme du monde.
Le monde en a besoin pour s’ouvrir aux autres.
Pour 2020, je vous souhaite la santé dans chacune des pages de votre année.
La santé! C’est l’affaire la plus importante et la santé c’est DU BONHEUR.
Justement! Je vous souhaite d’arrêter de chercher le bonheur.
C’est fatigant et ça mène nul part!
Enfin…En 2020.
Je vous souhaite de dire « je t’aime « plus souvent;
à vos parents, vos amis, vos amours. À quelqu’un qui en a besoin aussi.
On ne sait jamais quand on le dit pour la dernière fois…
Le Dernier Je t’aime!

Bonne année!

Photo Laurence Labat

actualité Humain

Pleurer les préposés

10 novembre 2019

Que le gouvernement Legault recule sur sa politique de l’immigration bâclée, c’est une bien bonne affaire. On pourrait en revenir un peu, mais on aime ça écorcher les politiciens qui reculent! Et quand ils ne reculent pas, ils sont des « pas de coeur ».Quand ils tiennent tête, ce sont des insensibles. Et quand ils reculent, ce sont des poules pas de tête. Mais quand je vois les députés du parti libéral avec Pierre Arcand baver sa jouissance sur « le reculons »de la CAQ en implorant que le premier ministre dégomme le petit Simon. Je me dis…Eux-autres les Libéraux de mon grand-père Joseph mort en 1952. Quand ils ont usé, pendant trop longtemps, leur fond de culotte sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Avec Gaétan Barette et sa déforme. Quand ils ont massacré le système de santé des québécois avec leurs coupures hypocrites. Quand les préposés aux bénéficiaires pleuraient parce qu’ils étaient au bout de leur rouleau. Qui les a écoutés quand ils étaient à bout de souffle? Silence radio.
Ni les libéraux . Ni personne s’occupent d’eux encore.
Cette semaine, le gouvernement Legault paradait une mise à niveau économique. Un surplus de 4 milliards! Un surplus qui vient des coupures et de l’austérité des libéraux. Faut le faire pareil. Non mais. Il faut être fait fort pour regarder des politiciens se gargariser avec « le reculons »des autres!
Et les autres se pavaner avec le surplus nauséabond de l’autre!
Oui. On a tous eu le coeur gros cette semaine, devant ces jeunes immigrants qui pleuraient à l’assemblée nationale. Gabriel de Solidaire, était triste aussi.
Mais lui, il jouait sa game politique! J’hais ça.
De la peine et le coeur gros.
J’ai bien hâte aussi qu’on aient le coeur aussi gros et qu’on pleurent pour les préposés aux bénéficiaires qui torchent notre monde à 12 et 15$ de l’heure. Qui lavent, quand ils leur restent un peu de temps, des prothèses dentaires bourrées de fromage jaune et d’œufs du matin à des bénéficiaires démunis et en perte cognitive. Encore plus de filles que de gars, qui se désâment dans les hôpitaux, dans les CHSLD, dans les maisons pour âinés ou les endroits pour déficience intellectuelle.
Ces gens-là essuient la merde d’une épidémie de gastro.
Ramassent du vomis à 15$ pendant qu’un commis à la SAQ ou à la SQDC gagne 20 à 25$ de l’heure. Le chroniqueur-comptable Pierre Yves Mc Sween, a dénoncé ça cette semaine à la radio de Patrick Lagacé. Il a raison en ta! Que les commis gagnent 20-25$ l’heure, on a rien contre ça. C’est juste pas juste pour les préposés. Et ça. Ça devrait nous faire brailler à l’assemblée nationale! Mais non… On attend que notre tour arrive et que notre caca sèche dans le fond de notre culotte. Ca fait que… Ceux qui se réjouissent du reculons des autres, vous pourriez peut être vous retenir un peu. Mettre les freins sur vos « habitudes oppositoires » À votre place, j’aurais assez honte. Si je suis rarement d’accord avec la députée Catherine Dorion et ses accoutrements, là-dessus, je suis avec elle quand elle dit que son bout de cuisse ou son ouaté, c’est bien peu au coté de la « putasse »corruption des dernières années sous le règne des libéraux .
Fermez-vous les libéraux et surtout lui, Gaétan Barrette…
Chut! Au lieu de reculer, c’est bien pire, il a écrasé du monde…
Je pleure les préposés.

actualité Humain

Le Saint-Elie-de-Bernadette à Fred

13 octobre 2019

Dans La Presse Plus de samedi dernier, la chroniqueure Isabelle Hachey a signé un excellent papier pour illustrer la bisbille qui se passe à Saint-Elie; le village de Fred Pellerin .
Elle a emprunté un style de parlure à la « Fred Pel »
pour imager l’invraisemblable qui se passe
dans le bled du conteur le plus populaire au pays.
Je poursuis dans sa pensée…


Un Fred ça. C’est comme un lingot d’or trouvé dans une place.
C’est rare comme de la marde de pape!
Quand t’as « ça » dans ton village. Tu y fais gros gros attention.
Ben oui. On le sait ben qu’il y a deux côtés à une médaille.
Mais quand su’ un bord de la médaille , t’as la tite face à lunette à Fred.
Eh ben mon cher monsieur.
Tu fais pas exprès pour chier sur le bord de la face!
Tu fais avec les petits travers de la belle tite-face .
Et avec ses amanchures d’artiste compliquées des fois.
Ben oui des artistes. C’est comme ça. Et c’est beau de même.
Les grands artistes, c’est fait d’émotions, de mystérieux et d’enchantements.
Des fois leur sensibilité égratigne leur humeur.
Mais c’est fait comme ça un artiste.
Et quand ils sont géants comme « le Fred »,
les artistes ça peut tomber dans le silence pour ne pas se faire trop de peine non plus.
Si tu comprends pas ça. Ou si t’acceptes pas ça. Scram de là!
Attache-toi les pattes aux fesses.
Ben serrées avec de la broche à clôt, et scram plus vite encore!
Sinon, tu vas faire péter au frette le beau Saint-Elie de notre Mauricie!
Essaie pas de faire ton fin finaud en tricotant toutes sortes de raisons.
De toute manière, sans le Fred International, tu n’aurais eu rien à nous expliquer.
Parce qu’on en parlerait même pas
comme on parle aujourd’hui, de ton Saint- Elie de Caxton
Sans le Fred original et ses contes purs comme une eau de roches,
les paparmanes bourgeonneraient même pas dans l’arbre de ton village réinventé.


Et tu sais que c’est rare de nos jours
des villages réinventés comme le nouveau Saint-Elie
dans le canton de Maskinongé.
La solidarité ca pousse pas dans les arbres! Je te le dis.
Sans le Fred. Les lutins dormiraient pas mal juste
dans leur boite en carton en attendant que Noël arrive.
Sans le Fred. Saint- Elie s’enorgueillirais pas mal juste de
son beau calvaire sur la butte du village.
Mais là Saint-Elie est pas mal juste « en calvaire »
Parce qu’on vient d’échauder le Petit Prince de la place.
Ça sent le « pas d’allure » à plein nez.
Ça sent la petite politique de village d’esprit de clocher !
Ça sent le caca de politiciens déguisés en petits lutins!
Quand on a un Fred dans un village, on apprend à vivre avec cette rareté là!
Et c’est pas tout le monde qui peut comprendre ça de la rareté humaine de même.
Ca fait que. Il faut y faire ben ben attention.
Et si t’as pas appris le langage de l’âme
avec les mots du cœurs que ça prend pour échanger et jaser avec « un Fred ».
Fais autre chose de plus utile dans la place.
Mais dirige la pas la place! Scram une troisième fois!
Et laisse les sensibles comme lui se rassembler ensemble pour continuer à créer et faire du merveilleux dans la paroisse .
Pis toi! Scram une 4e fois. Sois utile dans ce que t’es bon.
Honore Saint-Elie!

On ne veut plus savoir si tu as raison.
On ne veut plus savoir qui a raison?
Ca va servir à quoi d’avoir raison? À qui hein?
La seule affaire raisonnable là-dedans,
c’est de rendre « le Fred » heureux.
Heureux et libre dans le Saint-Élie de sa «
légendée grand-mère Bernadette »
Et c’est pas un fou « le Fred »!
Comme on dit par chez-nous,
y va s’amancher pour que ça reparte cette affaire-là.
Parce qu’il le sait bien le Fred.
C’est un artiste le Fred à sa grand-mère.
Autrefois la rassembleuse!
C’est un rassembleur lui itou.
Tout ce qui veut,
c’est que le Saint-Elie-de-son -coeur, survivre à lui- même!
Mais pour ça,
il faut lui laisser raconter amoureusement
la suite de l’histoire!
Avec tout son monde. Et son monde imaginaire.
Pas l’écœurer. L’écouter baswell!
Et c’est le meilleur au monde pour inventer
l’après du Saint-Elie-de-Bernadette à Fred.

Et pis toi. Comme ça se chante dans le Rapide Blanc.
« Sacre-donc ton camp ben hardiment… »

actualité Humain

Un petit tour en campagne

3 octobre 2019

Andree Scheer a des bien petites chances d’être élu premier ministre du Canada. Nous savons tous maintenant qu’il est catho-pro-vie-straight-! Quand même, on va saluer l’effort qu’il a fait pour apprendre le français en si peu de temps! Et arrêtons de le ridiculiser avec des mots mal prononcés. Comme « mûrir » en voulant dire « mourir ». Canou pour dire canot. C’est méprisant quand on rit de lui pour ça. Après son « coming out» sur sa position contre l’avortement, on n’entendra plus sa cassette plate. Son charisme? Il est resté dans son cordon ombilical.
Avec lui. Pour visiter les campagnes de l’Alberta, ce serait un bon guide!

Jagmeet Singh avec ses jolis turbans qui illuminent son visage barbu. On sait qu’il ne sera pas premier ministre du pays le 22 octobre prochain. Lui-aussi, il a appris le français. Il se débrouille vraiment bien. Sa sincérité et sa différence ont quelque chose d’attachant. Sauf quand il dit: Dégueulasse!
Quand même, c’est avec lui qu’on voudrait boire un latté dans un petit café de campagne.

Yves-Francois Blanchet! Lui. Il ne sera jamais premier ministre du Canada! S’il est élu le 21 octobre prochain, on dira de lui par exemple, qu’il a ressuscité le bloc québécois! Parce que… Bien franchement, après le passage de « Martine s’en va à l’abattoir », nous pensions bien que le parti de Lucien Bouchard était mort et enterré. Yves-Francois Blanchet étonne quand même! On pourrait peut-être lui trouver un look plus contemporain. Et un style moins prof. Intéressant le gars.Avec lui, on irait voir un show d’Eric Lapointe; première rangée! Et dans la loge après!

Justin Trudeau. On peut affirmer qu’il a l’allure d’un mannequin. Élancé. Élégant. Il est beau le gars! Pro-choix, féministe, l’homme aux deux milliards d’arbres et ex-prof de théâtre aimant les déguisements, risque bien d’arriver le premier. Élu comme premier ministre et former »pas aussi fort » le prochain gouvernement ! On ne peut pas dire qu’il est le plus brillant des chefs, mais son charisme écrase complètement celui de son adversaire conservateur. Son plus proche rival.
Avec Justin, on ferait du théâtre. Du canot , de la boxe!! Du jogging dans un rang de campagne !

Elisabeth May. On ne la connaît pas beaucoup . Mais à Tout le monde en parle l’autre soir, la fille nous paraissait sympathique. Disons que sa présence au débat de TVA aurait été nécessaire; surtout quand les 5 gars ont parlé d’avortement ensemble! Avec elle, une grande marche pour prendre l’air pur dans la forêt mixte d’une campagne canadienne.

Maxime Bernier. Y’a juste sur ses pancartes qu’on peut lire qu’il est « populaire »
Avec Max! Faire un petit tour dans La Beauce; à la recherche de ses amis. On roule en chantant « la P’tite Julie des Colocs » qui joue dans une radio régionale.On se rappelle de Julie Couillard! Wo! Wo! Wo! Dans les campagnes de la Beauce.

Pis on revient tout seul…dans la campagne.


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