Humain

Rosalie d’avril

21 avril 2018

Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que…
depuis que tu es partie si cruellement…
Il y a quelque chose
qui ne sera plus jamais pareil dans nos avrils.
Dans cet avril…
où l’hiver n’en finissait pas de voler
nos espoirs de beaux printemps.
Toi Rosalie. On t’a enlevée la vie.
Dans cet avril, où la température de la planète, a
semblé virer à l’envers.
Rosalie d’avril…
Ton monde aussi, a viré à l’envers.
Tes pleurs nous résonnent dans le coeur.
Triste avril.
Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que…
Que l’hiver qui n’en finissait pas dans ce printemps d’avril,
avait peut être quelque chose à nous apprendre.
Et que ton triste et douloureux départ Rosalie,
pourrait au moins nous rassembler,
pour penser à mieux accompagner « le plus difficile à aider»
Que ton « trop court » petit bout de vie sur la terre,
pourrait nous servir, à ouvrir les yeux de ma société.
Pour que nous apprenions ensemble.
Disons…
-Disons les mots qu’on dit souvent nous les grands,
mais qu’on a pas encore appris à « faire vivre »vraiment.-
Que nous apprenions disons, nous les grands.
À moins juger. Et plus aimer.
À moins condamner. Et mieux éduquer.
Et disons…
Nous les grands. Les plus chanceux d’entre nous, disons…
Faire ce que nous devons faire pour protéger nos enfants.
Faire ce que nous devons faire pour protéger et aider
celles qui les portent quand elles souffrent souvent seules…
Avant et après.
Se dire. S’informer. Se parler. Réfléchir.
Se communiquer. Protéger. Agir.

Chère Rosalie d’avril, tu nous excuseras, si tu veux…
De ne pas t’avoir donné un monde meilleur.
En plus de la neige. Et de la pluie gelée en avril.
Il y aura eu nos larmes de toi,
dans ce printemps bouleversé.
Et bouleversant.
Tes pleurs nous résonnent dans le coeur.

Enfin.
Quand nous aurons assez maudit l’autre et les autres.
Quand nous aurons assez puni ce qu’il faut punir…
Quand nous en aurons assez d’épancher notre rage.
Ici et partout.
Quand nous nous aurons assez fait mal les humains.
Quand nous en aurons assez mis sur le dos des autres…
Quand nous en aurons terminé de se mêler de la justice.
Ce jour-là, Rosalie d’Avril…
On pourrait te promettre « belle petite face ronde »
de n’être pas partie pour rien.
Et de donner un sens à l’insensé.
Ce jour-là, Rosalie d’avril…
On pourrait construire à cause de toi :
« La maison de Rosalie »
Érigée brique par brique,
une maison aidante, accueillante.
Et la garder ouverte. Toujours ouverte.
Pour accueillir sans préjugés…
Les mamans, un parent malade, un papa intoxiqué.
Virés à l’envers avec leur enfant…
Dans une poussette.
Qu’en dis-tu?

Rosalie d’avril, je t’écris cette lettre au soleil.
Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que
c’est toi qui nous réchauffe aujourd’hui.
Et qui nous inspire à s’accrocher à quelque chose…

À ton rayon de soleil, Rosalie d’avril…

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