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Volcan médiatique

27 août 2019

On dirait qu’un météorite vient de tomber sur le volcan médiatique du Québec. Depuis que Capitales Médias s’est placé sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers, le volcan médiatique crache son magma d’inquiétudes sur « un chieux de temps. Avec raison. En pleine commission parlementaire présentement à Québec, les geysers de lave fusent de partout. Est-ce que c’est moi qui n’était pas sur cette planète ou bien, il y a quelque chose que je ne saisis pas du tout. Depuis les 10 dernières années ou j’ai œuvré dans l’ère de la transformation des médias vers le web, j’ai bien vu que le volcan INTERNET était en feu et que nous étions assis dessus! Me semble qu’on voyait flamber ça de partout hein? Les tisons revolaient! Les budgets publicitaires chutaient. Les salles de nouvelles en région se vidaient. Je le sais. J’étais là. On se faisait brûler d’aplomb! J’ai même entendu des dirigeants d’entreprises dire que ça allait passer. D’autres ont essayé de contourner solidement les réseaux sociaux; pensant qu’ils pouvaient éviter ça « cette folie-là ». Condamnant même son monde qui s’en servait comme moyen de production ou d’attraction pour une nouvelle audience. Au lieu de s’en accaparer quand c’était le temps et prendre le taureau par les cornes, on a cru que nos vieilles méthodes allaient tenir la route. On a « brettés » trop longtemps! Pendant ce temps-là, le monstre en feu a fait des petits. Le papier journal brûlait. Et ce n’est qu’une question de temps pour les autres médias qui regardent flamber le volcan sans réagir pour de bon! Oui il faut se demander comment on va arrêter ça? Mais il faut surtout écouter les jeunes qui peuvent nous aider à répondre à cette question très complexe et très existentielle. La meilleure du jour que j’ai entendue. Toujours selon des gens de mon âge dans les fauteuils de l’Assemblée Nationale à Québec. Écoutez-la bien celle-là: Il faudrait, selon lui ou eux, que le gouvernement cesse d’annoncer sur Internet et qu’il achète de la pub dans les journaux. Ben oui! Les jeunes ont assez hâte de voir une pub du Ministère de l’Education du Québec sur du papier journal! Ils ne se peuvent plus! Ils accourent au Journal de Montréal, au Soleil de Québec pour s’abonner et sauver des emplois! File d’attente comme à la SQDC! Buzz à l’encre cannabis sur le trottoir!
Ils s’arrachent le publisac sur les trottoirs! Voyons!
Le volcan a brûlé le papier! C’est comme ça! Faut penser autrement.
Et la députée-poète Catherine Dorion, hier, qui rajoute son petit grain de ciel…
Oui ciel. C’est plus poétique!


« Moi les grandes entreprises de presse, j’y tiens pas, mais les travailleurs, les artisans, les producteurs de contenus, tous ces gens-là doivent survivre au Québec sinon, on est foutus! «

Moi je veux bien, mais…
Décortiquons. Prenons la phrase de la députée-poète
et essayons de réaliser la deuxième partie de la phrase de Catherine
si la première n’est pas importante pour elle. Ouf!
Mais qui va les payer les créateurs de contenu? Qui?
La fumée du volcan!


Chante Vigneault ! Chante encore Gilles Vigneault!
Les gens de mon pays
Ce sont gens de paroles
Et gens de causerie
Qui parlent pour s’entendre…
« Je vous entends rêver
Douce comme rivière
Je vous entends claquer
Comme voile du large
Je vous entends gronder
Comme chute en montagne
Je vous entends rouler
Comme baril de poudre »

Et moi je vous entends parler
le volcan médiatique !

(Ah oui…nouvelle d’importance dans le volcan: Dès le 12 novembre, Disney arrive chez-nous. 9$ par mois au lieu de 17$ pour Netflix! Est-ce que Justin est au bout de la ligne avec Disney pour faire des affaires?…Ou il regarde le volcan lui-avec!

Photo: Elijah O’Donell

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